Une année studieuse, Anne Wiazemsky


Présentation de l’éditeur

Un jour de juin 1966, j’écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j’aimais l’homme qui était derrière, que je l’aimais, lui. J’avais agi sans réaliser la portée de certains mots.

 

A 64 ans, Anne Wiazemsky trempe sa plume dans la fraîcheur des tourments qui surgissent au début de l’âge adulte. On plonge avec elle dans le délicieux récit de sa relation amoureuse avec Jean-Luc Godard, en 1966 (elle a 19 ans, lui 17 de plus), et on s’émerveille de ne croiser que des noms connus en guise de seconds rôles.

De contradictions intérieures en questions existentielles, Anne accroche son lecteur avec une légèreté qui n’empêche pas la densité.

On découvre un autre visage de Godard et on ne peut s’empêcher de comprendre pourquoi il a éperdument aimé cette attachante Anne.

 

« Il dit qu’il souhaitait me tutoyer et bien plus encore. » (page 20)

 

Ce roman qui n’en est pas un dresse aussi le portrait d’un certain milieu et d’une époque, avec sa morale, ses tâtonnements, ses espoirs et ses rêves.

C’est enfin un hommage au septième art, à la littérature et à la philosophie par lesquels la jeune Anne, mineure, s’éveille à la vie. « Une année studieuse » est une très belle découverte.

 

« Un an auparavant, quand mon grand-père m’avait autorisée à tourner dans le film de Robert Bresson, je m’étais engagée à réussir mon baccalauréat. Ma famille et moi étions donc quittes et j’allais pouvoir vivre comme je l’entendais. »

 


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