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Les voisins du 109, Coyote & Nini Bombardier


Le 109 regroupe sous son toit tous les stéréotypes des voisins : le gros balèze et sa copine russe, les étudiants des Beaux-arts aux looks excentriques, le couple de goths qui élève un rat, les vieux baba-cool habillés à la Pocahontas, qui fument l’herbe qui pousse sur leur balcon, l’ancêtre nymphomane adepte des uniformes, la famille de Blacks qui organisent des soirées reggae et cuisinent sur le palier, le tintinophile inapte à la vie réelle…

Le trait est sympathique, les petites histoires amusantes, sans plus. Comme on n’est pas vraiment dans le réelle, cela aurait valu le coup d’aller encore plus loin ; là, on hésite entre des histoires de voisinages ancrées dans la réalité et les personnages qui les servent, tous plus fantasmagoriques les uns que les autres. Ce n’est donc pas désagréable, mais c’est tout.



La peine du menuisier, Marie Le Gall


La narratrice replonge dans son enfance bretonne, auprès de sa sœur atteinte de folie, de sa mère, de sa grand-mère et de son père, dit le Menuisier. Une famille entourée de silences et de non-dits, qui semble perpétuellement en deuil. Marie, qui grandit au fil des pages, cherche à percer le mystère qui entoure la famille du Menuisier.

Je ne sais pas pourquoi ce livre s’affiche, dès la couverture, comme un roman. Ce n’en est pas un, puisque la narratrice s’appelle Marie Le Gall et qu’elle cite précisément les noms et les lieux de sa vie. Il s’agit d’une introspection. J’espère qu’elle aura été salvatrice pour son auteur, car pour le lecteur, c’est une souffrance. (Blague : c’est « La Peine du Lecteur », et non du Menuisier, que ce texte aurait du s’appeler. Oups, pardon).

Elevée dans le non-dit, la narratrice peine à exprimer autre chose. D’aucuns diraient pudeur, je choisis ennui. La quête est longue, plate, et presque vaine alors qu’on s’attendait, à force, à quelque chose de puissant. On imaginait même le pire, le plus glauque ou le plus atroce, pour justifier tant de retenue et de difficulté à accoucher du secret. Il n’en est rien.

Je suis restée déçue. Tout ça pour ça. C’est un premier roman, et on peut croire que Marie Le Gall aura des talents d’écrivain ensuite, maintenant qu’elle s’est affranchie de sa propre histoire, car la plume est bien là.

Enfin, le livre est parsemé de termes bretons ou brestois, regroupés et traduits dans le glossaire en fin d’ouvrage. Il nous faut donc sans cesse jongler entre plusieurs pages. Quand je vous disais « La Peine du Lecteur »…



Merci !


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Je tâcherai d’être à la hauteur afin que l’aventure se poursuive le plus longtemps possible ici…



Les femmes aux cheveux courts, Patrice Leconte


Au début, j’étais sceptique. Je le suis toujours avec les livres de ceux qui sont connus pour autre chose. Parce que là, Patrice Leconte, c’est le Patrice Leconte, celui des Bronzés, de Viens chez moi, j’habite chez une copine et de La Fille sur le pont. Et c’est son premier roman. L’idée de départ est simple : Thomas a 27 ans et s’est promis de trouver la femme de sa vie avant son trentième anniversaire. Ce sera une femme aux cheveux courts, il le sait. Un peu obsédé par les coiffures, il vient même à se poser de sérieuses questions lorsque la patronne de la papeterie où il travaille revient avec une coupe courte.Contrairement à ce que je craignais, et malgré le peu d’intérêt de l’idée initiale, l’histoire ne verse pas dans la facilité. On sent le professionnel de l’image, on voit avec lui l’adaptation scénique de l’aventure de Thomas avec ses femmes.

L’écriture est dynamique, tant que cela peut agacer un peu, au début : l’auteur use et abuse des jeux de mots et autres pirouettes littéraires. Néanmoins, on arrive vite à s’en amuser, et cela devient un plaisir partagé avant la fin du roman. Un assez bon moment, donc, pour un texte qui se lit très vite. Mais qu’on oublie aussitôt après avoir refermé l’ouvrage, tant il est creux !



Dis oui Ninon, Maud Lethielleux




Sonate de l’assassin, Jean-Baptiste Destremau




And the winner is… (part. II)


Je suis arrivée au Studio Harcourt juste après 19h, en même temps que Jacqueline Monsigny (doyenne du jury, grande dame de l’écriture, en nombre au moins) et son époux. Flash dès les marches du Studio, où nous sommes accueillis par le staff Carrefour. Eric Marchal, le grand lauréat, est déjà là, ainsi que Jean-Baptiste Destremau, auteur de la Sonate qui s’est fait battre à la toute fin. Nous nous retrouvons entre jurés-lecteurs autour du grand gagnant, et voilà Mireille Calmel débordante d’enthousiasme comme à son habitude, Clélia Ventura, et Romain Sardou. Jean-Marc Souvira est excusé. Il y a là des éditeurs, des journalistes, des lecteurs, des auteurs…

Après la première coupe de champagne, l’équipe d’Ipanema, l’agence organisatrice du Prix, nous oriente vers la scène. Discours d’un monsieur de Carrefour, peu à l’aise dans la situation d’ouvreur de cérémonie qui et la sienne, suivi d’un autre, moins stressé. Ensuite c’est Romain qui prend la parole, et le voilà qui appelle ses co-jurés ; nous le rejoignons sur scène.

Sous les applaudissements, le Prix Carrefour du Premier Roman 2009 est décerné à Eric Marchal pour son roman « Influenza, les ombres du ciel ».

Derrière les projecteurs, on aperçoit du monde (beau ou pas, chacun jugera) : Bernard Werber, Guillaume Musso, Sylvain Mirouf, Bernard Fixot, Julie Zenatti et Lorie… Eric Marchal, très ému, monte sur scène et reçoit son trophée. Son éditeur, Anne Carrière (fille de, sœur de) est appelée et le rejoint. Des mercis, des bravos, des embrassades, encore des applaudissements. Puis l’assistance se disperse vers les buffets, nous restons pour quelques photos.

Le reste de la soirée est un moment magique, mélange de rencontres passionnantes, d’échanges prometteurs, de cartes, adresses et numéros reçus et donnés, de convivialité et de simplicité dans un cadre intimiste, de bulles de champagne et de petits canapés. De livres aussi, car on nous en offre des kilos – la trilogie de Mireille Calmel, le coffret de Romain Sardou, le policier de Jean-Marc Souvira, et des exemplaires d’Infleunza, encore et encore, ornés du bandeau du Prix fraîchement imprimé. Tous ces ouvrages seront dédicacés, il y aura encore des flashs crépitants et des conversations toujours plus personnelles.

Plus de quatre heures qui semblent passer en quelques minutes à peine. Je m’en remets tout juste – et chouette : je devrais en être encore l’année prochaine !



Influenza – les ombres du ciel, Eric Marchal


En 1941, Alexandre Beaumont fête son diplôme de médecine sur l’île de Wight. Il est le fils d’un médecin réputé pour ses travaux de recherche sur le virus de la grippe, récemment décédé. Les services secrets approchent Alexandre et le chargent d’une mission : enquêter à son tour sur ce virus suspecté d’avoir été utilisé comme arme bactériologique au cours de la Première Guerre mondiale, faisant plus de morts que le conflit lui-même. Alexandre aura pour coéquipière Isaure, première femme pilote, symbole d’indépendance et de liberté. La mission les mènera à Londres puis en Chine.

Avec une foule de détails, Eric Marchal dépeint ce sujet peu connu des relations internationales. Les personnages sont profonds, les scènes décrites avec précision, les dialogues efficaces, la chronologie réglée comme du papier à musique.

L’œuvre est particulièrement documentée. Il a fallu à son auteur quatorze années avant de parvenir à sa version définitive. Il s’agit toutefois bien d’un roman, avec des personnages inventés de toutes pièces perdus dans un monde où l’on reconnaît, sous d’autres noms, de grandes figures de la guerre (dont plusieurs tristement célèbres).
Ce pavé de 400 pages, à qui l’on a decerné le Prix Carrefour du Premier Roman 2009 ce 22 octobre, se lit d’une traite. Et se termine par « Fin de la première partie ». Je n’ai qu’une hâte : lire la suite.

http://www.roman-influenza.fr/index.html



And the winner is…


Influenza, d’Eric Marchal.

Grand moment que la remise du Prix Carrefour du Premier roman, hier soir au mythique Studio Harcourt. Très bientôt, le résumé de la soirée ici.

Et d’ores et déjà, quelques articles :

http://www.livreshebdo.fr/prix/actualites/le-prix-carrefour-du-premier-roman-recompense-eric-marchal-/3616.aspx

http://www.carrefour.fr/infoconso/culture_loisirs/105-C4FR_Quizz-prix-du-premier-roman-septembre-2009.htm