Je participe à mon premier SWAP !

Un Swap ? qu’est ce que c’est que cette chose là ? Il s’agit d’envoyer un colis avec des choses précises dedans et de recevoir la même chose en retour !

Comment ça vous ne comprenez pas plus ? Faites un effort ! ;)

Bon alors je vous explique avec un exemple précis, c’est-à-dire le Swap du Nouvel an organisé par Hérisson, puisque c’est celui auquel je vais participer avec Miss Alfie ! Comme quoi j’ai beau essayé de supprimer Besac de ma vie, cette ville revient toujours me chercher !

Il faut donc que j’envoi un gros paquet à Miss Alfie (que je remercie de m’avoir choisie !) et celui-ci contiendra :

  • 2 livres

~ 1 coup de coeur 2011 (de 2011 ou lu en 2011)
~ 1 livre autour du temps (selon les préférences de votre swappé : Science Fiction, Historique…) [ce thème est beaucoup plus large qu'il ne semble car les livres historiques, les voyages dans le temps, les dystopies... sont acceptés!]

  • calendrier ou un agenda pour 2012
  • 1 idée de bonne résolution (sous forme de carte, carnet, objet, livre… fait main ou non, à vous de voir!)
  • gourmandise 

Et en échange je vais recevoir le même colis de la part de mon binôme ! J’ai déjà quelques idées mais faut que je creuse encore pour envoyer tout ca courant décembre et ouvrir ce beau colis début janvier ! Ce sera l’occasion de faire de nouvelles découvertes littéraires ! et de prendre des bonnes résolutions ! (ou pas !)

 

 

Mais où va la littérature ?

Vous aviez probablement entendu parler de la polémique de cet été, Umberto Eco veut réécrire le Nom de la Rose pour la génération numérique. Il veut simplifier la langue, alléger certains passages. Comme si les lecteurs numériques étaient moins intelligents que ceux qui lisent sur papier… Entre les deux on a ceux qui lisent en mixte ?

Et puis la semaine dernière Le professeur toujours en retard du pays des merveilles nous a révélé l’horrible nouvelle traduction du club des 5. Si vous n’en avez pas lu l’article, il s’agit une fois de plus de simplifier le langage, le niveau de langue. Comment ? En remplaçant les mots difficiles et en écrivant un texte au présent au lieu du passé simple. Je passe sur le fait que la morale présente dans les anciens tomes des aventures du Club des cinq a complètement disparu.

Comment peut-on accepter ca ? On nous répète à longueur d’année que nous et nos jeunes frères et sœur ou enfants sont la première génération numérique, la génération texto qui ne sait pas écrire, qui ne sait pas parler, qui ne lit plus. Alors puisque nous parlons moins bien, nous écrivons moins bien, on nous livre des moins bonnes lectures. Ca ne donne pas vraiment envie de lire plus tout ca…

L’article dans lequel El pais relayait l’information de la réécriture du Nom de la Rose se terminait par « Si tu ne peux pas éduquer le lecteur, conclut ironiquement l’article d’El Pais, simplifie ton roman« .

Ca vous gène pas vous ? Moi je crois que ca devrait être le contraire. Nous sommes plus bêtes que nos ancêtres ? eh bien éduquez nous ! Plutôt que d’écrire des histoires au présent avec des mots faciles, écrivons des romans et des histoires pour adultes et pour enfants en utilisant un peu de vocabulaire soutenu. Je ne parle pas de tout écrire en langage soutenu et d’écrire des romans au subjonctif imparfait, mais utiliser de temps en temps des mots nouveaux, ca fait pas de mal ! Ensuite à nous de faire l’effort d’aller voir ce que ca veut dire dans un dictionnaire ! Après vous pourrez faire comme Montebourg et répéter que vous êtes impétrants à toutes les sauces ! Et puis vous qui lisez en numérique, même pas besoin de se balader avec Robert ou Larousse, vous avez bien souvent un dictionnaire intégré dans votre liseuse ! Il vous suffit de cliquer sur le mot !

Quand j’étais au lycée, je me lançais des défis pour apprendre des mots. Il fallait découvrir un mot « soutenu » et ensuite le replacer dans les dissertations ! Si vous saviez l’effet que ca fait auprès des profs ! Et du coup aujourd’hui je sais ce que veut dire onirique, opprobre ou procrastination !

Alors s’il vous plait, auteurs, éditeurs, relecteurs, traducteurs, faites un effort, pour la qualité de notre littérature ! Et parents, quand vous lisez une histoire à vos enfants, ne cherchez pas des synonymes aux mots difficiles, mais au contraire expliquer les à vos bambins !

Et puis pour terminer, cette petite vidéo de On n’demande qu’à en rire justement à l’émission du jour ! Je vous laisse cliquer sur le lien parce que je n’arrive pas à intégrer la vidéo.

Edit : je viens de tomber sur cet article, Moi Mélina, 15 ans j’ai twitté qui montre que les réseaux sociaux n’ont pas que des mauvaises facettes pour nos jeunes!