Les averses d’automne, Tuna Kiremitçi


 

Attention, coup de coeur.

 

Pelin, jeune turque envoyée étudier en Suisse par son père, répond à une petite annonce trouvée au hasard dans un journal : Rosella Galante, Juive née à Berlin qui a fui pendant la guerre l’Allemagne pour Istanbul, cherche quelqu’un avec qui converser en turc.

Le turc est la langue de ses souvenirs, d’un amour perdu, d’une part entière de son existence.

Au fil des rendez-vous au domicile de Rosella, une étrange amitié se noue entre les deux femmes. Car la discussion n’est évidemment pas à sens unique, et il est très vite établi qu’elles parleront chaque fois à tour de rôle.



Les Morues, Titiou Lecoq


 

Ne pas s’arrêter à la couverture : ce roman dense n’est pas qu’une affaire de jeunes femmes sexy – au contraire.

 

Les Morues, ce sont trois trentenaires, Ema, Gabrielle et Alice, qui ont édicté en « charte » leurs grands principes concernant la vie, l’amour, les hommes, bientôt rejointes par une quatrième personne – Fred, un homme, ami de longue date d’Ema.

 

« J’ai juste envie d’égoïsme. Je ne veux pas m’enfermer et penser pour deux. Je veux d’abord exister pour moi plutôt que d’exister uniquement à travers les yeux de quelqu’un d’autre. » (page 77)



Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel


 

Les faits racontés ici sont d’une rare violence.

A l’âge où l’on passe son baccalauréat en toute insouciance, Jean-Philippe Blondel a perdu son frère et sa mère dans un accident de la route.

Le père était au volant.

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Quatre ans plus tard, celui-ci se tue à son tour, dans un autre virage.

Reste Jean-Philippe.

Plus de famille, plus de comptes à rendre, rien qu’un bel héritage, et deux amis – en réalité une petite amie en passe de devenir une ex, et un meilleur ami en train de le remplacer dans le cœur de celle-ci.

Avec eux, il s’envole de l’autre côté de l’Atlantique, poursuivant une chanson devenue obsession.



La petite, Michèle Halberstadt


La quatrième de couverture de ce court roman intrigue : « J’ai 12 ans et ce soir je serai morte. »

Et puis, dès la première page, on est happé par l’écriture de Michèle Halberstadt, douce et féroce à la fois, qui nous plonge dans la spirale du silence et du désamour dont peut souffrir une enfant à la veille de l’adolescence, avec ici pour décor la France des années 60.

 

Comment en vient-on à envisager la mort à l’âge où tout est possible ? Comment arrive-t-on à préférer disparaître quand la vie n’est que promesses ? Tout se joue à rien, un rien à peine palpable, un rien tu, un secret dont la douleur prend une dimension inversement proportionnelle aux années de celle qui le possède.



Pseudo, Ella Balaert


La correspondance a de tous temps intéressé les écrivains, le roman épistolaire n’est en rien nouveau. Et depuis plusieurs années, ère Internet oblige, fleurissent les romans faits d’échanges de courriers électroniques.

Pseudo est de ceux-là. Trois femmes que réunit une séance de gym hebdomadaire suivie d’un restaurant de quartier, trois femmes par ailleurs fort différentes – âge, milieu, situation familiale, goûts – décident d’en former une quatrième, imaginaire, pour répondre à l’annonce en ligne d’un antiquaire prénommé Ulysse.

Ce sera Eva, avatar plus vrai que nature (« Ce n’est pas parce qu’elle est virtuelle qu’elle doit se désincarner ! », page 20), qu’elles se partagent en coupant la semaine en trois.



Les gars de Villiers, collectif


 

Ce projet est né de l’envie de dix jeunes – point commun : habitant tous la cité des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne, avant que l’amitié ne les lie plus durablement – de témoigner d’une réalité différente de celle que les médias présentent.

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Dans des styles différents, du plus parlé au plus littéraire, ils (Franklin ANZITÉ, Hadama BATHILY, Yann DAGBA, Fabrice DYNDO, Endy EBOMA, Gamal HAMADA, Samba KANOUTÉ, Mara KEITA, Yassine MOHAMMED et Mossi TRAORÉ) ont rédigé des textes individuellement ou ensemble, avant de partir en quête d’un éditeur – ce sera Ginkgo Editeur – et de voir leur travail introduit, thème après thème, par Pascale Egré, journaliste au Parisien.



Bol d’air, Serge Joncour


« Au bout du chemin il y avait une ferme, la cour était sans fond, une sorte de lac épais d’où deux petits bâtiments émergeaient, […] des arbres tout autour, et au-dessus un ciel noir fait de la même boue. Ici le silence venait de loin. » (page 23)

 

C’est dans un décor sinistre que Philippe vient prendre son bol d’air. Un décor sinistre dans lequel vivent ses parents, tout contents de la visite de leur fils qui fait une brillante carrière dans les ordinateurs, à la ville.

D’emblée, Serge Joncour (L’idole, L’homme qui ne savait pas dire non, …) dépeint les lieux, les gens et les scènes de la vie rurale avec la lenteur d’un après-midi d’automne à la campagne par temps pluvieux.

 

« A chaque fois qu’il retrouvait son père il ressentait ça, d’abord une affection, d’abord il le trouvait cocasse, presque amusant, puis très vite, au bout d’une heure ou deux



L’Estivant, Kazimierz Orlos


Présentation de l’éditeur :

Un vieil homme retrouve avec émotion deux lettres écrites par Mirka, son premier amour, qu’il avait relégué au fond de sa mémoire. Il décide alors d’écrire à son fils et de lui raconter toute l’histoire, en commençant par sa rencontre avec cette adolescente lors des vacances d’été, au bord de la lagune de la Vistule, en 1951 et 1952. Dans ses lettres, la jeune fille lui annonçait être enceinte. Il ne lui a jamais répondu. Bouleversé par cette paternité qui resurgit dans ses vieux jours, l’homme se met à la recherche de son passé.

Cinquante ans plus tard, il se rend dans la maison sous les pins, au bord de la mer Baltique. Il y fait de longues promenades sur la plage et dans les dunes, se remémorant toute son existence et



Par cœurs, Dominique Dyens


Présentation de l’éditeur :

C’est le jour de la rentrée, et cette prof de français crée une mini révolution en donnant à ses élèves un devoir qui ne sera pas noté ! Un devoir rien que pour soi avec en plus LE thème qui tue : l’amour idéal.

Chacun se lâche. À travers les histoires croisées au cœur d’une classe de lycée, l’auteur propose une plongée dans le monde adolescent. Un monde où l’amour, qu’il soit idéal, passager, fou ou déçu, fait loi.

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Il n’est pas certain qu’il s’agisse réellement ici d’un recueil de nouvelles. Car tous les narrateurs (presque tous !) sont des camarades d’une même classe de seconde en proie à un travail inédit proposé le jour de la rentrée :



Un certain Pétrovitch, Fabrice Lardreau


Présentation de l’éditeur :

Patrick Platon Pétrovitch est chef comptable, mais apparemment, il est plus comptable que chef. Son problème ? L’autorité. Son destin ? L’ennui, la vie monotone d’un rond-de-cuir. Or, les choses vont changer, car il a une autre activité : il est Spiderman. La nuit, il traverse l’Atlantique pour rejoindre l’Académie des super-héros et apprendre à sauver le monde.

Qu’il s’agisse des voisins, des collègues, des voyous du métro, des terroristes ou de la jolie Sonia, Pétrovitch est là ! Rien ne lui résiste. Il fait bientôt la une des journaux, des télévisions, même le président de la République doit s’incliner. Qui pourrait arrêter l’ascension de Pétrovitch ? Qui, sinon Patrick Platon Pétrovitch lui-même ?