Plagiat, Myriam Thibault


Présentation de l’éditeur :

« Formant avec sa femme un couple bourgeois empêtré dans la routine, le narrateur de Plagiat, acteur et écrivain sûr de lui quoique légèrement désabusé, ne voit pas la catastrophe arriver: par une sorte de paresse affective, il se laisse surprendre par le départ soudain de sa femme. Désormais seul dans leur maison, il commence à fouiller dans de vieux papiers et découvre la correspondance qu’ils avaient échangée au début de leur relation. Lui qui pensait n’avoir aucune inspiration pour son nouveau livre se décide alors à raconter leur histoire à partir de ces lettres. Mais lorsque le livre paraîtra, et connaîtra le succès, ce geste vengeur se retournera contre lui.

Amplifiant ce qu’elle avait ébauché avec ses deux premiers livres, Myriam Thibault pose la question de l’authenticité des sentiments à travers la figure d’un homme qui, en cherchant à tout prix la gloire, précipite sa propre chute. »

 

 

En courts chapitres, identifiés par les villes dans lesquelles ils se déroulent, Myriam Thibault décrit une tranche de vie d’un homme qui commet sciemment une faute dont il paiera le prix fort. Elle ne porte aucune jugement ni n’excuse (ou à peine) le héros-narrateur, qui se considère lui-même comme étant « haineux, agréablement mauvais et élégamment ignoble. » (page 84)

 

Tout ressemblance avec des personnages et des faits existant ou ayant existé… La clé de l’efficacité de ce « Plagiat » se trouve en effet dans l’actualité récente, et c’est cet écho qui donne à cette histoire assez fade toute sa consistance. Du haut de ses dix-neuf ans, Myriam Thibault sait comment ferrer son lecteur.

 

Un roman réussi, dans lequel on se surprend, alors même que la fin est connue dès le début, à se laisser entraîner.

 

160 pages, 18 €

 

Citations choisies :

« La vie n’est finalement faite que de détails insignifiants. » (page 25)

« Il suffit parfois d’une idée pour changer une vie. » (page 68)

« Je me repose avant de travailler. Oui, toutes les excuses sont bonnes. Et alors. Au moins, ça me donne bonne conscience. » (pages 70-71)

« Plus j’écris, plus je la hais, et plus j’ai de l’inspiration. » (page 78)

« Je reprends le cours de ma vengeance contre Stéphanie. » (page 107)


10 comments on “Plagiat, Myriam Thibault

  1. Tentée. En plus, 3ème roman pour une jeune femme de 19 ans, c’est remarquable.

  2. Pour être précis, deuxième roman, le troisième ouvrage (et le premier que Myriam Thibault ait publié, déjà chez Leo Scheer) étant un recueil de nouvelles sur la ville de Paris.

    Cela dit, je guette cette publication!

  3. Très tentée aussi ! J’avais tellement aimé Orgueil et désir pour la vivacité d’écriture, la modernité. Myriam trace son chemin d’écriture avec talent et détermination.

  4. Pingback: La Revue littéraire, dossier rentrée littéraire | Sophielit

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