Saga parisienne, Gilles Schlesser


1942. Paris est occupé.

Pierre et Amédée sont frères, mais tout les oppose. Le premier, auditeur à la Cour des Comptes et romancier en vue, dont le talent n’attendra que la Libération pour éclater, est un résistant de la première heure ; le second, collabo, est un odieux personnage.

Un tableau de Picasso disparaît dans la rafle du Vel d’Hiv.

 

Ainsi débute le premier tome de cette Saga Parisienne, « 1942 / 1958 Un balcon sur le Luxembourg », qui verra le succès de l’écrivain Pierre Ormen, homme à qui tout semble réussir en apparence mais qui porte de lourds secrets.



Petits bonheurs de l’édition, Bruno Migdal


Bruno Migdal, quarantenaire épris de littérature, quitte temporairement l’établissement scientifique qui l’emploie pour faire un stage de six mois chez Grasset. Il y sera lecteur, préposé aux manuscrits d’anonymes arrivés par la poste et, parfois, à ceux d’auteurs « maison » transmis par des salariés de la prestigieuse enseigne.

Bruno Migdal rapporte dans son journal ses découvertes, ses déconvenues, et tous ces petits riens qui font la vie d’une entreprise. Avec détachement, il rit de son statut de stagiaire auquel son âge à lui ne change rien.

 

« On me convoque au second, territoire encore inexploré des stratifs : jour de paye, on me remet mon chèque de 394,60 euros, contrepartie de 351,6 heures de boulot mensuel, soit 1 euro de l’heure. Ce n’est pas moi qui vais me plaindre : j’aurais payé pour être là. » (page 62)



Le théorème de Kropst, Emmanuel Arnaud


Laurent Kropst est un taupin. Elève en maths sup au prestigieux lycée Louis-Le-Grand, il vit l’année de tous les dangers et de tous les espoirs dans un environnement majoritairement masculin et hautement concurrentiel.

De ces semaines laborieuses dépendront son admission à Polytechnique, donc son avenir.

 

Un jour, il ose un mensonge pour tenter de se sortir du pétrin dans lequel une note catastrophique l’a fourré. Ce même jour, il rencontre des filles des classes préparatoires voisines, hypokhâgne et HEC.

Conséquemment à ce double évènement qui vient rompre la routine de sa très studieuse existence, la vision qu’il a de son univers commence à changer – et bientôt son univers lui-même.



Paris pour les hommes, Thierry Richard


Aucun nouveau guide sur Paris n’est inutile car chacun a sa spécificité et permet de découvrir de nouveaux trésors – ces trésors dont la ville Lumière, qui n’en est jamais avare, est une véritable mine.

 

Ce guide signé Thierry Richard, illustré de photos et de dessins, se veut celui des plaisirs masculins au travers de la capitale.

Du cigare à la conduite de l’automobile ancienne, du whisky au dîner entre hommes, aucun plaisir-cliché n’est oublié (cliché n’étant pas nécessairement péjoratif).

 

Mais on y trouve bien davantage



Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, Haruki Murakami


Ceci est un double journal : celui d’un écrivain et celui d’un coureur de fond. Deux activités a priori très éloignées, qui sont pourtant les deux principales occupations de l’auteur.

Quelle endurance l’écriture d’un roman demande-t-elle ? Quelle discipline la préparation d’un marathon requiert-elle ? Haruki Murakami analyse l’une à la lumière de l’autre avec une philosophie et une sagesse toutes japonaises.

 

Morceaux choisis :

 

« Aux autres, vous pouvez toujours fournir une explication appropriée. A vous-même, impossible de mentir. En ce sens, écrire un roman ou courir un marathon, voilà deux activités qui se ressemblent. » (page 20)



5 questions à Cypora Petitjean-Cerf


 

Cypora Petitjean-Cerf, née en 1974, est enseignante.

 

Préalablement à La belle année, paru le 8 février dernier, elle a publié L’école de la dernière chance, un an en classe-relais (2005) ainsi que trois romans, Le musée de la Sirène (2005), Le corps de Liane (2007) et Le Film (2009), tous parus chez Stock.



La belle année, Cypora Petitjean-Cerf


La belle année, c’est celle de Tracey Charles, onze ans, en classe de sixième au collège Jean-Lurçat de Saint-Denis dans le 9-3. Une année qui verra son amitié avec le beau Cosimo mise à mal, son changement de coupe de cheveux, le début de son histoire d’amour avec Rabah, l’idylle de son père avec Aminata, qui nettoie les cages d’escalier de la cité, ses premières vacances ailleurs qu’à Saint-Denis et la naissance de Saïa, sa demi-sœur fruit des amours de sa mère d’origine portugaise avec son beau-père japonais.

Une année pleine de rebondissements, de tracas et de promesses.

« Mon père se méfie des « gens de l’extérieur ». Je lui ai demandé où commençait l’extérieur, selon lui. Il m’a répondu : – En bas de la cage d’escalier. » (page 179)



L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête, N’Fassory Bangoura & Philippe Geslin


Que sont ces carnets ? Un recueil de poèmes ? Un livre d’images ? Un carnet de voyage ? Un témoignage illustré ?

 

Rien de tout cela, ou un peu tout à la fois. « Une ethnographie mise en scène », en réalité. C’est surtout la confrontation de deux regards, celui de N’Fassory Bangoura, paysan soussou



5 questions à Carole Zalberg


 

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris.

Romancière, elle est notamment l’auteur de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, de L’invention du désir (Editions du Chemin de fer 2010) et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Elle a obtenu le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008).

Animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre : A défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma. 



A défaut d’Amérique, Carole Zalberg


Suzan a traversé l’Atlantique pour rendre un dernier hommage à Adèle, qui fut la compagne de son père et que l’on enterre à Paris. Fleur, la petite-fille d’Adèle, est là aussi.

La vie de la défunte Adèle, déracinée, rescapée du ghetto de Varsovie, se déploie comme un fantôme muet sur les existences de Fleur et de Suzan, tandis que se dessine une grande fresque familiale qui mène le lecteur de la Pologne à la France et des Etats-Unis à l’Afrique du Sud.

 

« On devrait toujours laisser les souvenirs où ils sont. » (page 29)

 

Trois femmes, trois générations, trois continents. Trois fragilités, aussi, et trois de ces personnages dont les histoires font l’Histoire.

Au travers de ce triptyque féminin, Carole Zalberg, avec la finesse et l’exigence d’une plume devenue scalpel, explore ce que l’on a coutume d’appeler