Contes de la rue Broca, Pierre Gripari


 

La Sorcière de la rue Mouffetard, vieille et laide, qui pense devenir jeune et jolie en mangeant une petite fille à la sauce tomate…

La Fée du robinet, errant dans sa canalisation jusqu’à ce qu’elle atterrisse dans une cuisine…

La Sorcière du placard aux balais, mauvaise surprise de la maison que vient d’acheter monsieur Pierre…

Et encore « La paire de chaussures », « Le gentil petit diable », « L’Histoire de Lustucru »…

 

Des contes qui ne prennent pas les enfants pour des imbéciles, et qui se relisent avec le même plaisir une fois l’enfance loin derrière.



La vie secrète de Benjamin Moucheboeuf, Krystel Jacob


 

Rien ne va plus chez les Moucheboeuf : alors que Noël se profile, la famille est menacée d’expulsion.

Passer un Noël sans toit, ce serait aussi, et surtout, passer un Noël sans cadeaux.

Et ça, pour Benjamin, c’est inacceptable.

Alors, avec l’aide de sa grande sœur Sarah et la complicité de sa petite sœur Lulubelle, qui croit encore au Père Noël, ainsi que de son amoureuse Clara, il décide de sauver la situation.

Pour cela, il part à la rencontre d’un riche comte, Emile de Fargabosse, aussi mystérieux qu’effrayant…



Mon écrivain préféré, L’école des loisirs


Le Salon du livre jeunesse de Montreuil 2011 est déjà presque oublié… reste la moisson de livres récoltés pendant ces cinq jours.

 

Et parmi eux, voici huit ouvrages intitulés « Mon écrivain préféré ».

 

Dans chacun d’eux, un écrivain présente son écrivain préféré, auteur à L’école des loisirs.



Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir, Claudine Aubrun & Delphine Perret


Le jeune Antoine Dumourtier vit avec le chien le plus agaçant du monde : un insupportable cabot dénommé Stan, qui parle, mange à table, donne son avis sur tout, flatte les adultes et se débrouille toujours pour faire ses coups en douce… Et voilà que le jour où Antoine obtient un petit rôle dans le spectacle de fin d’année de l’école, Stan est choisi comme comédien-vedette dans un long-métrage. C’en est vraiment trop ! Mais il n’est pas dit qu’Antoine se laissera faire une fois de plus.

Un roman graphique à l’humour dévastateur.

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Dans la famille Dumourtier, la star est Stan, le chien.



Par cœurs, Dominique Dyens


Présentation de l’éditeur :

C’est le jour de la rentrée, et cette prof de français crée une mini révolution en donnant à ses élèves un devoir qui ne sera pas noté ! Un devoir rien que pour soi avec en plus LE thème qui tue : l’amour idéal.

Chacun se lâche. À travers les histoires croisées au cœur d’une classe de lycée, l’auteur propose une plongée dans le monde adolescent. Un monde où l’amour, qu’il soit idéal, passager, fou ou déçu, fait loi.

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Il n’est pas certain qu’il s’agisse réellement ici d’un recueil de nouvelles. Car tous les narrateurs (presque tous !) sont des camarades d’une même classe de seconde en proie à un travail inédit proposé le jour de la rentrée :



Classe de mer, Alain Wagneur


  

Quatrième de couverture :

La classe de mer, c’est quand on embarque des dizaines de CM2 turbulents, excités et désordonnés en direction de l’île d’Yeu. La classe de mer, c’est arriver à les faire se lever le matin, à les équiper en fonction des impératifs météorologiques, à les faire grimper sur un vélo… et surtout à ne pas les perdre, ni dans le château … ni en mer. La classe de mer, c’est épuisant … surtout lorsqu’elle compte dans ses rangs un élément réputé à problèmes : Franck Rouveyre.

Et Franck Rouveyre en a des problèmes : quand il a fini de se disputer, il se bat et quand il a fini de se battre, il collectionne les bêtises, jette à l’eau le jeu électronique de l’un, le vélo de l’autre et même la conductrice du vélo. Bref, Franck Rouveyre est une terreur, le cauchemar inévitable des instits et des monos.



5 questions à Marie-Aude Murail


Née en 1954, Marie-Aude Murail a commencé par écrire pour les adultes avant de devenir, définitivement, écrivain jeunesse (ainsi qu’elle l’explique dans « Auteur jeunesse – Comment le suis-je devenue, pourquoi le suis-je restée », paru en 2003).

Elle a publié plus de 90 livres, dont « Oh, boy ! » (qui a reçu plus de 25 prix) et la série des Emilien : Baby-sitter blues, Le trésor de mon père

Ses ouvrages sont traduits dans une quinzaine de langues.



Le trésor de mon père, Marie-Aude Murail


Revoici Emilien. Après avoir gardé les enfants du quartier, prenant très au sérieux son rôle de figure paternelle bis auprès de ces bambins, le jeune Emilien perd celle qui aurait dû être son modèle identificatoire : son père vient de mourir. Point de larmes, Emilien ne l’a jamais connu.

Mais son père lui a légué un trésor, sur les traces duquel il se lance, aidé d’un oncle ou deux…

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« Dans tout tas de cailloux, il y a un trésor. »

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Que de kilomètres parcourus dans ces pages !

La France est sillonnée dans toute sa largeur – ou presque – à la recherche de sesterces, statères et autres deniers – par l’équipe improbable constituée par Emilien et ces oncles sortis de nulle part. Mais à l’arrivée, le trésor n’est pas forcément celui auquel on s’attend…



Tout près, le bout du monde, Maud Lethielleux


Le bout du monde, c’est là que se retrouvent Solam, Jul et Malo. Marlène, qui les accueille, leur fait écrire chaque jour quelques pages.

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« Moi j’aime bien l’idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j’écris alors je peux tout dire, c’est pratique, j’aime bien tout dire quand personne ne peut l’entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page «  Bonjour, je m’appelle Malo, je viens d’arriver chez Marlène…  » ou si je dois parler de ce qu’on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »

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La frontière entre littérature jeunesse et littérature adulte est parfois mince, ainsi que le montre ce roman



Baby-sitter blues, Marie-Aude Murail


Emilien est en troisième ; Emilien vit seule avec sa mère ; Emilien aimerait avoir davantage d’argent de poche. Emilien devient donc baby-sitter. Un baby-sitter. Et il n’est pas au bout de ses surprises…

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C’est avec ce roman de l’Ecole des Loisirs que j’ai découvert Marie-Aude Murail – et que je suis tombée sous son charme. C’était il y a… plus ou moins 19 ans. D’accord, cela ne nous rajeunit pas.

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Pour la première fois, je découvrais qu’un auteur jeunesse pouvait prendre les enfants pour des « presque adultes », ne pas leur proposer forcément des aventures mystérieuses ou fantastiques. Et ce avec sensibilité, efficacité du verbe, et humour !

Comment résister à Emilien ?