Voici mon premier Angot. Du personnage, je connaissais le visage, les frasques, les amours avec Doc Gynéco. La réputation, aussi (classée par Chronic’art, avec Beigbeder et Zeller, dans la « pire génération du roman français »). Pas le verbe – c’est désormais chose faite.
Les personnages évoluent dans le milieu du cinéma, leurs enfants sont fils et filles de. L’ennui, la dépression, la folie rodent, maux de gens aisés.
Ce roman est entre deux, et c’est ce qui m’a dérangée. Entre le trop et le pas assez. Il a la prétention d’emprunter le titre d’un film mythique (The Misfits) à la cheville duquel il n’arrive bien sûr pas, même de loin.
Christine Angot place suffisamment de détails pour que les personnages soient identifiés, sans que le doute soit possible. Mais s’il s’agit effectivement du couple Pascal B.-Sophie F., de leur fille Agathe B., alors pourquoi tant de voyeurisme ? Ou pourquoi pas assez – l’exercice serait alors critiquable, mais aurait le mérite d’être franc ?
Même les personnages annexes sont transparents, nul besoin d’avoir une immense culture musicale, télévisuelle ou cinématographique pour les identifier.
Mais si on veut jeter un œil dans un cercle aussi privé, on préfère les magazines people, au moins, il y a des photos. Ce n’est pas le but du roman.
Bien sûr, il y a l’histoire d’amour, de désamour plutôt, qui a son intérêt, mais cet intérêt est noyé dans les détours, personnalités et autres endroits où il faut être vu.
Qui plus est, les paragraphes sont interminables, longs parfois de plusieurs pages.
Alors, même si je suis curieuse, il n’est pas dit, madame l’auteur, que je renouvelle l’expérience de vous lire. Il y a assez de ragots, y compris sur votre compte, dans les journaux.





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