Plus que deux jours…


… pour s’inscrire et tenter de participer au

Prix des lecteurs du Livre de Poche

2010.

 

2 catégories :

Littérature

ou

Polar

120 personnes dans chaque jury

3 livres de littérature ou 2 polars à lire chaque mois

de février à août 2010

1 livre à sélectionner sur l’ensemble

 

Pour ma part, je tente (avant demain 30 novembre) !

http://www.prixdeslecteurs-livredepoche.fr/home.php

Cette année ont été primés Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel, dans la categorie Littérature, et Porteurs d’âmes Pierre Bordage dans la catégorie Polar.



Retour sur la récolte d’octobre


… dont je n’avais parlé plus que cela ici.

Les trois sont lus, et voici ce que ça donne (une fois n’est pas coutume, je ne révèlerai pas les notes chaque mois) :

 

Roman : Mausolée de Rouja Lazarova

Ma note : 17/20

Mon commentaire : ici 

Policier : Les pièges du crépuscule de Franck Tallis

Ma note : 10/20 (la moins bonne jusquà présent, et ce malgré ceci) 

Mon commentaire : à venir 

Document : L’intranquille de Gérard Garrouste et Judith Perrignon

Ma note : 14/20

Mon commentaire : ici

 

 



Moisson de novembre


Ma mission, puisque je l’ai acceptée, est de lire avant le 15 décembre ces trois nouveaux ouvrages envoyés par ELLE :

Michelle Richmond, L’année brouillard (roman)

Olen Steinhauer, Le Touriste (policier)

Hélène Castel, Retour d’exil d’une femme recherchée (document)

Actualité oblige, j’ai commencé par le récit d’Hélène Castel. Et jusqu’ici, tout va bien…



Les superhéros injustement méconnus, Larcenet


Il y en a sept, qui ont été présentés au fil du temps dans Fluide Glacial. Sept superhéros, méconnus… injustement ou non, le lecteur pourra en décider. Car tous les superpouvoirs ne sont pas nécessairement utiles !

 

Super scientifique man part à l’assaut des découvertes erronées, et rétablit aussi la vérité dans l’Histoire ; Super timide boy a un problème avec les filles ; Wonder mécanicien doit ses pouvoirs au jour où, jouant dans une décharge, il est tombé dans une cuve d’huile de vidange ; Combustion man découvre que son pouvoir vise exclusivement les individus de sexe féminin…

 

Dans la vie, ces héros s’appellent Henri Foucard, Jean-René Ingalls, Christian Couturier ou Henri-Désiré Landru. Ils sont comme vous et moi… à moins que ce ne soit que nous soyons des superhéros en puissance, nous aussi injustement méconnus ?

 

Si l’intrigue n’a pas la subtilité du Retour à la terre, il n’en reste pas moins l’humour et le trait inimitables de Manu Larcenet qui nous font passer un très bon moment.



L’hirondelle avant l’orage, Robert Littell


Le poète et le dictateur, tel est le sous-titre proposé par l’éditeur. Car c’est bien de cela qu’il est question ici. Dans la Russie de Staline, en 1934, la liberté d’expression est une notion toute relative. Staline décrète que la culture doit devenir socialiste. Le poète Ossip Mandelstam, artiste apolitique, refuse l’idée d’une politisation de la culture. Lui-même écrit une épigramme, un texte critique à l’égard du dictateur, qui finit par arriver jusqu’à celui-ci, malgré les précautions de son auteur qui a privilégié l’oral à l’écrit pour ses mots dangereux.

Là commencent ses ennuis.
Une première arrestation, d’abord, pour laquelle Mandelstam bénéficie de l’appui d’alliés, ce qui lui vaut 4 ans d’exil plutôt que l’exécution. Une seconde, ensuite, quand le poète, décidé à se faire bien voir, décide de produire cette fois-ci une ode au dictateur.

Ce roman polyphonique, qui fait parler la femme du poète (qui l’accompagnera en exil pendant 4 ans), ses amis les plus proches, son codétenu, nous donne à réfléchir sur la condition des artistes dans les régimes répressifs. Le poète Mandelstam sera torturé et exilé pour n’avoir pas voulu se plier aux diktats.

L’histoire mélange réalité et fiction, traductions de poèmes et de courriers pour mieux nous plonger dans cette époque ; Littell a lui-même échangé avec la veuve de Mandelstam, qu’il a rencontré à Moscou en 1979.

Robert Littell, ancien journaliste à Newsweek, spécialisé dans les affaires russes et moyen-orientales, désormais passé maitre dans l’art du roman d’espionnage, est le père de Jonathan à qui l’on doit « Les Bienveillantes », prix Goncourt et Grand Prix du roman de l’Académie française en 2006.

Il y a parfois de la poésie dans les mots de Robert Littell, des longueurs aussi. Le premier quart du livre, notamment, n’est pas à la hauteur, ni en termes d’intrigue ni en termes de rythme, de la suite. Mais la fascination mutuelle qui existe entre le poète et le dictateur est… fascinante – et merveilleusement rendue.
L’important est de ne pas oublier que cette réalité n’est pas si éloignée de nous dans l’Histoire.



Vie et mort de la jeune fille blonde, Philippe Jaenada




Salon du Premier Roman de Draveil


La huitième édition du Salon du Premier Roman de Draveil (Essonne) s’est tenue samedi dernier. Je m’y suis rendue sur un coup de tête, en découvrant dans la liste des auteurs présents trois des écrivains dont j’ai lu la prose dans le cadre du Prix Carrefour (ben oui, du Premier roman, lui aussi), j’ai nommé Jean-Baptiste Destremau pour Sonate de l’assassin, Marie Le Gall pour
La Peine du menuisier
et Maud Lethielleux pour Dis oui, Ninon.

Le salon était organisé dans un théâtre ; il y avait là une cinquantaine d’auteurs, armés chacun de leur précieux bébé, ce fameux premier roman. Après avoir salué Jean-Baptiste Destremau et obtenu une (illisible) dédicace d’une Marie Le Gall assez fidele à l’image que l’on peut en avoir en lisant son roman, j’ai enfin rencontré « en vrai » Maud Lethielleux. Et aussi William Blondel, avec qui j’ai échangé après que ma curiosité ait été piquée au vif par l’allure et le style de son premier opus, L’inconsciencieux (le post viendra, pour l’instant je n’en ai pas encore démarré la lecture).

En fin de journée, et après plusieurs conférences-débats sur l’écriture en général et celle d’un premier roman en particulier, le Prix du Premier Roman a été décerné (à Tatiana Arfel pour L’attente du soir).

Ce salon, à l’extrême opposé d’une grand-messe comme le Salon du Livre de Paris, m’a aussi montré une autre réalité du métier d’écrivain : l’attente, voire l’ennui, pour parvenir à attirer l’attention, à vendre quelques exemplaires supplémentaires de son ouvrage. A Draveil, certains invités n’ont vu personne s’arrêter devant eux de toute la durée du salon…



Transat, Aude Picault




Les désaxés, Christine Angot




Girl, David Thomas


Ce roman est un journal ; celui de Bradley Barett, un homme sans histoire, qui se rend à l’hôpital pour se faire enlever les dents de sagesse et se réveille après son opération dans le corps d’une femme.

Il était macho, il devient victime d’une erreur médicale, et pourvu d’un corps qu’il ne reconnaît plus.

« Girl » est très facile à lire, à la limite de la chick litt.

C’est drôle, de cet humour pour lequel on aime lire les traductions de livres anglais, et pas trop niais.

L’auteur se fait plaisir en donnant une bonne leçon à son macho de personnage, qui n’a pas d’autre choix que de se résoudre à devenir l’une de celles qu’il regardait de haut. Il n’évite pas certaines facilités néanmoins, mais à ce prix, on aura passé un bon moment.