Impossible de trouver une image de mon édition sur Internet, donc la photo personnelle s’est imposée.
Ce court roman est un classique signé d’une plume féminine que j’apprécie particulièrement (mon texte préféré : Le marin de Gibraltar – plutôt que L’amant). Il date de 1960 mais n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de la véracité de ses propos.
Un couple, Maria et Pierre, part en vacances en Espagne. Tous deux sont accompagnés de leur fille Judith et de Claire, jeune femme à la beauté remarquable, qui fait vaciller le couple Pierre-Maria. Leur route croise celle de Rodrigo, qui vient de commettre un crime passionnel, et Maria propose son aide à l’homme en fuite. C’est l’été, il fait chaud, l’orage approche et, lorsqu’il est là, force à trouver refuge dans l’hôtel du village.
Marguerite Duras dépeint avec force et talent les sentiments, l’acceptation de l’échec d’un amour, la beauté d’une autre, les corps qui se cherchent, la passion qui pousse à tuer, et le temps qui passe. Finalement, les évènements ont-ils autant d’importance que ce que l’on veut bien croire ? Ou rien ne change-t-il jamais véritablement ?
Il y a un style, une idée, un œil, du génie.
Et il flotte sur ce roman ce parfum particulier que l’on ne retrouve qu’à dix heures et demie du soir en été.





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