« Mots en liberté » à Boissy Saint Léger


Organisé par l’association L’Anart Scène avec le soutien de la municipalité, le premier Salon du livre de Boissy Saint Léger se tient ce samedi. Son nom est à lui seul tout un programme…

Je fais partie des auteurs invités et vous y retrouverai avec plaisir.

Premier salon du livre de Boissy saint Léger
« Mots en liberté »
Salle de la Ferme – 6 rue de Sucy

Samedi 31 mars 2012 de 14 h à 18 h

Parking assuré.
A 10 mn à pied du RER A Station Boissy saint Léger.
70 auteurs, éditeurs et producteurs seront présents


C’est dans quoi déjà ?


Régulièrement, vous vous posez la question. Il faut dire qu’à force, avec tout ce qu’on lit…

Ici, autour d’un plateau de jeu et avec quelques amis, vous aurez la réponse.

Il faudra peut-être en passer par des creusages de tête, des défis insolites, mais ce sera avant tout un bon moment, avec interdiction formelle de s’aider d’Internet.

A l’heure du (presque) tout numérique, ce jeu de société signé Gallimard sonne comme un retour aux sources et ressemblerait presque à un acte de résistance…



Olympe de Gouges, Catel & Bocquet


Présentation de l’éditeur :

De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes.
Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.



Le Chapeau de Mitterrand, Antoine Laurain


Présentation de l’éditeur :

Un soir à Paris, Daniel Mercier, comptable, dîne en solitaire dans une brasserie, quand un illustre convive s’installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que notre Français moyen décide de s’approprier en souvenir. Il ignore que son existence va en être bouleversée. Tel un talisman, ce célèbre feutre noir ne tarde pas à transformer le destin du petit employé au sein de son entreprise. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux objet qui poursuit sur d’autres têtes son voyage atypique au sein de la société française des années 1980.

Cette fable pleine d’esprit et de malice possède comme le fameux chapeau un charme mystérieux



Quand l’autofiction se fait romanesque / Entretien avec Eloïse Lièvre


« À partir du moment où l’on écrit avec une intention littéraire, on est forcément dans la fiction. »

 

Sophie Adriansen : Votre premier roman, « La biche ne se montre pas au chasseur », aborde le thème de la difficulté à concevoir un enfant. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?

Eloïse Lièvre : Le thème de la difficulté à concevoir un enfant est en effet le sujet premier. Sur ce point de départ, d’autres thèmes se sont greffés. Je voulais notamment parler de ce moment où la jeune fille devient une femme, ce « passage ». Ce roman traite donc aussi de l’invention de la féminité, et de sa définition.

Biographiquement, j’ai toujours éprouvé la nécessité impérieuse d’avoir des enfants. Plus profondément, et sans doute avec une part d’inconscient, la question de l’enfantement me fascine.



Contes de la rue Broca, Pierre Gripari


 

La Sorcière de la rue Mouffetard, vieille et laide, qui pense devenir jeune et jolie en mangeant une petite fille à la sauce tomate…

La Fée du robinet, errant dans sa canalisation jusqu’à ce qu’elle atterrisse dans une cuisine…

La Sorcière du placard aux balais, mauvaise surprise de la maison que vient d’acheter monsieur Pierre…

Et encore « La paire de chaussures », « Le gentil petit diable », « L’Histoire de Lustucru »…

 

Des contes qui ne prennent pas les enfants pour des imbéciles, et qui se relisent avec le même plaisir une fois l’enfance loin derrière.



Salon du livre : un samedi pas comme les autres


 

Tout est parti d’une idée lancée un peu au hasard par Kevin, d’ActuLittéraire. Fixer un rendez-vous pour se rencontrer entre bloggeurs IRL, au Salon du Livre. Un billet, un autre, relayés sur nos pages Facebook et nos comptes Twitter respectifs (@actulitteraire et @sophielitblog), et suite auxquels quelques personnes se sont manifestées



Quand l’autofiction se fait romanesque / Entretien avec Harold Cobert


« Le fait de distendre le temps permet au récit de devenir roman. »

 

Sophie Adriansen : Votre dernier roman, « Dieu surfe au Pays basque », aborde le thème de la fausse-couche d’une femme au travers des yeux de son mari. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?

Harold Cobert : L’idée ne m’en est pas venue parce que j’avais moi-même vécu cet évènement douloureux. Mais, parce que j’étais passé par là, j’en ai un peu parlé autour de moi ; et, assez simplement, les langues se sont déliées. La mère d’un des élèves à qui je donne des cours particuliers, par exemple, m’a raconté son expérience, m’expliquant qu’elle-même avait failli mourir. J’ai réalisé que les femmes, elles non plus, ne parlaient pas de cela. J’ai pu mesurer l’écart entre la banalité statistique, puisque deux femmes sur trois font au moins une fausse-couche dans leur vie, et les drames intimes, secrets, qui ont parfois des conséquences catastrophiques.

Depuis mon premier roman, je m’emploie à donner la parole à ceux que l’on ne veut pas entendre : les représentants de la génération X, une génération sacrifiée à laquelle j’appartiens, une sorte de ventre mou entre les soixante-huitards et la génération Y dont on parle beaucoup en ce moment, dans « Le reniement de Patrick Treboc », ceux qui vivent dans la rue dans « Un hiver avec Baudelaire », Mirabeau que l’histoire a plus ou moins bafoué dans « L’Entrevue de Saint-Cloud ». J’aime cette idée de me faire porte-voix.

On ne parle pas de la fausse-couche, et encore moins de la façon dont la vit le père, qui se retrouve dans une espèce d’angle mort. Lui, on ne lui donne jamais la parole.



Salon du Livre de Paris 2012 : sélection autour de l’écriture


Dieu surfe au Pays basque, Harold Cobert


C’est l’histoire d’un drame personnel, d’une injustice du quotidien. Un fait capable de ravager un couple, de détruire à jamais, au-delà des rêves d’enfant, les possibilités d’enfant ; un fait, pourtant, banal, statistiquement banal.

Le narrateur et la femme se rencontrent, s’aiment, se marient, veulent devenir trois. Rien de plus normal. Elle a déjà connu une grossesse avec un autre, mais le bébé n’a pas vécu plus de cinq jours à l’air libre. Il faudra composer avec cet antécédent, les menaces qu’il contient, on passera outre. Le test est positif, la chambre programmée, l’échographie des trois mois planifiée. 48h avant celle-ci, elle perd du sang. A l’hôpital, on annonce la fausse-couche. Celle-ci se soldera par un curetage, après des heures d’une « boucherie » aux méthodes « moyenâgeuses » – bien qu’orchestrée dans le cadre hospitalier.