septembre 13th, 2010

Laura et Julio forment un couple des plus banals.
Leur voisin Manuel est un écrivain sans œuvre, fils de diplomate, à l’abri du besoin financièrement.
Malgré la gêne que ressent Julio vis-à-vis de Manuel, ce dernier est peu à peu devenu l’ami du couple.
Un jour, Manuel est victime d’un accident.
Il est à l’hôpital, dans le coma, et son absence marque le début des perturbations dans le couple.
Présentation de l’éditeur
« La vie des êtres humains repose sur un mythe, une légende, un mensonge. » …
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novembre 12th, 2009
Le Siècle des Lumières, c’est ce mouvement intellectuel, culturel et scientifique qui s’est développé en Europe entre 1670 et 1820.
Dans ce roman qui débute à La Havane et se poursuit à la Guadeloupe et à Cayenne, la Révolution française est vue depuis les Caraïbes. Trois jeunes frères et sœur, Esteban, Sofia et Carlos, voient arriver Victor Hugues, envoyé par Robespierre. Il apporte avec lui le décret abolissant l’esclavage – mais pas seulement : il a aussi dans ses bagages la guillotine.
Esteban ressemble beaucoup à Alejo Carpentier – le jeune homme, cubain hispanophone, est d’ailleurs écrivain (mais « écrivain de corsaires »). C’est toutefois Victor Hugues, avec qui Sofia vivra une histoire d’amour, le véritable héros du roman, qui lui confère son point de vue de blanc sur les événements.
Ce roman est une plongée dans l’esclavagisme ; il met en avant également les effets de la distance sur les décisions et les actes. En ces temps de révolution où les événements se succèdent, les Caraïbes, situées à plusieurs semaines de bateau de la France, connaissent un décalage qui rend certaines situations très étranges, plus encore avec le recul.
Alejo Carpentier est un écrivain cubain (1904-1980) né d’un père français et d’une mère russe. Le Siècle des Lumières, roman paru en 1962, après le triomphe de la révolution castriste et alors que son auteur occupe des fonctions officielles à la culture, est l’un des romans les plus significatifs – le plus abouti, disent certains – de cet auteur plusieurs fois primé. Il mêle harmonieusement histoire, politique, aventure, amour et réflexion sur la condition de l’homme dominé.
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août 1st, 2009

Chef-d’œuvre du Colombien Gabriel Garcia Marquez, qui a obtenu en 1982 (belle année) le prix Nobel de littérature, Cent ans de solitude est un roman long, dense et riche, traduit en 35 langues et vendu à 30 millions d’exemplaires dans le monde. C’est une épopée, celle d’une famille, à travers six générations, condamnée par une prophétie à vivre cent ans de solitude. En toile de fond, l’histoire de la Colombie, ses guerres et ses conflits.
L’histoire de la famille Buendia (voir arbre généalogique en illustration) commence dans le village de Macondo ; deux cousins, José Arcadio et Ursula, figures emblématiques du village, se marient. Peut-on parler d’inceste ? Ils craignent, en tout cas, que leurs enfants ne naissent affublés d’une queue de cochon (un descendant, quelques générations plus tard, en aura bien une, mais il ne survivra pas).
Ce roman est haut en couleurs, fourmillant, teinté de surnaturel (dit « réalisme magique »), les personnages sont aussi nombreux que creusés. J’y suis entrée avec appréhension – il s’agissait d’une lecture imposée -, je suis ressortie de ces centaines de pages émue et ravie, avec la certitude d’avoir voyagé bien loin.
N’est-ce pas tout ce que l’on demande à un bon livre ?
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juillet 15th, 2009

Elles sont trois sœurs madrilènes, Ana, Rosa et Cristina, la petite dernière. Elles prennent tour à tour la parole et expriment leur souffrance, leur isolement, et leur dépendance à la drogue. Prozac pour Rosa, directrice financière de 30 ans à la carrière et à la réussite professionnelle éblouissantes, qui est désespérément seule dans son appartement glacial. Amphétamines et somnifères pour Ana, 32 ans, mariée et mère d’un petit garçon, qui n’en peut plus de vivre cloitrée dans sa bonbonnière digne des pages décoration des magazines féminins. Extasy enfin pour Cristina, 24 ans, serveuse dans un haut lieu de la débauche, croqueuse d’hommes – mais seule, au fond, elle aussi.
L’écriture de Lucia Extebarria est crue et entraînante, drôle et émouvante. On partage des tranches de la vie de ces femmes parvenues à un moment charnière de leur vie, on partage leurs doutes, leurs frustrations, et les douleurs de leur passé.
Et tout cela se passe à Madrid, ville génialissime. Un livre à lire et un formidable auteur à découvrir.
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