5 questions à Carine Nieto


 

Née en 1977 à Cannes, Carine Nieto, mère de deux petits garçons, a publié au printemps le Guide pratique de mes grossesses, qui regroupe près de 300 questions sur le sujet.

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www.guidepratiquedemesgrossesses.net

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1. VOUS ET la lecture ?

Je ne suis pas une grande lectrice de romans, plutôt une personne très curieuse qui aime se documenter sur les sujets qui l’intéressent.



Guide pratique de mes grossesses, Carine Nieto


Voici un livre curieux. Parce qu’avec son titre, « Guide pratique de mes grossesses », on s’attend à une histoire personnelle. A l’intérêt, donc, limité pour autrui.

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C’est le cas – en ce qui concerne l’histoire personnelle. Dans ce livre conçu comme un recueil de questions, Carine livre beaucoup d’elle-même, ses impressions et ses doutes, mais aussi des photos de ses grossesses, de ses deux petits garçons, et même la reproduction de ses documents administratifs. De l’avant-grossesse à l’après-accouchement, tout y est, mois par mois.

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S’il peut parfois paraître impudique, ce livre présente cependant l’avantage incroyable de recenser à peu près toutes les questions que peut se poser une femme. Oui, toutes, près de 300 au total



La petite Malika, Mabrouck Rachedi & Habiba Mahany


Malika est d’abord une petite fille de cinq ans. Il apparaît très vite qu’elle est sinon surdouée, du moins dotée de capacités supérieures à la moyenne (et, plus encore, à la moyenne de sa cité de banlieue). Après de brillantes études, elle se retrouvera assistante d’un sénateur, à mille lieux de ce à quoi son début de parcours la prédestinait.

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Malika grandit, sous les plumes mêlées de Mabrouck Rachedi et Habiba Mahany, frère et sœur dont la prose ne fait qu’une, vivante et rythmée. En 22 chapitres qui correspondent à autant d’années, elle avance dans la vie.

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 S’il fait 236 pages, ce roman se lit extrêmement vite. Car l’écriture conjointe de Mabrouck Rachedi et Habiba Mahany est très facile, très accessible.



40 ans de rentrée littéraire : un livre, un concours, une expo


A l’occasion de la parution de l’ouvrage « 40 ans de rentrée littéraire » de Pierre Jourde et Ulf Andersen, les Editions Anabet ont organisé un concours. Une question par jour pendant quarante jours, portant chacune sur une année littéraire, de 1970 à 2010. Autant dire que si les questions n’étaient pas toujours simples, le plus dur a sans douté été de tenir la distance !

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Hier soir s’est déroulé le vernissage de l’exposition de photographies extraites du livre à la galerie Basia Embiricos. Les réponses aux 40 questions et le gagnant du concours seront révélés au décrochage de l’exposition, le 14 novembre prochain.

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En attendant, pour réviser sa culture générale, voici les 40 questions :



Aeiou, Jeffrey Brown


 

« aeiou », c’est pour an easy intimacy of us.

Jeff rencontre Sophia, il tombe amoureux d’elle, mais elle n’est pas sûre de bien savoir ce qu’elle veut…

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C’est une histoire de rien du tout, comme il en arrive à tous, n’importe où sur le globe. C’est l’histoire de l’auteur, en l’occurrence.

En environ 200 planches de 2 cases, il nous fait partager son quotidien avec – et sans – Sophia.

Nombrilisme ?

Intimité ?



Apocalypse bébé, Virginie Despentes


Avec « Baise-moi », Despentes m’a choquée, avec « Les jolies choses », elle m’a époustouflée. Surtout, de livre en livre, elle a démontré que le cru n’est pas toujours vulgaire, et qu’il a sa place en littérature dès lors qu’il est au service d’une histoire, une vraie. Et a imposé son style, inclassable, qu’on aime ou qu’on déteste.

J’avoue, je suis partisane.

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Alors, dans le match entre les romans de Despentes et de Houellebecq organisé par Price Minister pour la rentrée littéraire, j’ai choisi mon camp – et me suis amusée de croiser Houellebecq au détour d’un paragraphe :

« Il n’avait pas imaginé ce qui allait se passer au début des années 90. Ce premier effondrement. Les crasseux, les incultes et les publicistes, plébiscités par leurs pairs. Il avait honte, rétrospectivement, de ne pas avoir anticipé ce que deviendrait le livre, une industrie un peu plus bête qu’une autre.



5 questions à Delphine Bertholon


 

Née en 1976 à Lyon, Delphine Bertholon est l’auteur de trois romans : Cabine commune, Twist (Prix Ciné Roman Carte noire 2009) et L’effet Larsen, paru à la rentrée littéraire 2010.

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Delphine Bertholon écrit également des scénarios pour le cinéma et la télévision.

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« Lorsque je travaille sur un roman, j’évite… les romans ! L’écriture de l’autre me perturbe. »



Remise du Prix Carrefour du Premier roman 2010


Hier soir a été remis le Prix Carrefour du Premier roman 2010. Auteurs, éditeurs, journalistes, lecteurs, spécialistes du livre étaient au rendez-vous.

Pour cette 9ème édition, les organisateurs avaient à nouveau choisi de recevoir tout ce beau monde dans le cadre chaleureux des studios Harcourt.

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Etaient en lice, comme chaque année, cinq premiers romans. Le cru 2010 se composait de :

Misere nobis, de Roger Bevand (Actes Sud)

Auteur academy, de Pierre Chavagné (Grasset)

Fourrure, d’Adélaide de Clermont-Tonnerre (Stock)

Les Nuits blondes, d’Eve Scavo (Stock)

Intrusion, d’Elena Sender (XO)



L’effet larsen, Delphine Bertholon


Nola, trente ans, revient sur l’été de ses 18 ans, dans la chaleur de 1998.

L’été où elle a du renoncer aux vacances avec les copines prévues depuis des années, parce que sa mère sombrait dans la dépression, conséquence du décès accidentel de son père survenu quelques mois plus tôt.

 

Présentation de l’éditeur :

Depuis plus d’une décennie, Nola vit avec une zone d’ombre au sein de son histoire. Mais voilà : on ne peut pas fuir éternellement… Elle décide alors, l’année de ses trente ans, d’enfin trucider son fantôme. Elle rembobine, jusqu’à cet été-là, l’été le plus marquant de son existence. 
Août 1998. Il fait 37 degrés, Paris est vide, les Bleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père



Les collectionneurs, Emilie Frèche


« Après une longue vie de pharmaciens, Louis et Ferdinand Jacquet aurait pu décider de se mettre au golf, au bridge ou bien de partir faire de jolies croisières. Ils ont préféré se passionner pour l’art contemporain. »

A la quatrième de couverture de cette histoire courte, j’ajouterais que le pire, c’est que Ferdinand s’est pris de passion pour l’art tout à fait par hasard.

Le dernier opus d’Emilie Frèche est une galerie de portraits : le collectionneur, sa femme, l’artiste, la galeriste, le critique d’art…

Tous ces personnages sont entrainés dans une folle course à l’accumulation, à l’argent, à la reconnaissance. Leurs existences s’imbriquent à la perfection, pour un résultat jubilatoire dans un univers que l’on connaît mal.