avril 28th, 2011
Ce roman est le premier du romancier David Nicholls traduit en français. Il me tardait de comprendre ce que toutes les stars britanniques, photographiées sur les plages l’hiver dernier avec ce pavé en main, lui trouvaient.
Je n’ai pas été déçue.
C’est sans aucun doute le grand roman d’amour de l’année – et aucune, aucune ironie dans mon propos.
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Quatrième de couverture :
Comédie de mœurs, tableau social de l’Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d’amour, Un jour est le livre qui a fait chavirer l’Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l’amitié, le passage à l’âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. …
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octobre 18th, 2010
Présentation de l’éditeur
Chef des cuisines de l’hôtel Impérial, un palace plus vraiment à la hauteur de sa splendeur d’antan, Gabriel Lightfoot doit composer chaque jour avec une équipe cosmopolite et chahuteuse, une petite amie chanteuse qui se pose des questions sur leur relation et un père malade qui lui laisse des messages aussi laconiques que culpabilisants sur son répondeur.
Une mort va faire voler en éclats son fragile équilibre : le corps d’un des employés est retrouvé dans les sous-sols du restaurant. Une mort solitaire, anonyme, parmi ces travailleurs immigrés interchangeables. Soudain, Gabriel prend conscience que ses cuisines cachent bien des secrets : trafics en tous genres, prostitution, chantages, violence quotidienne…
Surgit Lena, une fille de l’Est, mystérieusement liée à cette mort. Irrésistiblement attiré par cette femme en perdition, Gabriel va prendre une décision qui remettra en question tout ce en quoi il avait cru jusqu’ici… …
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décembre 3rd, 2009
A 38 ans, Eddie affiche tous les critères d’une vie réussi : après des études remarquables, il fait un métier passionnant, a épousé Tanya, qui lui a donné une petite fille, Abby, et tous trois vivent heureux dans un pavillon de Melbourne. Pourtant, un matin (et c’est par là que débute le roman), on le trouve seul sur le quai d’une gare, avec en tout et pour tout trois dollars en poche. Comment a-t-il pu en arriver là ? Pour le comprendre, il faut revenir à l’enfance d’Eddie, et à ses jeux avec la blonde Amanda, qui l’a quitté pour des questions d’argent et qu’il a ensuite recroisé tous les 9 ans et demi…
Ce roman aborde un thème très actuel : comment un homme peut tout perdre, ou presque, et ce quasiment du jour au lendemain. Il réveille en nous les mêmes questions que les reportages sur le sujet : cet homme-là est-il un looser ? Aurions-nous fait mieux à sa place ? Où aurions-nous pu être lui ?
Perlman utilise à merveille l’ironie et la tendresse ; ses personnages, très attachants, sont particulièrement creusés. Les pages de Trois dollars, qui parlent d’argent et de rêves – que l’on tente de réaliser ou auxquels on renonce -, de justice sociale et d’estime de soi, renferment aussi un discret message d’espoir en l’homme et en monde plus honnête
Trois dollars est le premier roman de l’Australien Elliot Perlman, doublement primé en Australie en 1998 ; il n’a été traduit qu’en 2007, après la parution du remarqué « Ambigüités ». Et est, du coup (coïncidence ?), sorti en France en même temps que démarrait la crise…
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novembre 15th, 2009
Ce roman est un journal ; celui de Bradley Barett, un homme sans histoire, qui se rend à l’hôpital pour se faire enlever les dents de sagesse et se réveille après son opération dans le corps d’une femme.
Il était macho, il devient victime d’une erreur médicale, et pourvu d’un corps qu’il ne reconnaît plus.
« Girl » est très facile à lire, à la limite de la chick litt.
C’est drôle, de cet humour pour lequel on aime lire les traductions de livres anglais, et pas trop niais.
L’auteur se fait plaisir en donnant une bonne leçon à son macho de personnage, qui n’a pas d’autre choix que de se résoudre à devenir l’une de celles qu’il regardait de haut. Il n’évite pas certaines facilités néanmoins, mais à ce prix, on aura passé un bon moment.
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octobre 2nd, 2009
Kate a 10 ans et une passion : les enquêtes. Elle se rêve détective et, accompagnée de son chimpanzé en peluche Mickey, elle surveille le centre commercial de Green Oaks. Un jour, elle disparaît.
Vingt ans plus tard, on retrouve ce même centre commercial, plus grand et plus moderne. Kurt y est agent de sécurité, Lisa responsable d’un magasin de musique. Ces deux individus, chacun pour des raisons différentes, n’ont pas oublié la petite fille disparue et jamais retrouvée. Ils retrouvent Mickey et c’est comme un signe : ensemble, ils vont partir à sa recherche.
Ce roman est fascinant. D’abord, par sa construction, alternant passé et présent, point de vue des protagonistes et d’anonymes habitués du centre commercial. Ensuite, parce qu’il cache une satire légère de la société de consommation et épingle les comportements les plus navrants. Enfin, parce que le suspens y est insoutenable, avec une fin à la hauteur de nos attentes.
Finalement, le centre commercial tient le rôle principal de ce roman (que m’a adressé Elle dans le cadre du Grand Prix).
Et on ne parvient pas à lâcher ce livre tant que Green Oaks ne nous a pas révélé le dernier de ses secrets.
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septembre 28th, 2009

Doit-on encore présenter ce classique, maintes fois loué, étudié, analysé, disséqué ? Ce monument de la littérature anglophone narre l’histoire d’un peintre qui, au fur et à mesure qu’il réalise un portrait, celui du jeune et beau Dorian Gray, donne à celui-ci, conformément au vœu fait par le modèle, tous les aspects noirs de la personnalité du jeune homme ; seul l’homme représenté sur la toile vieillit.
Le Portrait de Dorian Gray est le seul roman qu’ait écrit l’Irlandais Oscar Wilde, poète, essayiste, novelliste, homme de théâtre et auteur de citations inoubliables (« L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs », « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder », « Définir, c’est limiter », « J’ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur », etc.).
A la publication de l’ouvrage à la fin du XIXème siècle, le lectorat sera choqué par l’immoralité du personnage principal, qui fut associée à l’auteur.
Il n’empêche, ce roman inclassable est un chef-d’œuvre, qui dépeint aussi bien le Londres des bas-fonds glauques que le travail de l’artiste, ses rapports au modèle et les pires travers de l’âme des hommes. Encore un livre qui ne vieillit pas…
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juillet 26th, 2009
La série de l’accro du shopping (shopaholic) compte 5 tomes : Confessions d’une accro du shopping, L’accro du shopping à Manhattan, L’accro du shopping dit oui, L’accro du shopping a une sœur et L’accro du shopping attend un bébé.
Cette accro du shopping, c’est Becky Bloomwood, 25 ans (au début de la série), londonienne dont la vie est dirigée par sa passion des achats. Elle cède systématiquement aux sirènes des soldes, au grand dam de ceux qui l’entourent. Au fil des pages, elle trouve du travail (ce qui ne l’empêche jamais de vivre au-dessus de ses moyens), un fiancé (qu’elle épousera dans le tome 3, on l’avait compris), une sœur inattendue, fait un tour du monde en guise de voyage de noces et tombe enceinte.
Malgré la prévisibilité de nombreuses situations et de cette agaçante Betty, les romans sont drôles et se dévorent. Les personnages sont attachants, les univers dans lesquels ils évoluent aussi.
Parfait pour la plage !
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juin 15th, 2009

Ecrit en 1948, ce roman d’anticipation est le plus connu de George Orwell, génial écrivain prophétique. L’action se passe en Grande-Bretagne, après une guerre nucléaire. Le monde est devenu un terrifiant régime totalitaire, les libertés individuelles sont encadrées, contrôlées, l’état est policier, matérialisé par Big Brother qui surveille tout un chacun – Big Brother is watching you – et la Police de la Pensée n’est jamais bien loin… On parle le novlangue, et gare à ceux qui voudraient sortir des sentiers battus.
Orwell, dégouté du totalitarisme stalinien, dépeint ici le scénario qu’il juge le pire pour l’homme, privé de liberté d’expression. Il voulait appeler son roman The Last Man in Europe ou 1948 ; son éditeur accepta 1984 : par une simple inversion de chiffres, le drame s’éloignait dans le temps, le récit devenait de la science-fiction et se révélait moins inquiétant.
Les descriptions sont fascinantes, tant cet univers nous est à la fois étranger et proche. Soixante ans plus tard, le texte a pris une drôle de saveur…
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mai 11th, 2009
Je suis tombée sur ce livre totalement par hasard, en Malaisie. Il était à disposition dans une bibliothèque pour vacanciers. Un peu sceptique au début, persuadée que j’allais tomber sur un ouvrage fleur bleue, j’ai découvert une histoire prenante, celle d’une femme disparue dont on retrouve le journal. Et grâce à ce document, on fait connaissance avec une personnalité bien différente de celle qu’elle était en apparence. Derrière la femme rangée, l’épouse modèle se satisfaisant de son bonheur familial, il y a la femme qui rêve de vivre ses désirs, révèle ses frustrations, et décide d’enfin mettre ses fantasmes à exécution. C’est parfois cru, toujours juste et franc, sincère et fragile.
Aussi surprenant qu’admirable, ce livre se dévore. Je l’ai tellement aimé que je suis rentrée de Malaisie avec.
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mai 4th, 2009
J’aime l’humour anglais. Il prend tout son sens sous la plume d’Elizabeth von Arnim dans cette histoire qui met en scène deux londoniennes qui, en cachette de leurs époux, décident de louer pour le mois d’avril un château sur la Riviera. Elles partent en compagnie de deux autres comparses. Pour chacune d’elles quatre démarrent des vacances pas comme les autres.
Portraits superbement brossés de ces attachantes héroïnes, rebondissements en cascade, hymne à l’Italie dans un phrasé superbe… tandis que les quatre femmes passent un mois merveilleux, le lecteur passe un moment des plus agréables ; écrite en 1922, cette histoire n’a rien perdu de sa fraîcheur et de son humour.
Ce délicieux roman a fait l’objet en 1992 d’une adaptation cinématographique, sous le même titre, par Mike Newell (Quatre mariages et un enterrement).
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