Vanessa Caffin, journaliste, a été remarquée lorsqu’est sorti en 2008 son premier roman « J’aime pas l’amour… ou trop, peut-être. ». Je ne l’ai pas lu, je n’avais donc aucun a priori en démarrant la lecture de « Mémoire vive » dont la quatrième de couverture m’avait aguichée.
Et je n’ai pas été tout de suite emballée : j’ai trouvé ce texte trop gentil, trop facile, j’ai même jugé que cela s’essoufflait presque, jusqu’à ce que…
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Jusqu’à ce que tout soit remis en question.
Et là, de façon soudaine, ma vision de tout le roman, depuis ses premières phrases, a été chamboulée.
Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises…
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Présentation de l’éditeur
Du haut de ses trente ans, Sara n’a jamais su pleurer. Elle ne peut pas ; son corps est sec. Elle vit seule, sans amis, et se tient à l’écart des hommes. Journaliste dans un grand quotidien, elle fait illusion auprès de ses collègues et de sa famille, qui la voient comme une personne curieuse et engagée, quoique indéchiffrable. Alors qu’elle peine déjà à faire le deuil de son grand-père, sa grand-mère Minouche lui confie un secret. Elle a aimé pendant la guerre un autre homme, un peintre, qui serait son véritable grand-père. Bien décidée à retisser le fil de l’histoire, Sara part dans le Sud-Ouest à la rencontre de cet hypothétique parent. Mais comment enquêter sur ses aïeux quand on a soi-même tant de mal à construire sa vie ? Confrontée à la mort, à la jalousie, à la maladie et à sa propre fragilité, Sara s’enlise dans sa quête et déterre peu à peu les secrets. Mais la vérité est peut-être plus insidieuse qu’on ne le croit… Et personne n’en ressortira indemne.
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Finalement, si la forme est légère, l’héroïne forcément jeune, belle, talentueuse, le fond n’est pas rose et, au prétexte d’une enquête sur ses origines, Sara s’enfonce peu à peu dans la folie. Et ce qui paraissait de loin une histoire de famille presque banale se révèle être un portrait fin et maitrisé d’une jeune femme dont la démence prend des apparences bien sournoises…
Le style de Vanessa Caffin fait de « Mémoire vive » une lecture très accessible, avec des dialogues toniques, parfois très drôles, et de Sara, centre de l’intrigue, un personnage troublant et attachant, car bien plus complexe qu’il n’y paraît. Quant à la galerie de personnages qui l’entourent, ils n’en sont pas moins intéressants, malgré leurs malheurs.
Du coup, pas question que je ne lise pas « J’aime pas l’amour… ou trop, peut-être. » !
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Vanessa répondra bientôt aux questions du blog.





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6 Comments, Comment or Ping
J’ai lu le premier roman de Vanessa Caffin que j’ai trouvé très bon. J’avais donc pris note de ce nouveau roman. Ton billet me donne encore plus envie de le lire !!!!
septembre 6th, 2010
je vais rajouter ce livre dans ma liste à acheter…..
c’est intriguant
et voila c’est ajouté!!!
avril 20th, 2011
A découvrir aussi : « Rossmore Avenue », le roman de Vanessa Caffin paru la semaine dernière…
avril 20th, 2011
Reply to “Mémoire vive, Vanessa Caffin”