Le meilleur de 2011 en 20 romans


15 romans français et 5 romans étrangers composent cette sélection 100% subjective de livres parus au cours des douze derniers mois et classés ici par… longueur de titre !

De quoi rattraper un éventuel retard (cliquez sur les titres), et constater que 2011 aura été riche en découvertes littéraires.

 

Skoda, Olivier Sillig 

Cleer, L. & L. Kloetzer

Le dîner, Herman Koch

Un jour, David Nicholls

A la folle jeunesse, Ann Scott

La petite, Michèle Halberstadt

La poussette, Dominique Rivaz

Les champs de Paris, Yann Suty

Rossmore Avenue, Vanessa Caffin

La femme et l’ours, Philippe Jaenada



Houppeland, Tronchet


Noël, jour de réjouissances obligatoires, en agace déjà certains ; alors, imaginez, si c’était tous les jours Noël ! C’est pourtant le tragique destin de ce pays. La bonne humeur est de rigueur, le réveillon a lieu chaque soir, et dès les douze coups de minuit on s’échange de formidables cadeaux, qui font toujours incroyablement plaisir – tout cela, les Joyeux Drilles sont là pour le vérifier. Et gare à ceux qui ne respectent pas les consignes ! La répression ne se fera pas attendre : direction le « camp de la bonne humeur »  où le programme est constitué de gavage au foie gras et de décrassage au jet de confettis.

 

Heureusement, tout régime a ses opposants et, dans l’ombre, la résistance – qui réveillonne aux sardines, à la limonade et aux biscottes sans sel – gronde…



Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel


 

Les faits racontés ici sont d’une rare violence.

A l’âge où l’on passe son baccalauréat en toute insouciance, Jean-Philippe Blondel a perdu son frère et sa mère dans un accident de la route.

Le père était au volant.

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Quatre ans plus tard, celui-ci se tue à son tour, dans un autre virage.

Reste Jean-Philippe.

Plus de famille, plus de comptes à rendre, rien qu’un bel héritage, et deux amis – en réalité une petite amie en passe de devenir une ex, et un meilleur ami en train de le remplacer dans le cœur de celle-ci.

Avec eux, il s’envole de l’autre côté de l’Atlantique, poursuivant une chanson devenue obsession.



La petite, Michèle Halberstadt


La quatrième de couverture de ce court roman intrigue : « J’ai 12 ans et ce soir je serai morte. »

Et puis, dès la première page, on est happé par l’écriture de Michèle Halberstadt, douce et féroce à la fois, qui nous plonge dans la spirale du silence et du désamour dont peut souffrir une enfant à la veille de l’adolescence, avec ici pour décor la France des années 60.

 

Comment en vient-on à envisager la mort à l’âge où tout est possible ? Comment arrive-t-on à préférer disparaître quand la vie n’est que promesses ? Tout se joue à rien, un rien à peine palpable, un rien tu, un secret dont la douleur prend une dimension inversement proportionnelle aux années de celle qui le possède.



D’autres prendront nos places, Pierre Noirclerc


C’est avec le manuscrit de ce roman que Pierre Noirclerc, novice en matière d’écriture, a remporté le concours proposé par la plateforme « WeLoveWords ».

L’éditeur partenaire du prix, Flammarion, attendait « une œuvre qui dynamite les codes de la comédie romantique » ; pour sûr, le contrat a été parfaitement rempli.

 

Davantage qu’une comédie romantique, l’on est ici en présence de l’itinéraire raté d’un antihéros issu de la génération Y : ses relations sentimentales, familiales, professionnelles semblent éternellement vouées à l’échec – seul l’alcool lui ouvre les bras.



Mon écrivain préféré, L’école des loisirs


Le Salon du livre jeunesse de Montreuil 2011 est déjà presque oublié… reste la moisson de livres récoltés pendant ces cinq jours.

 

Et parmi eux, voici huit ouvrages intitulés « Mon écrivain préféré ».

 

Dans chacun d’eux, un écrivain présente son écrivain préféré, auteur à L’école des loisirs.



Autoportrait du professeur en territoire difficile, Aymeric Patricot


 

Aymeric Patricot enseigne la littérature dans des établissements situés dans ce que l’on nomme des quartiers sensibles – des Zones d’Education Prioritaires, selon l’appellation officielle. Il y découvre un monde à mille lieux de tout ce qu’il a connu lui-même en tant qu’élève, un monde, surtout, auquel rien ne l’avait préparé.

 

« Je crois pouvoir affirmer qu’il existe ainsi deux métiers : dans les collèges favorisés, le professeur transmet des connaissances, identifie les progrès à faire, exerce les élèves ; dans les défavorisés, le professeur contient la violence, lutte contre le bavardage, œuvre pour ce qu’on appelle la vie de classe



Pseudo, Ella Balaert


La correspondance a de tous temps intéressé les écrivains, le roman épistolaire n’est en rien nouveau. Et depuis plusieurs années, ère Internet oblige, fleurissent les romans faits d’échanges de courriers électroniques.

Pseudo est de ceux-là. Trois femmes que réunit une séance de gym hebdomadaire suivie d’un restaurant de quartier, trois femmes par ailleurs fort différentes – âge, milieu, situation familiale, goûts – décident d’en former une quatrième, imaginaire, pour répondre à l’annonce en ligne d’un antiquaire prénommé Ulysse.

Ce sera Eva, avatar plus vrai que nature (« Ce n’est pas parce qu’elle est virtuelle qu’elle doit se désincarner ! », page 20), qu’elles se partagent en coupant la semaine en trois.



Les gars de Villiers, collectif


 

Ce projet est né de l’envie de dix jeunes – point commun : habitant tous la cité des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne, avant que l’amitié ne les lie plus durablement – de témoigner d’une réalité différente de celle que les médias présentent.

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Dans des styles différents, du plus parlé au plus littéraire, ils (Franklin ANZITÉ, Hadama BATHILY, Yann DAGBA, Fabrice DYNDO, Endy EBOMA, Gamal HAMADA, Samba KANOUTÉ, Mara KEITA, Yassine MOHAMMED et Mossi TRAORÉ) ont rédigé des textes individuellement ou ensemble, avant de partir en quête d’un éditeur – ce sera Ginkgo Editeur – et de voir leur travail introduit, thème après thème, par Pascale Egré, journaliste au Parisien.



Salon Lettre Capitale


Un salon consacré aux livres sur Paris !

Après Paris se livre en haut de la tour Montparnasse, c’est Lettre Capitale qui accueille les auteurs d’ouvrages qui tournent, de près ou d’un peu plus loin, autour de notre belle capitale.

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Pour cette première édition, Rodolphe Macia et moi serons évidemment présents avec Je vous emmène au bout de la ligne (et mon petit doigt me dit que Six façons de le dire ne sera pas loin).