L’île des beaux lendemains – Caroline Vermalle

ile lendemain

Ce joli roman, tant sur le fond que sur la forme avec ses jolis papillons brillants sur la couverture, je l’ai découvert grâce à Lili Galipette et à George. L’auteur était invité à la table ronde blogueurs/auteurs organisée par Belfond au Salon du Livre. Lili qui avait déjà lu le ivre m’en a dit beaucoup de bien. Quelques jours plus tard, George l’a proposé en livre voyageur. C’est ainsi que les papillons de l’Ile d’Yeu sont venus se poser dans ma boite aux lettres.

Jacqueline a 73 ans et décide inconsciemment (oui parce que dans l’immédiat, elle part seulement retrouver sa cousine, Nane, qu’elle n’a pas vu depuis plus de 50 ans) de tout plaquer. Elle se retrouve donc sur l’Ile d’Yeu avec une cousine avec qui elle n’a plus vraiment d’affinités. Et pourtant elle reste. Pendant ce temps, Marcel, son mari, sans nouvelle, décide de réaliser un rêve qu’il repousse depuis 40 ans, descendre la Loire à la nage. A l’arrivée, il ne lui restera que quelques kilomètres pour rejoindre l’île où se trouve sa moitié. Et puis il y a aussi Paul, l’admirateur des étoiles et puis Arminda, Mathis, Perpétue et tous les amis de passage…

L’histoire n’est pas banale, refaire sa vie à 73 ans, ça n’arrive pas tous les jours. Avoir des secrets pour son mari pendant 40 ans non plus. Jusque là pourtant, on pourrait comparer la cohabitation des 3 femmes à celle présente dans Et puis, Paulette… de Barbara Constantine. Mais le plus original dans ce roman, c’est que ce sont les papillons et les vents qui nous racontent les histoires des différents personnages, qui tissent les liens entre ceux-ci. Tout cela rend l’histoire très poétique et on se sent vite proche des différents personnages qui sont à la recherche d’un nouveau souffle et qui osent enfin briser le carcan dans lequel ils sont enfermés depuis 50 ans, après tout, mieux vaut réaliser ses rêves tard que jamais…  Et si demain matin on partait pour l’île d »Yeu ?

Merci encore à George pour l’envoi !

Demain, j’arrête ! – Gilles Legardinier

demain j'arrete

Lors d’une soirée « on fête mon divorce », Julie, 28 ans en vient à se demander quel est le truc le plus idiot qu’elle ait fait dans sa vie. Des trucs idiots, elle est comme tout le monde, elle en a fait des dizaines : enfiler un pull en dévalant les escaliers par exemple… ou se coincer la main dans la boite aux lettres du nouveau voisin… Ce nouveau voisin au nom étrange, M. Patatras, qui l’intrigue et qui lui fait faire prendre de plus en plus de risques. Jusqu’où ira-t-elle pour se faire aimer de cet homme qui la hante ?

Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi ce livre à cause de sa couverture. Impossible de résister à ce p’tit chat et son bonnet qui tapissent le mur « meilleures ventes poche» de la librairie. Si le bonnet péruvien a bien sa place dans le roman, celle du chat est bien moindre ;). Dans tous les cas, ces deux éléments sont loin d’être le point central de cette jolie histoire avalée en quelques heures. Julie rêve d’être une super espionne, de plaquer son boulot, et bien d’autres choses encore. Et au fil des pages, elle réalise tous ses rêves, et bien plus. Julie est sincère, entière, un peu fofolle et complètement accro, ses copines aussi et on s’intègre vite à la bande !

On est vite accro à l’histoire de Julie, d’autant plus quand on se rend compte que rien ne l’arrête et qu’elle est prête à tout pour arriver à ses fins, oui vraiment tout ! Je n’en dirai pas plus J Les autres personnages ne sont pas en reste, et on rentre vite dans la vie de ce quartier chaleureux où tout le monde il n’est pas beau, tout le monde il n’est pas gentil mais ou l’entraide est belle et bien présente. Au fil des pages, Julie va se trouver un nouveau travail, un amoureux, une grand-mère et pleins d’amis.

Un livre, qui comme beaucoup de ceux que je lis en ce moment, fait du bien, donne le sourire et se lit très facilement ! Reste à espérer que l’autre petit chat de Gilles Legardinier sera aussi bien !

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Gatsby le magnifique – Francis Scott Fitzgerald

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Je suis comme tout le monde, cela fait des années que j’entends parler de Gatsby le Magnifique de F.S. Fitzgerald. Et je suis comme tout le monde, j’attends qu’il sorte au cinéma pour le lire (parce que je ne pourrais plus le lire après, vous commencez à le savoir !). Mais comme je ne suis pas tout à fait comme tout le monde, eh bien je n’ai pas aimé ce « chef d’œuvre de la littérature américaine ».

L’histoire se passe au début des années 20. Nick, le narrateur, vient d’arriver à New York où il est courtier. Il décide de s’installer à West Egg, un quartier de Long Island, juste à côté de la maison d’un certain Gatsby. Cet homme est riche à millions, organise des soirées tous les jours dans son grand pavillon. En réalité, Gatsby ne cherche pas à impressionner la terre entière, mais simplement à reconquérir Daisy Buchanan, un amour de jeunesse qu’il n’a jamais oublié !

Je n’ai pas aimé parce qu’il ne se passe rien, en tout cas au début… Durant les 50 premières pages, le nom de Gatsby est évoqué seulement une ou deux fois, sans qu’on en sache plus… Ensuite, on commence à comprendre, qui est cet homme, ses objectifs, mais sans grand enthousiasme. Et puis d’un coup tout s’accélère dans les 15 dernières pages, et finalement, la fin m’a déçue aussi car ces 15 pages ont déclenchées beaucoup de questions qui restent sans réponse.

Fitzgerald nous dépeint une Amérique riche, bourgeoise, frivole des années folles. Mais je n’ai pas retrouvé l’ambiance joyeuse et dynamique de cette période. Au contraire le rythme est lent, alourdit par une ambiance permanente de chaleur poussiéreuse qui semble empêcher tout mouvement, mais également toute réflexion constructive. (Mais pas de s’enfiler des bouteilles de Whisky !)

Nick est en couple sans l’être, Daisy ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, Gatbsy n’est pas toujours aussi sûr de lui qu’il n’y paraît et Tom (le mari de Daisy) est un être ignoble qui craint de perdre le même jour sa femme et sa maîtresse…

Suite à cette lecture, je ne suis pas sûre que j’irai voir le film, je crains de m’ennuyer autant que pendant ma lecture du livre… je vous mets quand même la bande annonce, il sort aujourd’hui, au festival de Cannes et dans les salles.

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