Ce joli roman, tant sur le fond que sur la forme avec ses jolis papillons brillants sur la couverture, je l’ai découvert grâce à Lili Galipette et à George. L’auteur était invité à la table ronde blogueurs/auteurs organisée par Belfond au Salon du Livre. Lili qui avait déjà lu le ivre m’en a dit beaucoup de bien. Quelques jours plus tard, George l’a proposé en livre voyageur. C’est ainsi que les papillons de l’Ile d’Yeu sont venus se poser dans ma boite aux lettres.
Jacqueline a 73 ans et décide inconsciemment (oui parce que dans l’immédiat, elle part seulement retrouver sa cousine, Nane, qu’elle n’a pas vu depuis plus de 50 ans) de tout plaquer. Elle se retrouve donc sur l’Ile d’Yeu avec une cousine avec qui elle n’a plus vraiment d’affinités. Et pourtant elle reste. Pendant ce temps, Marcel, son mari, sans nouvelle, décide de réaliser un rêve qu’il repousse depuis 40 ans, descendre la Loire à la nage. A l’arrivée, il ne lui restera que quelques kilomètres pour rejoindre l’île où se trouve sa moitié. Et puis il y a aussi Paul, l’admirateur des étoiles et puis Arminda, Mathis, Perpétue et tous les amis de passage…
L’histoire n’est pas banale, refaire sa vie à 73 ans, ça n’arrive pas tous les jours. Avoir des secrets pour son mari pendant 40 ans non plus. Jusque là pourtant, on pourrait comparer la cohabitation des 3 femmes à celle présente dans Et puis, Paulette… de Barbara Constantine. Mais le plus original dans ce roman, c’est que ce sont les papillons et les vents qui nous racontent les histoires des différents personnages, qui tissent les liens entre ceux-ci. Tout cela rend l’histoire très poétique et on se sent vite proche des différents personnages qui sont à la recherche d’un nouveau souffle et qui osent enfin briser le carcan dans lequel ils sont enfermés depuis 50 ans, après tout, mieux vaut réaliser ses rêves tard que jamais… Et si demain matin on partait pour l’île d »Yeu ?
Merci encore à George pour l’envoi !




