Aude a 28 ans, elle est graphiste et vit à Paris. Entourée d’amis plutôt superficiels, elle se pose la question du sens à donner à sa vie ; elle ne sait pas vraiment quoi faire pour la réussir, mais ne craint rien tant que de risquer de la rater.
Pour réfléchir et faire un break, elle se lance, en tant que passagère, dans une traversée de l’Atlantique, au départ de Praia, Cap-Vert (ça vous rappelle quelque chose ? moi oui). Le silence et la mer à perte de vue viennent remplacer la pollution, les embouteillages, le bruit de la télé des voisins. Ses coéquipiers, plus âgés qu’elle, lui apportent des éclairages différents sur la vie, teintés de philosophie.
Le trait d’Aude Picault est fin et drôle, ses dessins pleins de poésie. Malgré un passage « à vide » (plusieurs double-pages de mer, de mer et encore de mer, sans personnages ni dialogues) probablement nécessaire comme il l’aura été pour la protagoniste, on dévore cette BD.
En guise de conclusion, je vous laisse méditer sur cette phrase, prononcée par l’un des marins : On ne peut pas réussir ou rater sa vie, on peut juste la vivre.
A bon entendeur…







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