Le grand frère, Salim Bachi


Le Grand frère et Rachid forment un improbable duo qui erre dans le quartier de Saint-Michel. Lorsqu’ils troquent leurs baskets pour des chaussures de ville, les flics ne les arrêtent plus. Le Grand frère a combattu deux ans en Bosnie. Il a toujours une arme sur lui.

Le Grand frère est un donneur de leçon, qui tente comme il peut d’inculquer les rudiments d’une culture littéraire à Rachid, élevé au langage SMS. Il lui donne aussi des leçons de vie – mais du maître ou de l’esclave, le plus malin ne sera pas forcément celui qu’on croit.



Cabine commune, Delphine Bertholon


J’ai découvert ce petit livre au mini prix (moins de 5 euros en poche) alors que je lisais « L’effet larsen », troisième roman de Delphine Bertholon. Celui-ci est son premier, et Rosa, la chaleureuse libraire de la Librairie des Orgues (82, Avenue de Flandre à Paris 19ème) qui accompagnait ce jour-là Delphine Bertholon, l’a présenté comme « un bonbon ».

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C’est vrai qu’il renferme un contenu sucré, pétillant, féminin (sans compter que la couverture du poche est illustrée par Margaux Motin). Voyez plutôt : Delphine, en fait, a exercé le métier de vendeuse dans une boutique de luxe entre autres jobs d’appoint. Dans la boutique, les cabines sont communes. Chaque fois qu’elle entendait une parole trop extravagante pour être vraie, elle courrait la noter.

Le résultat est ce petit recueil de saynètes, galerie de personnages majoritairement féminins tous plus drôles les uns que les autres.



Festival America ’10 : Ce que je sais de Joseph Boyden


L’édition 2010 du festival America, c’était ce week-end à Vincennes. Quatre jours dédiés à toutes les écritures du continent nord-américain, des Etats-Unis au Canada en passant par Haïti, Cuba et le Mexique.

 

Y étaient conviées des stars comme Douglas Kennedy et Bret Easton Ellis.

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Moi, après avoir croisé jeudi soir Colin Harrison dans une librairie parisienne, j’y suis passée pour une seule raison : rencontrer Joseph Boyden dont j’ai tant aimé Les saisons de la solitude.



5 questions à Jean-Philippe Blondel


Né en 1964 à Troyes, Jean-Philippe Blondel enseigne l’anglais dans sa région d’origine.

Il a écrit une dizaine de romans, jeunesse ou adultes, dont « Accès direct à la plage » (2003), « Un minuscule inventaire » (2005) ou plus récemment « Le Baby sitter« (2010).

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« Je lis presque uniquement des romans, les autres genres ne m’intéressent pas. »

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1. VOUS ET la lecture ?

Je lis tout le temps, partout. Je lis environ 80 livres par an, presque uniquement des romans, les autres genres ne m’intéressent pas. Je ne suis pas sensible aux policiers, ni à la science-fiction



Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel


Alex, un étudiant de 19 ans, se lance dans le baby-sitting pour boucler ses fins de mois.

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Sujet léger, comédie idéale pour les vacances, (dont le thème de départ ne pouvait pas ne pas me rappeler les aventures d’Emilien, le génial baby-sitter de Marie-Aude Murail, entouré d’enfants tellement attachants -« Baby sitter blues » et romans suivants)…

Voilà ce que je pensais en démarrant la lecture de ce « baby-sitter » presque trop lisse pour être honnête.

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Tout faux.



Sombre lagune, Valérie Bettencourt


« Dans un monde ravagé par des catastrophes naturelles de plus en plus violentes, Venise commence à sombrer dans sa lagune. Toute la ville est évacuée en urgence.

Mais d’étranges personnages sont restés cachés dans un somptueux palais gothique au cœur du sinistre labyrinthe vénitien : ils ont décidé de se laisser engloutir avec la cité et organisent des bals costumés dont le thème change de siècle chaque soir.

Dans cette atmosphère baroque et onirique, Marie retrouve Laurent. Ils se sont croisés dix ans plus tôt et toute la vie de Marie en a été bouleversée. Laurent, lui, a totalement oublié cette brève rencontre.

Chaque jour, Marie et les autres personnages sombrent un peu plus profondément dans la folie de leur sensuel univers d’amour et de mort



Bifteck, Martin Provost


 

« Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils.

Dès sa puberté, en pleine guerre de 14, André, fils unique de Loïc et Fernande, développe un don très particulier, celui de faire « chanter la chair » – et pas n’importe laquelle : celle des femmes qui viennent faire la queue à la boucherie Plomeur, dans l’espoir de goûter au plaisir suprême. André assume gaiement et avec talent le devoir conjugal des absents partis au front.

Mais l’armistice survient et les maris reviennent.

Un matin, André trouve devant la boucherie un panier en osier avec à l’intérieur un bébé.

Puis un deuxième, un troisième, un quatrième… sont déposés devant sa porte.

Du jour au lendemain, voilà André père de sept enfants et poursuivi par un mari jaloux décidé à lui nuire



Cadavre exquis, Pénélope Bagieu


Comme beaucoup d’autres, j’adore le trait malin de Pénélope Bagieu.

Avec « Cadavre exquis », elle sort de l’univers de la jeune-femme-complexée-dont-la-vie-est-nulle-donc-tout-à-fait-fascinante qu’on lui connaît bien et propose une intrigue liée au monde de l’édition.

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Zoé, pouf d’accueil sur des salons plus passionnants les uns que les autres, vit avec un type qui regroupe à lui seul tous les clichés du beauf. Un jour, au hasard d’une pause-déjeuner, elle sonne chez un homme et demande à utiliser ses toilettes. L’homme, dont elle ignore tout, est Thomas Rocher, est un écrivain à succès, beau garçon et… mort depuis plusieurs années



5 questions à Fabrice Humbert


Professeur de lettres, Fabrice Humbert a reçu le premier Prix Orange du Livre pour L’Origine de la violence en 2009.

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Son quatrième roman, La fortune de Sila, vient de paraître aux Editions Le Passage et est très remarqué parmi les sorties de cette rentrée littéraire.

Il figure également sur la première liste du Prix Médicis 2010 publiée le 17 septembre.

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http://fabricehumbert.canalblog.com/

 

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« J’ai besoin de revenir régulièrement aux grands écrivains. »



La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna


Quoi de mieux qu’une petite leçon de grammaire en ce mois de rentrée des classes ?

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Jeanne, dix ans, et son frère Thomas, de quatorze ans son ainé, traversent régulièrement l’Atlantique depuis que leurs parents, divorcés, ont élu domicile chacun d’un côté de l’océan. Un beau jour, une tempête survient, et leur bateau fait naufrage. Les deux enfants échouent sur une île et, grâce à la bienveillance (et à la guitare) de Monsieur Henri, ils vont redécouvrir les mots – et la grammaire, que Jeanne croyait détester.

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Si faire aimer la grammaire peut sembler une utopie, en revanche, faire comprendre qu’elle n’est que logique est non seulement une initiative louable, mais aussi une leçon pour tous. Ce petit livre, avec ses illustrations poétiques, ravira les plus jeunes. Et, par son message, il plaira aussi à ceux pour qui l’école est bien loin