38ème Festival d’Angoulême : reportage de YoYo, jour 4


J4 – BD, politique et érotisme !

Ne m’en veuillez pas, mais ce matin j’ai dormi!

Festival, festival, festival ! Vous n’avez que ce mot à la bouche !

Et moi dans tout ça ? Je suis tout seul ! Je ne suis pas un animal !

Bon, en fait, il me fallait me remettre de ma soirée à bulles de la veille ! Qui dit soirée à Angoulême dit forcément bulles…

On est BD ou on ne l’est pas ! Un peu comme Obélix, mes amis et moi sommes tombés dedans étant petits ! La BD ? Non, les bulles !

 

N’ayant pas d’obligation de messe dominicale – vous comprendrez pourquoi tout à l’heure – j’ai effectivement pu trainer à loisir sous la couette, à caresser avec plaisir ces surfaces lisses et dures… des couvertures de mes dernières acquisitions ! (vous pensiez à quoi là ???)

Après mes quelques occupations familiales, je me véhicule, pour la dernière fois de ce Festival, vers le centre-ville d’Angoulême pour un dernier tour au FIBD.

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La ville, en ce début d’après-midi, donne comme une impression de gueule de bois – à moins que ça ne soit moi !?!

Je file chez Dargaud car j’ai déjà 30 minutes de retard sur le début de la dédicace de Blain – dessinateur de Quai d’Orsay, mentionné hier. Heureusement pour moi, sa dédicace est décalée d’une heure et je me retrouve donc à… attendre, oui !

Mais pas trop longtemps finalement. Blain dédicace en 2-3 minutes chaque festivalier et mon tour est vite arrivé. Blain tique un peu lorsque je lui demande ‘Valérie Dumontheil’, conseillère Afrique, directrice adjointe du cabinet de Alexandre Taillard de Vorms, Ministre des Affaires Etrangères de la France (pour ne pas dire Dominique de Villepin tant la ressemblance physique et politique est flagrante !) et nous sommes coupés par un appel qu’il reçoit… A son retour, il a oublié ma demande sans doute et je suis donc dédicacé d’un ATV plus vrai que nature (photo).

J’aurais souhaité obtenir une signature de Lanzac (le scénariste – mais je ne sais s’il est présent) mais le temps que je passe avec Blain, le stand s’est vidé à l’approche de la cérémonie de clôture, cérémonie à laquelle je participe… pas !

Rappel pour l’année prochaine : obtenir une accréditation cérémonies !

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Sortant de cette dédicace, je tombe nez-à-nez sur Frédéric Mitterrand (quel bel homme !!!! Ah, ce n’est pas de lui ?) venu certainement fleurir la tombe de son oncle et remettre quelques décorations dont les insignes de Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres à Jean Van Hamme. (photo) Un doux parfum de Tunisie libre ne flotte pas autour de lui mais ça, c’est une réflexion perso (j’ai le droit Patronne ?)…

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Il est désormais grand temps d’aller accomplir mon devoir dominical et de rendre visite au Seigneur en sa belle cathédrale romane d’Angoulême. Quelle stupeur, quelle hérésie, quelle infamie ! La cathédrale transformée en vulgaire épicerie ! Là où on ne vend habituellement que cierges et autres promesses de guérisons divines, je peux retrouver des bédés, des personnages en carton et même des mangas cathos (la liaison n’est pas nécessaire !) ! Sainte-Bubulle, priez pour nous ! (photos)

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La preuve qu’Angoulême est totalement dévouée, corps et âme, à la BD !

 

Je continue mon tour dans la ville où le froid glacé – comme le papier – ne décourage pas les dizaines de personnes qui patientent avant d’entrer dans l’expo de Troy (cf. J2).

La ferveur n’a plus besoin de Dieu…

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Je me dois quand même, après avoir faire l’apologie pendant 4 jours des Stars de la bande-dessinée, des Maîtres à dessiner, des Grands, des Respectables, des Vénérés… d’aller visiter le pavillon des Jeunes Talents (photos).

Les moyens sont différents, le lieu est plus petit mais la relève est là et les écoles d’Angoulême accueillent tous ceux qui auront le talent, la patience et la volonté de se lancer dans le métier ! (photos)

 

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La ville tend à reprendre sa forme habituelle; après la folle excitation des jours passés, je sens le soufflé retomber, doucement mais sûrement. Les Festivaliers sont en train de repartir dans toute la France, dans toute l’Europe, dans le monde entier (c’est beau !).

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Je repasse une dernière fois dans la Bulle centrale ; les filles d’attentes aux dédicaces se terminent et aucune ne se forme derrière; certains stands mettent déjà des affiches à disposition de ceux qui ont les bras assez grands pour les emporter; les haut-parleurs diffusent la cérémonie de clôture qui a toujours lieu.

J’erre un peu en ayant réellement du mal à quitter les lieux puis, lâchant un ‘Salut l’artiste’, je quitte le FIBD 2011 !

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Malgré tout, je n’en ai pas fini; il me faut un auto-bilan (pas celui des voitures, mais un bilan que je me fais pour moi !).

Bien évidemment, je suis content de mon festival, de mes rencontres, de mes dédicaces, de mes découvertes, de ma chance même parfois. Je n’en suis que plus motivé pour continuer à bédéïser encore cette année en attendant de vous retrouver en 2012 ! Ensuite, je vais me délecter de mes nouvelles séries, continuer celles entamées, continuer à en découvrir de nouvelles…

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En attendant le FIBD 2012, Patronne, littérature-BD & érotisme ne faisant qu’un, parfois, je te propose que j’aille aux dédicaces du salon dont je te joins la photo !

Je te remercie pour ton aval sur le défraiement !

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Un immense merci à Sophie pour cette ‘mission’ qui m’a vraiment amusé.

Un immense merci aux dessinateurs-auteurs-scénaristes qui ont pris le temps de rencontrer leurs lecteurs.

Un immense merci aux lecteurs du blog et à mes amis et à ma famille, mon père, ma mère, mes frères & mes sœurs, oh oh, c’est le bonheur !!!!!

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Revivez l’intégralité du reportage de YoYo l’Angoumoisin : Jour 1, Jour 2, Jour 3 

 

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Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2011, palmarès officiel

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Prix du Patrimoine : Attilio Micheluzzi, Bab-el-Mandeb (Editions Mosquito)

 

Prix Révélation 2011 : ex aequo, Elodie Durand, La Parenthèse, (Editions Delcourt) & Ulli Lust, Trop n’est pas assez (Editions Ça et là)

 

Prix de l’Audace : Brecht Evens, Les Noceurs (éditions Actes Sud BD)

 

Prix Regards sur le Monde : Joe Sacco, Gaza 1956 – En marge de l’histoire (Editions Futuropolis)

 

Prix Intergénérations : Naoki Urasawa, Pluto, d’après Osamu Tezuka (éditions Kana)

 

Prix de la série : Fabien Nury et Sylvain Vallée, Il était une fois en France tome 4 – Aux armes, citoyens ! (Editions Glénat)

 

Prix du Public : Julie Maroh, Bleu est une couleur chaude (Editions Glénat)

 

Fauve d’Angoulême - Prix Spécial du Jury : David Mazzucchelli, Asterios Polyp (Editions Casterman)

 

Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album : Manuele Fior, Cinq mille kilomètres par seconde (Editions Atrabile)

 

Grand Prix de la ville d’Angoulême : Art Spiegelman (qui présidera donc le festival en 2012)


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