Soleil…


Confidences d’un gynécologue, Gérard Salama et Nathalie Demarta


Gérard Salama est gynécologue. Une profession qui éveille la curiosité des hommes comme celle des femmes.
Nathalie Demarta, journaliste, a été sa patiente dix-sept ans durant. Il a mis au monde ses deux filles, elle l’a accouché de ces « confidences ».

Le médecin revient sur toutes ces femmes rencontrées et examinées, les jeunes et les moins jeunes, les filles et les mères, et sur ces bébés qu’il a fait naitre. Il aborde des sujets graves comme la stérilité, d’autres plus légers comme les patientes qui mettent un point d’honneur à séduire l’homme devant lequel elles sont en train de se déshabiller
Trente femmes par jour, ça en fait, des histoires à raconter !
Ce récit parle d’hormones et de vie sexuelle, de sentiments et d’émotions, et aussi du miracle de la vie. Le tout avec beaucoup de pudeur.

A lire que l’on soit homme ou femme, pour des raisons différentes mais avec la même curiosité.



L’angoisse du gardien de but au moment du penalty, Peter Handke


« Le monteur Joseph Bloch, qui avait été un célèbre gardien de but, fut informé, quand il se présenta le matin à son travail, qu’il était congédié. Du moins Bloch interpréta-t-il ainsi le fait que seul le contremaître leva les yeux de son casse-croûte lorsqu’il ouvrit la porte de l’abri où les ouvriers faisaient la pause, et Bloch quitta le chantier. Dans la rue, il tendit le bras, mais jamais la voiture qui le dépassa — qu’il ait ou non tendu le bras pour appeler un taxi — n’avait été taxi. »
Joseph Bloch se croit donc licencié, et il erre. Il atterrit dans un cinéma et étrangle la caissière. Dès lors, son errance devient une fuite.
On peut sans problème lire ce court roman si l’on n’aime pas le foot : certes, Bloch est un ancien gardien de but, et certes, il va finir par assister à un match au cours duquel le penalty sera bel et bien stoppé. Mais ce n’est pas là le véritable objet. Handke pose de nombreuses questions dans cet ouvrage en forme d’itinéraire intérieur, il n’y répond pas toujours, ce qui peut dérouter.

Même les mots en perdent leur latin / leur allemand / leur français (cf. deuxième photo…).
Peter Handke a écrit en 1970, a 28 ans, ce roman qui sera adapté par le grand Wim Wenders deux ans plus tard. Et le titre génial a depuis été repris maintes et maintes fois, comme ici (aucun lien !).



L’immeuble d’en face, Vanyda


Dans l’immeuble d’en face, il y a trois appartements, un à chaque étage. Un couple avec son chien, une mère célibataire enceinte de son deuxième enfant, et, tout en haut, un couple d’étudiants.

C’est un petit immeuble, alors les gens se croisent, se parlent, s’entraident. Ca se passe dans la métropole lilloise, mais cela pourrait aussi bien être n’importe où ailleurs – juste en face de chez vous.
Les jeunes, Claire et Louis, organisent des soirées dans leur appartement, sortent aussi. Rémi, le fils de 4 ans de Béatrice, la mère célibataire, va souvent jouer chez eux. Le troisième foyer ne semble plus réuni que par l’amour des dogues allemands, et Béatrice (qui a accouché dans le tome 2 d’une petite fille), d’ailleurs, ne laisse pas le mari indifférent.
Au fil des pages, leurs histoires se mélangent pour n’en faire plus qu’une, celle de l’immeuble, qui laisse de temps en temps le monde extérieur interférer dans son quotidien. Certes, dans la vraie vie tout ne serait pas aussi simple, mais on a vraiment envie de croire à cette réalité là.
La jeune Vanyda croque à la façon d’un manga nippon ces héros ordinaires très attachants. Une forme de chronique sociale dont on attend le troisième tome avec impatience.



Dix heures et demie du soir en été, Marguerite Duras




L’accro du shopping, Sophie Kinsella


La série de l’accro du shopping (shopaholic) compte 5 tomes : Confessions d’une accro du shopping, L’accro du shopping à Manhattan, L’accro du shopping dit oui, L’accro du shopping a une sœur et L’accro du shopping attend un bébé.

Cette accro du shopping, c’est Becky Bloomwood, 25 ans (au début de la série), londonienne dont la vie est dirigée par sa passion des achats. Elle cède systématiquement aux sirènes des soldes, au grand dam de ceux qui l’entourent. Au fil des pages, elle trouve du travail (ce qui ne l’empêche jamais de vivre au-dessus de ses moyens), un fiancé (qu’elle épousera dans le tome 3, on l’avait compris), une sœur inattendue, fait un tour du monde en guise de voyage de noces et tombe enceinte.

Malgré la prévisibilité de nombreuses situations et de cette agaçante Betty, les romans sont drôles et se dévorent. Les personnages sont attachants, les univers dans lesquels ils évoluent aussi.

Parfait pour la plage !




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Les manipulateurs, le pouvoir des lobbys, Florence Autret


Journaliste économique, Florence Autret s’intéresse ici aux professionnels de l’influence : qui sont-ils ? Comment et pourquoi manipulent-ils les élus, des couloirs de l’Assemblée nationale à l’hémicycle du Parlement européen ?

Grâce à des recherches approfondies, cet ouvrage décode des décisions que l’on croyait innocentes. Des combats comme la législation sur le tabac, la baisse de la TVA sur le chocolat, ou encore l’affrontement PepsiCo / Pernod Ricard pour l’acquisition d’Orangina sont décryptés.

Partie visible de l’iceberg : l’intérêt du consommateur ou le progrès scientifique. Partie immergée de l’iceberg : les calculs financiers, les enjeux commerciaux ou politiques.

Un ouvrage instructif sur les pratiques des influenceurs qui, loin d’être exhaustif, donne un bon aperçu de l’ampleur du lobbying en France et en Europe.

Et, pour ne rien gacher, il est agréable à lire.



Mon gras et moi, Gally


Elle pèse plus de 100 kilos, mais c’est comme ça, elle ne peut s’empêcher de manger.

Gally a raconté ses états d’âme sur son « blog d’une grosse », qu’elle a arrêté d’alimenter ( !) il y a quelques mois.
Un peu comme pour Pénélope, cela a plu, et c’est devenu une vraie BD, plutôt pour les filles, en noir, blanc et rose.
C’est assez drôle mais pas toujours, parce qu’avec ces planches en forme d’autoanalyse, Gally évoque surtout son mal-être dans ce corps qu’elle déteste et la cruauté des autres à son égard.

Un peu décevant malgré tout, car si cet album a peut-être été salvateur pour son auteur, il donne l’impression au lecteur que Gally aurait pu aller plus loin, creuser davantage ses ressentis.
A la fin de l’album, le point de vue (en BD aussi) de son mec.
A découvrir également de Gally, son blog officiel  et la série Sale morveuse.



Je l’aimais, Anna Gavalda


On ne présente plus Anna Gavalda, auteur à succès depuis son recueil de nouvelles.
Cette histoire, récemment adaptée au cinéma par Zabou Breitman, met en parallèle deux destins, celui d’un père et de son fils, Adrien. Adrien vient de quitter femme et enfants pour une autre femme qu’il aime passionnément. Chloé, l’épouse délaissée, se réfugie chez le père d’Adrien, qui lui raconte son histoire. Il a connu la même hésitation que son fils, le même déchirement, mais lui a choisir de rester, quand son fils a eu le courage d’aller vivre sa passion. Le père est fier de son enfant qui a osé. En racontant cela à Chloé, il va lui faire comprendre bien des choses…

Style limpide, dialogues bien léchés, situations simples et personnages profonds : on sait pourquoi Anna Gavalda plait. Et moi, comme tout le monde, j’ai dévoré ce roman-là.