Paris pour les hommes, Thierry Richard


Aucun nouveau guide sur Paris n’est inutile car chacun a sa spécificité et permet de découvrir de nouveaux trésors – ces trésors dont la ville Lumière, qui n’en est jamais avare, est une véritable mine.

 

Ce guide signé Thierry Richard, illustré de photos et de dessins, se veut celui des plaisirs masculins au travers de la capitale.

Du cigare à la conduite de l’automobile ancienne, du whisky au dîner entre hommes, aucun plaisir-cliché n’est oublié (cliché n’étant pas nécessairement péjoratif).

 

Mais on y trouve bien davantage :

 

Des adresses : la petite table parfaite pour le café du matin, les bouquinistes les plus authentiques, les meilleurs bars à cocktail, les tailleurs les plus chics pour les costumes sur mesure ;

 

Des trucs : comment bien porter la cravate, comment bien cuisiner une côte de bœuf au barbecue, quel bijou offrir à une femme ;

 

Des astuces : où s’asseoir pour mieux profiter de la vue sur les jambes des femmes, quel itinéraire suivre pour faire son jogging dans Paris sans rencontrer de voiture ;

 

Des plans de Paris : les promenades, les restaurants remarquable pour un plat en particulier ;

 

Des contributions d’amoureux de Paris, écrivains ou grands chefs, chroniqueurs ou humoristes, vivants ou morts, Parisiens de souche ou de cœur ;

 

Et même des recettes de cuisine !

 

Des trouvailles à la pelle, qui offrent une vision personnelle de Paris… qui plaira au plus grand nombre.

Voici un guide à offrir aux Parisiens donc ; et que leurs Parisiennes vont être les premières à dévorer.



Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, Haruki Murakami


Ceci est un double journal : celui d’un écrivain et celui d’un coureur de fond. Deux activités a priori très éloignées, qui sont pourtant les deux principales occupations de l’auteur.

Quelle endurance l’écriture d’un roman demande-t-elle ? Quelle discipline la préparation d’un marathon requiert-elle ? Haruki Murakami analyse l’une à la lumière de l’autre avec une philosophie et une sagesse toutes japonaises.

 

Morceaux choisis :

 

« Aux autres, vous pouvez toujours fournir une explication appropriée. A vous-même, impossible de mentir. En ce sens, écrire un roman ou courir un marathon, voilà deux activités qui se ressemblent. » (page 20)



5 questions à Cypora Petitjean-Cerf


 

Cypora Petitjean-Cerf, née en 1974, est enseignante.

 

Préalablement à La belle année, paru le 8 février dernier, elle a publié L’école de la dernière chance, un an en classe-relais (2005) ainsi que trois romans, Le musée de la Sirène (2005), Le corps de Liane (2007) et Le Film (2009), tous parus chez Stock.



La belle année, Cypora Petitjean-Cerf


La belle année, c’est celle de Tracey Charles, onze ans, en classe de sixième au collège Jean-Lurçat de Saint-Denis dans le 9-3. Une année qui verra son amitié avec le beau Cosimo mise à mal, son changement de coupe de cheveux, le début de son histoire d’amour avec Rabah, l’idylle de son père avec Aminata, qui nettoie les cages d’escalier de la cité, ses premières vacances ailleurs qu’à Saint-Denis et la naissance de Saïa, sa demi-sœur fruit des amours de sa mère d’origine portugaise avec son beau-père japonais.

Une année pleine de rebondissements, de tracas et de promesses.

« Mon père se méfie des « gens de l’extérieur ». Je lui ai demandé où commençait l’extérieur, selon lui. Il m’a répondu : – En bas de la cage d’escalier. » (page 179)



L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête, N’Fassory Bangoura & Philippe Geslin


Que sont ces carnets ? Un recueil de poèmes ? Un livre d’images ? Un carnet de voyage ? Un témoignage illustré ?

 

Rien de tout cela, ou un peu tout à la fois. « Une ethnographie mise en scène », en réalité. C’est surtout la confrontation de deux regards, celui de N’Fassory Bangoura, paysan soussou



5 questions à Carole Zalberg


 

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris.

Romancière, elle est notamment l’auteur de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, de L’invention du désir (Editions du Chemin de fer 2010) et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Elle a obtenu le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008).

Animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre : A défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma. 



A défaut d’Amérique, Carole Zalberg


Suzan a traversé l’Atlantique pour rendre un dernier hommage à Adèle, qui fut la compagne de son père et que l’on enterre à Paris. Fleur, la petite-fille d’Adèle, est là aussi.

La vie de la défunte Adèle, déracinée, rescapée du ghetto de Varsovie, se déploie comme un fantôme muet sur les existences de Fleur et de Suzan, tandis que se dessine une grande fresque familiale qui mène le lecteur de la Pologne à la France et des Etats-Unis à l’Afrique du Sud.

 

« On devrait toujours laisser les souvenirs où ils sont. » (page 29)

 

Trois femmes, trois générations, trois continents. Trois fragilités, aussi, et trois de ces personnages dont les histoires font l’Histoire.

Au travers de ce triptyque féminin, Carole Zalberg, avec la finesse et l’exigence d’une plume devenue scalpel, explore ce que l’on a coutume d’appeler



Le métro est un sport collectif, Bertrand Guillot


« Le métro, écrit Marc Augé, c’est « la collectivité sans la fête et la solitude sans l’isolement ».

 

Nombre d’observateurs témoigneront volontiers que  le métro est une expérience individuelle. Ils raconteront la froideur, la résignation, ces solitudes barricadées derrière un savant maquillage ou une gueule d’enterrement.

 

Ce n’est pas faux, évidemment. Mais ce serait oublier que ces solitudes sont aux abois. Qu’un grain de sable vienne enrayer la routine, qu’un infime événement survienne, et hop, le métro devient une expérience partagée, chaque échange même muet prend une valeur inestimable. » (page 35)



Cœur ouvert, Elie Wiesel


Le 16 juin 2011, le Prix Nobel de la Paix 86 et rescapé de la Shoah Elie Wiesel est hospitalisé à New York. L’intervention est aussi soudaine que conséquente.

 

« Un instant avant de mourir, l’homme est encore immortel. » (page 86)

 

Cette opération à cœur ouvert est l’occasion pour Elie Wiesel d’une « introspection à cœur ouvert » (page 87). L’occasion de faire le bilan du chemin parcouru au cours des 82 années qui l’ont mené jusque là, l’occasion aussi de livrer ses doutes et ses espoirs pour un avenir en lequel il continue de croire, même depuis un lit d’hôpital. C’est une déclaration d’amour aux siens, et l’aveu d’une foi puissante – en Dieu, et en l’homme.



Dit-il, Philippe Vilain


Dans Roland Barthes par Roland Barthes, le sémiologue émet un regret : ne pas avoir pu réaliser ce projet intitulé « le livre/ la vie » et consistant à « prendre un livre classique et tout y rapporter de la vie pendant un an ».

Les éditions Cécile Defaut proposent d’y remédier avec cette collection dirigée par Isabelle Grell, spécialiste de l’autofiction.

 

Y sont entre autres présents ou annoncés Philippe Forest, Camille Laurens, Philippe di Folco, Eric Pessan qui rendent notamment hommage à Georges Perec, Françoise Sagan, Lewis Caroll, Proust, Diderot ou Sylvia Plath.

 

Philippe Vilain, avec Dit-il, s’approprie L’été 80 de Marguerite Duras