Seins et œufs, Mieko Kawakami


Dans ces pages, trois femmes : Natsu, la narratrice trentenaire et célibataire, qui réside à Tokyo, raconte le bref séjour chez elle de sa sœur aînée Makiko, quarante ans, venue pour une augmentation mammaire, accompagnée de sa fille Midoriko, douze ans.

Makiko, mère célibataire, amaigrie par son rythme de vie éreintant et son travail épuisant, est obsédée par ses seins plus plats que jamais depuis la naissance de sa fille. L’opération de la poitrine lui apparaît comme la solution à tous ses problèmes.

Natsu s’interroge sur les réelles motivations de sa sœur, qu’elle semble soudain voir avec des yeux neufs.

Midoriko, enfin, est tellement perturbée par tout cela qu’elle en a perdu la parole : elle ne s’exprime désormais plus que via son cahier de conversation.



Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, Haruki Murakami


Ceci est un double journal : celui d’un écrivain et celui d’un coureur de fond. Deux activités a priori très éloignées, qui sont pourtant les deux principales occupations de l’auteur.

Quelle endurance l’écriture d’un roman demande-t-elle ? Quelle discipline la préparation d’un marathon requiert-elle ? Haruki Murakami analyse l’une à la lumière de l’autre avec une philosophie et une sagesse toutes japonaises.

 

Morceaux choisis :

 

« Aux autres, vous pouvez toujours fournir une explication appropriée. A vous-même, impossible de mentir. En ce sens, écrire un roman ou courir un marathon, voilà deux activités qui se ressemblent. » (page 20)



Futon, Tayama Kataï


Le futon est la pièce symbolique de la literie japonaise par excellente. C’est aussi le théâtre d’ébats amoureux. Et ici, ils sont interdits : un écrivain – personnage très proche de l’auteur – et sa femme installent chez eux une jeune étudiante, ainsi que c’est la coutume au Japon. L’écrivain en tombe amoureux, tandis que la jeune fille tombe elle sous le charme d’un autre homme et se sent prête à tout pour lui.

Plus que l’action, c’est ici la psychologie qui compte. Les sentiments des personnages sont froidement disséqués, comme seuls savent le faire les auteurs japonais. L’auteur s’attarde sur l’adultère, la culpabilité, et aussi l’écriture et sa légitimité.

Tayama Rokuya, dit Tayama Katai, est mort à Tokyo en 1930. Futon est son plus célèbre roman, qui symbolise le naturalisme au Japon.

Dans cette édition, Futon est suivi de deux nouvelles : Un soldat, et Une botte d’oignons



Love & pop, Ryû Murakami