La fumée qui gronde, Philippe Zaouati


 

Bon, la finance, si ce n’a été ma tasse de thé, j’ai au moins baigné dedans.

Et la crise des subprimes, je l’ai vécue de l’intérieur.

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Autant dire que ce roman, signé d’un dirigeant d’une grande banque d’affaires dont le nom ne m’est pas inconnu (celui de l’auteur, mais celui de la grande banque, encore moins, forcément), ne pouvait que m’attirer.

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Quatrième de couverture :

Face à une crise majeure, il est rassurant et confortable de pointer du doigt un responsable. Inquiète du scandale des subprimes et de la déroute financière qui s’ensuivit, ulcérée par la découverte du jeu dangereux joué par Jérôme Kerviel



Bouleversé(e)


 

Ça s’est passé dans son enfance. Ou peut-être hier. Elle ne sait plus bien, mais elle continue de chercher.

Toutes les semaines à la même heure, Eve s’interroge sur ce qui a bien pu la bouleverser sur le divan d’un salaud de Lacanien qui ne lui répond même pas.

Et dans sa tête, les souvenirs défilent : les scènes se passent tantôt chez ses parents, tantôt chez ses amants, parfois elles n’ont ni queue ni tête, mais c’est normal puisqu’elles sont écrites par neuf auteurs différents : Tania de Montaigne, Valérie Tong Cuong, Aude Walker, Émilie Frèche, Christophe Ferré, Stéphane Héaume, Olivia Elkaim, Nicolas Roux, Nicolas d’Estienne d’Orves.

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Le résultat est une pièce enthousiasmante, mise en scène par Anouche Setbon et Bruno Banon (Atelier Libre jeu) avec les Editions du Moteur



Bonjour, Anne, Pierrette Fleutiaux


 

« Entre les années 1974 et 1990, j’ai été très proche d’Anne Philipe.

Elle était la femme qui avait vécu aux côtés d’un acteur célébrissime, dans une aura étincelante de succès, d’engagement intellectuel et politique, d’amour et de tragédie. C’était aussi l’écrivain dont le livre Le Temps d’un soupir avait bouleversé des centaines de milliers de gens de par le monde. Elle était ethnologue, romancière, éditrice, grande voyageuse et reporter. Ce livre raconte comment ma vie s’est tressée avec la sienne, dans un de ces compagnonnages secrets qui nous font devenir ce que nous sommes.

Il n’est pas commémoration mais intimité intérieure avec une présence. Il s’agit de faire droit à cette dette fondamentale que nous avons envers ceux qui ont laissé empreinte en nous, et qui est liée à la valeur de l’existence. Anne Philipe avait une vingtaine d’années de plus que moi. Elle a changé ma perception de la vie.



Rien de bien grave, Mercedes Deambrosis


Présentation de l’éditeur :

Une journée comme une autre, dans la vie – presque – ordinaire d’une mère de famille. A ceci près que le téléphone n’arrête pas de sonner et qu’au train-train quotidien vient se mêler un terrible fait divers. Mercedes Deambrosis, jamais avare d’humour noir, nous emporte dans le tourbillon de son héroïne, témoin d’un événement dont le caractère tragique et pourtant bien réel lui échappe totalement.

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Mercedes Deambrosis est la reine incontestée du roman noir domestique. Dans Rien de bien grave, elle met en scène une Desperate Housewife tellement obsédée par son intérieur qu’elle perd tout recul, jusqu’à faire abstraction totale d’un évènement terrifiant… Cela glace les veines – c’est glaçant et grinçant à la fois.



- 3 kilos avant le maillot, Phil & Mademoiselle Caroline


Le titre de cet album paru au moment où les magazines féminins n’ont que ce refrain à la une est à lui seul tout un programme.

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Présentation de l’éditeur :

- 3 kilos avant le maillot, c’est le parcours du combattant de trois nanas, trois copines obsédées par leur poids, comme 99,9% des filles. Sarah, la folle de boulot, Olivia, la brindille qui se trouve grosse, Marie, la mère de famille débordée, vont faire la chasse aux kilos. Et avec elles, Louis-Paul, le pote homo, tout aussi préoccupé par son poids – si ce n’est plus. Elles vont passer par tout : les régimes protéinés, les régimes draconiens, les régimes « je mange ce que je veux sauf du sucre, de la viande, du pain et des légumes »…



Le soleil des enfants perdus, Guy Marchand


Le héros de ce roman, le deuxième de l’acteur-chanteur, s’appelle Romain et a 22 ans en 1959. Guy Marchand est né en 1937. Toute ressemblance avec des faits existant ou ayant existé n’est donc aucunement un hasard.

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Quatrième de couverture :

Les souvenirs, c’est un peu comme dans une ancienne photo de classe… Des enfants bien alignés et dont on ne distingue pas bien les visages, des souvenirs d’enfance, d’adolescence qui bien que mis bout à bout, restent confus, flous, comme effacés de la mémoire.

Ce sont ceux de Romain, ancien combattant de la guerre d’Algérie, qui hante les rues du Paris de Mai 68.

Ce livre est un superbe voyage à travers la mémoire, les rêves, les rencontres et la littérature. C’est aussi un voyage à travers deux pays : la France et l’Algérie.



Salon du livre et du cinéma de Coulommiers


Gainsbarre, Alain Wodrascka & Pierre Terrasson


Présentation de l’éditeur :

Dans cet ouvrage de référence signé Alain Wodrascka et Pierre Terrasson vous partirez à la rencontre du personnage Gainsbarre. Sous l’oeil du photographe vous découvrirez le côté obscur de cet artiste de génie. Une centaine de photos, parfois inédites, illustrent ce document unique en son genre.
« Quand Gainsbarre se bourre, Gainsbourg se barre… »

On ne présente plus Gainsbourg, cet artiste-culte de renommée internationale qui a révolutionné la pop moderne.

En 1980, après le départ de Jane Birkin, docteur Gainsbourg créé Mister Gainsbarre, son double éthylique sous les traits duquel il a définitivement maquillé son désespoir. Les auteurs ont vonlontairement axé leur travail sur la période « Gainsbarre ».



Isabelle, à m’en disloquer, Christophe Esnault


 

« Elle me disait hier

donner plus facilement

à un homme son derrière

qu’elle ne lui confierait son roman inédit

 

Aux amants, les femmes ne doivent pas

faire lire les livres qu’elles font

Maguerite Duras »

(page 16)



Cinq mille kilomètres par seconde, Manuele Fior


Cet album a quelque chose du roman Un jour, version bande dessinée.

Parce qu’il s’agit d’une histoire d’amour.

Parce qu’elle s’étale sur des années.

Parce que la distance sépare les protagonistes.

Parce que les non-dits, aussi, les éloignent.

Parce que l’amour, ils le vivent avec d’autres, d’abord.

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Manuele Fior n’a pas son pareil pour, tout en finesse et en couleur douces, retranscrire l’atmosphère d’un pays, d’une saison.

On est en Italie, sous une chaleur écrasante ou dans des pièces baignées d’ombre diurne.

On est en Norvège, avec la neige qui tapisse le paysage, et les fjords au loin, puis lorsque la neige a fondu et que les alentours sont verts, verts, verts.