Etats mixtes sur papier, Florie Adda


 

« J’ai envie de vivre, en théorie. »

 

« États mixtes sur papier, c’est l’histoire de F., jeune femme borderline, qui risque sa vie à chaque minute pour exister. Entre séjours en hôpital psychiatrique et séances de dessin aux Beaux-Arts, elle crée sous haute tension. Avide d’absolu, droguée de peinture, de cinéma et de nicotine, c’est en mêlant croquis et mots-pulsions qu’elle tente de saisir les contours d’un monde trouble. Elle est l’état limite, là où les couleurs se mélangent.

Avec ce premier roman, Florie Adda floute la frontière qui sépare la fiction de la réalité pour façonner le récit brut et viscéral d’une jeune femme qui, entre euphorie et désespoir, cherche à tracer sa vie. »

Stéphanie Hochet, extrait de la préface d’États mixtes sur papier

 

 

États mixtes sur papier, c’est « un roman brut, à la fois viscéral et pudique, qui raconte l’histoire de F., jeune femme en quête de sens. »

 

États mixtes sur papier, c’est la première publication de Bleu pétrole, une toute jeune maison d’édition, et un objet-livre magnifique, qu’on aime avant même de l’ouvrir. Format, finitions, couleurs, papier, cahiers de dessins… Tout est remarquablement beau, bien pensé et parfaitement réalisé.

La fabrication du livre, d’ailleurs, s’expose en ce moment à la station Saint-Germain-des-Prés (ligne 4 du métro parisien), emblématique du milieu de l’édition.

 

 

Citations choisies :

 

« À cet instant-là, tout devient possible. Le meilleur comme le pire. Le risque, évidemment, réside dans le fait que je suis incapable de savoir de quel côté je vais basculer. Mais malgré ça, malgré cette incertitude, c’est plus fort que moi ! Je ne sais pas vivre autrement. A chaque fois que j’ai essayé j’ai trouvé ça insupportable. Je n’ai pas tenu. » (page 38)

« On ne peut pas vivre tout le temps dans l’excès. » (page 38)

 

« Brûle ton passé et enterre les cendres. » (page 53)

 

« Lâcher prise. Je suis une lâche éprise, éprise de folie, prise de folie. » (page 69)

 

« Les rapports entre patients sont les plus intenses, les plus brefs aussi. » (page 75)

 

« Peut-on créer l’inspiration ? La médecine, la chimie seule le peut-elle ? A quand une molécule de l’inspiration, Dicteur ? Pire, à quand une molécule du sens ? Imaginez une substance chimique qui agirait sur notre cerveau et qui fabriquerait du sens là où il n’y en a plus. Qui stimulerait la production de sens. Une pilule, qui pousserait notre esprit à s’inventer des « raisons de vivre », des aspirations profondes, des objectifs de vie.[…] Mais je vous dis pas les risques d’addiction… Où est la frontière  entre médicament et drogue ? (page 95)

 

« Réussir à saisir l’instant précis où tout cet étrange cérémonial qui régit les rapports humains n’est plus cet ensemble de règles absurdes qui me révoltent et qui vont à l’encontre de ma nature ; mais cette boîte à outils miraculeuse qui me permet d’entrer en interaction avec ces autres multiples. » (page 102)

 

« J’ai l’art pour langage. » (page 103)

 

« Il y a des mots et des comportements qui nécessitent d’être vécus dans une autre langue que la sienne. » (page 103)

 

« On vit tous avec des fantômes et les fantômes ne peuvent pas parler. Alors ils font trembler les tables et claquer les portes. Je suis une maison hantée. » (page 148) 

 

« L’écriture aide, un mot devant l’autre, un pas après l’autre, écrire c’est marcher. Quand j’écris, j’avance. » (page 182)

 


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