L’Arabe du futur, Riad Sattouf


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Présentation de l’éditeur :

Une enfance dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

 

 

PlancheA_215827Riad est blond et bouclé comme une fille. Les adultes l’adorent, les femmes en particulier qui le trouvent trop mignon, mais il s’attire la haine de la plupart des enfants de son âge, qui eux sont bruns. Car Riad vit en Libye, puis en Syrie, trimballé, avec sa mère et bientôt son petit frère, au gré de la volonté d’un père coincé entre la culture de son clan et celle de la famille qu’il construit : son épouse blonde est Bretonne, ils se sont rencontrés en France pendant leurs études.

 

Riad découvre une dictature puis une autre, à hauteur d’enfant. Le contraste avec la France, où il revient parfois pour des vacances chez ses grands-parents, est saisissant.

 

C’est drôle et violent, plein de candeur – le narrateur n’a que quatre ans – mais de lucidité aussi.

 

Un roman graphique formidable, qui raconte le Moyen-Orient comme il n’avait encore jamais été raconté.

 

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LArabe-du-futur-extraitSous-titré « Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) », cet album est le premier d’une série de trois ; le deuxième est paru en juin 2015. Il compte parmi les cinq livres français les plus traduits dans le monde en 2014 ; mais ni la Libye, ni la Syrie n’en ont encore acheté les droits.

 

L’Arabe du futur a reçu le prix RTL BD de l’année 2014, le prix BD Stas/ville de Saint-Etienne 2014 et le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album du Festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême 2015.

 

 

Allary Editions, mai 2014, 160 pages, 20,90 €

 

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Pourquoi les ours ne portent-ils pas de slip?, The Oatmeal


Les oursPrésentation de l’éditeur :

Matthew Inman est le fondateur d’un univers riche et complet, « The Oatmeal », entièrement dédié à l’absurdité de la vie moderne, comme ont pu le faire les Monty Python dans les années 70. Inman est donc un auteur multimédia dont la principale expression passe par le net et l’édition de livres. Pour les deux, le résultat est définitif : 2,8 millions de fans sur Facebook, 438 000 followers sur Twitter, et ses livres précédents, comme « How To Tell If Your Cat Is Plotting To Kill You », ont été N°1 sur les listes des best-sellers du New York Times.

Matthew Inman utilise lâchement et systématiquement les animaux et leur vie sauvage pour mieux se moquer de notre propre vie et de ses codes parfois étranges. En petites saynètes qui peuvent aller de une à dix pages, il porte un œil critique et méchant sur notre société, plus particulièrement celle des jeunes, les modernes, les geeks, les hipsters, les nerds, etc. C’est souvent bête, mais c’est toujours drôle, c’est l’humour d’aujourd’hui tout de suite…

 

 

Pourquoi les ours ne portent-ils pas de slip ?, c’est un peu l’art de répondre à des questions qu’on ne se pose pas mais qui, dès lors qu’elles existent, se révèlent indispensables (leur réponse, surtout). ours_planche-2

The Oatmeal traque, en planches, en ligne et en anglais, l’absurdité du quotidien. Une sélection de planches variées est proposée ici, aux longueurs, propos, niveaux de traduction et d’humour (plus subjectif) inégaux. The Oatmeal est un geek, un vrai, et ses planches consacrées à Internet/à l’informatique en général se révèlent parmi les plus tordantes, y compris pour les non geeks.

Mais tout le monde peut y trouver son compte, et ce qui est drôle est très drôle, férocement drôle.

Et comme des images valent mieux qu’un trop long discours, ci-dessous quelques morceaux choisis…

 

Attention, en dépit du dessin gentil en couverture, ce n’est absolument pas pour les enfants.

 

Hugo & Desinge, janvier 2015, 160 pages, 14,95 euros

 

Le site de The Oatmeal

 

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Touriste, Julien Blanc-Gras & Mademoiselle Caroline


TOURISTE - C1C4.indd« Certains veulent faire de leur vie une œuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Touriste, ça me suffit. »

 

Touriste est le troisième roman de Julien Blanc-Gras, écrivain-voyageur. Sa découverte du monde, avec Paris comme base et lieu d’interludes, est ici adaptée par Mademoiselle Caroline, dont on a déjà apprécié les albums Enceinte et 3 kilos avant le maillot (et qui m’a fait l’honneur de répondre en dessins à mes 5 questions en 2011).

 

« Voyager seul, c’est le meilleur moyen de ne pas le rester très longtemps. »

 

Julien Blanc-Gras a fait du voyage, de la découverte de l’autre, un mode de vie. Il sait l’importance des conditions du voyage, lui qui a fait l’expérience du club de vacances en Tunisie.

 

« Prendre une photo, c’est prévoir de se souvenir du passé dans un avenir prochain. »

 

Il pose son regard sur le monde autant que sur ceux qui le visitent. Le rapport de l’homme à l’homme est un sujet fascinant. Les appareils photo, les hôtels de luxe et les véhicules climatisés sont autant de remparts que le visiteur bien souvent érige en les niant.

 

« Le touriste ne sauve pas le monde, il n’est pas là pour ça. »

 

tourist 1Julien Blanc-Gras donne des pistes quant à ce que le voyage permet. Quant à ce qu’il permet d’apprendre sur soi. Quant à ce qu’il offre, quand on ne part pas pour de mauvaises raisons. Il y a autant de touristes, et de façons de voyages, qu’il y a d’individus.

 

« Le touriste finit toujours par rentrer chez lui. »

 

Cet album est un très bel objet. En plus des jolies phrases s’y sont cachés des clins d’œil, des patronymes pas tout à fait inconnus, des visages familiers, de ceux qui boivent sans soif, qui voyagent, comme le narrateur, plutôt hors saison, ou qui préfèrent rester au chaud sous les couvertures. (Et puis, dans l’interview déjà, Mademoiselle Caroline parlait de son amour pour la prose de Philippe Jaenada.)

 

Les dessins sont superbes, drôles et justes à la fois, comme toujours avec Mademoiselle Caroline, et les planches donnent à ressentir les lumières, les couleurs, les sensations visuelles des lieux visités de par le monde.

Malgré tout, le récit en lui-même laisse un peu sur sa faim. Les limites des choix que l’adaptation a requis ? Sans doute que pour être rassasié, il faut lire le roman.

 

Editions Delcourt, mars 2015, 208 pages, 23,95 euros

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Garçon manqué, Liz Prince


Garçn manquéPrésentation de l’éditeur :

 

Liz Prince a grandi dans la banlieue de Santa Fé, au Nouveau Mexique, à la fin des années 1980. Elle n’était pas du tout girly et détestait s’habiller « en fille », mais elle n’était évidemment pas non plus un garçon, comme lui fit clairement comprendre le coach de base-ball de l’équipe junior locale. Elle était quelque part entre les deux. Et ce n’était pas une zone très confortable, avec les forces de l’école primaire, du collège, de ses parents, de ses amis et de ses amours qui la tiraillaient dans un sens ou dans l’autre… Petit à petit, au fur et à mesure de ses rencontres, elle apprend à composer avec les réactions de son entourage et à se construire une identité propre.

 

Au fil de cet album, un véritable roman graphique, avec son découpage en chapitres qui sont autant d’étapes initiatiques pour la narratrice, Liz Prince aborde avec légèreté les difficultés, tout sauf légères pourtant, qu’elle a connues en tant que « garçon manqué », du moins en tant que fille, incontestablement fille, qui se trouvait bien des points communs avec les garçons… (et pas seulement parce qu’elle détestait porter des robes)

 

Ce n’est pas une leçon, rien d’autre qu’un récit autobiographique, donc forcément personnel et subjectif. Cela n’empêche pas de susciter la réflexion sur cette question du genre qui fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci.

garconmanque1Liz Prince fait montre d’un sacré recul, d’un indéniable sens de l’autodérision, et d’un humour à (presque) toute épreuve – pour le plus grand plaisir de son lecteur.

 

Un ouvrage rythmé, des dessins simples mais efficaces, et un livre réussi qui ne parlera pas qu’aux adolescents en pleine quête identitaire.

 

Lire un extrait ici.

 

Editions ça et là, octobre 2014, 256 pages, 20 euros

 

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Maus, Art Spiegelman


lintégraleMaus-350x545Présentation de l’éditeur :

Le père de l’auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d’Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d’une bande dessinée dont les personnages ont une tête d’animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.

 

Ce n’est pas la première fois que je l’écris ici : il n’y a pas un livre de trop sur l’holocauste. Ici, le récit de Vladek, emprisonné à Auschwitz, se double du rapport de son fils à son passé paternel : quoiqu’omniprésents, les souvenirs ont besoin d’efforts longs et répétés pour être partagés. Dans une intéressante mise en abyme, Art Spiegelman raconte aussi son rapport à cette histoire devenue livre.

Les hommes y deviennent des animaux, et nul besoin d’aller bien loin pour trouver cela justifié.

 

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Tout en retraçant le parcours individuel de son père, tout en livrant son histoire familiale et personnelle, tout en mettant en scène la transmission, nécessaire mais potentiellement douloureuse, Art Spiegelman interroge la notion de « survivre aux camps » : et si on pouvait ne pas y avoir survécu tout en en ayant réchappé et en étant cliniquement vivant ?

 

unnamed2Cette bande dessinée raconte autant l’histoire que le post-trauma. Qui, comme la mémoire, se transmet de génération en génération.

 

Un album incomparable, aujourd’hui traduit en dix-huit langues, avec lequel Art Spiegelman a remporté le prix Pulitzer en 1992.

 

Traduit par Judith Ertel

Flammarion, novembre 1998, 312 pages, 30 €

 

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Cet été-là, Jillian Tamaki & Mariko Tamaki


Cet été-làPrésentation de l’éditeur :

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

 

Ce qui se passe pendant les étés adolescents reste gravé à jamais. Dans ce très bel album, tout en langueur, en douceur, en légèreté et en profondeur aussi, deux attachantes héroïnes à la croisée des âges et des chemins composent comme elles le peuvent avec ce qui leur arrive. On les accompagne avec délice le temps d’un été en pente douce.

 

L’ambiance estivale est palpable jusque dans le rythme du récit, et ce roman graphique réveille chez le lecteur les parfums et les souvenirs de ses propres vacances au bord de l’eau – et peu importe qu’elles se soient déroulées loin d’Awago.

 

Un objet d’une grande justesse et d’une belle sensibilité ; des pages pleines d’émotion à lire, de préférence, au cœur de l’été.

 

traduit de l’anglais par Fanny Soubiran

Editions Rue de Sèvres, 2014, 320 pages, 20 €
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Come prima, Alfred


comeprima« Je m’appelle Fabio Foscarini, et je n’ai pas revu mon pays depuis tellement longtemps que je ne sais même plus si c’est moi qui l’ai quitté ou si on m’en a chassé… » (page 167)

 

Giovanni et Fabio sont frères. Après des années de séparation, ils font ensemble la route depuis la France, où Fabio s’est exilé, vers l’Italie, leur pays natal, où planent les souvenirs d’enfance et où errent les fantômes du passé…

 

Il y a dans les pages de ce très bel album toute la difficulté qu’on éprouve à resserrer des liens distendus. Toute la difficulté qu’on peut éprouver à aimer quand on a choisi très tôt de ne compter sur personne. Tout l’amour que le temps enfouit mais qui ne demande qu’à ressurgir. Une certaine idée de la fraternité. Ce qui nous pousse à faire les choix que l’on fait.

Toutes les lumières de l’Italie, aussi. Et beaucoup d’émotion.

 

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« J’attendais le départ. Depuis toujours j’attendais… Et puis un jour c’était là. Maintenant. Je savais pas vers quoi j’allais, mais je savais déjà que je voulais pas rater ça. Un bateau plein de promesses… Je m’y suis engouffré sans attendre personne. » (page 93)

 

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Cet album a reçu le prix du meilleur album au festival international de bande dessinée d’Angoulême 2014. Pas par hasard.

Editions Delcourt, octobre 2013, 224 pages, 25,50 euros

 

Une interview de l’auteur, le début de l’album à feuilleter… Il y a plein de choses à découvrir sur le site de l’éditeur.

 

Une bande-annonce a même été réalisée :

Image de prévisualisation YouTube

 

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A nous deux, Paris !, Jean-Paul Nishi


a-nous-deux-paris-picquierA nous deux, Paris ! est l’irrésistible journal d’un dessinateur japonais débarqué dans la capitale. Employé dans un magasin d’alimentation japonaise dans le quartier de l’Opéra, il observe le comportement des Français en général – et des Parisiens en particulier – et nous livre un portrait de nous drôle, touchant et parfois stupéfiant.

 

Des considérations linguistiques aux particularités de prononciation, des traditionnelles bises (une habitude révolutionnaire pour les Japonais) aux immeubles sans rideaux aux fenêtres, qui laissent voir la vie des Parisiens à tous les étages, des rapports hommes-femmes aux réflexions plus globales sur les différences culturelles, on se régale de ces planches dans lesquelles il y a tant de nous.

 

Editions Philippe Picquier, 2012, 196 pages, 14,90 euros

Traduit du japonais par Corinne Quentin

 

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Kiki de Montparnasse, Catel & Bocquet


KikiDeMontparnassePrésentation de l’éditeur :

Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l’une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles. Égérie et amie de très nombreux artistes – Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes –, Kiki fut la muse et l’inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l’art moderne, comme Foujita et Man Ray. C’est cette existence hors norme, retracée à travers la plupart des épisodes-clés d’un parcours de vie trépidant, que racontent avec passion Catel et José-Louis Bocquet, dans un album ambitieux qui est autant l’évocation d’une époque que le magnifique portrait d’une femme libre. Plus de trois cent planches de création exigeante et généreuse, Kiki 1910en hommage à l’art sous toutes ses formes.

 

Des mêmes Catel & Bocquet, j’ai lu et adoré, en 2012, Olympe de Gouges ; j’ai même donné ma voix à cet album dans le cadre du Grand Prix de l’héroïne madame Figaro, qui en a été lauréat dans la catégorie Biographies.

 

Ils mettent ici en scène Alice Prin, qui deviendra rapidement Kiki, personnalité remarquable et remarquée, au destin pas seulement  heureux mais riche d’expériences et de rencontres.

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« Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d’affilée, jamais, jamais, jamais ! »

 

Autour d’elle évoluent, reléguées à des rôles de second plan voire à de la figuration, les principales figures artistiques de l’entre-deux-guerres.

 

Quoique restant en surface des choses (et donnant, du coup, envie de se plonger dakiki-man-rayns d’autres documents sur cette époque), cet album se dévore.

Il est aussi une fresque, une revue en noir et blanc du Paris des années folles, assortie des notices biographiques des principaux personnages croisés par l’héroïne

 

Cet album a obtenu le Grand prix RTL 2007.

 

Casterman Ecritures, 2007, 380 pages, 20 euros

 

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Il était une fois une princesse, Luluinthesky


Présentation de l’éditeur :

 

 

 

 

 

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Voici une princesse étonnante, à la fois ancrée dans son époque (la nôtre), romantique, rêveuse, féministe, nourrie aux personnages de Walt Disney… Et comme toute princesse qui se respecte, elle cherche son prince charmant. Mais, comme toujours quand on a une idée précise de ce que l’on cherche, on risque la déception…



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