Je peux très bien me passer de toi – Marie Vareille

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Chloé, citadine dans l’âme et dans le cœur multiplie les histoires d’amour catastrophiques (ben quoi, où elle le problème de retomber régulièrement dans les bras de son ex alors que celui-ci se marie très prochainement ?). Constance, est tout l’inverse, très introvertie, fascinée par l’univers de Jane Austen et à la recherche de son M. Darcy. Un jour, elles concluent un pacte. Chloé devra s’exiler en pleine campagne bordelaise avec l’interdiction d’approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.

De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

 Le problème de ce livre ? Son titre ! Il vous laisse un petit air insistant dans la tête… Pour éviter que ce phénomène dure, faites comme moi : je l’ai lu en 3h, un soir où un café pris à 21h avait fait fuir toute sensation de sommeil de mon corps ! en même temps il est très facile de se laisser emporter par ce roman et par l’écriture de Marie Vareille.

Les deux héroïnes se relaient la parole : Constance à travers un journal très personnel, Chloé, de manière naturelle et plus « sauvage ». Elles sont entourées de nombreux personnages secondaires au grand cœur, notamment la famille de Constance qui accueille Chloé lors de sa « retraite » dans le Sud-Ouest.

Une comédie romantique que je vous conseille de lire cet été, que ce soit à la plage ou dans les transports qui vous mèneront au boulot, Marie Vareille est déjà surnommée par certains la Sophie Kinsella française, une référence chick lit qui ne doit pas vous arrêter !

Les éditions Charleston publient de plus en plus d’auteures françaises et c’est une réussite !

Vous pouvez également découvrir la rencontre entre Constance et Chloé dans Chloé, Constance et Jane Austen (disponible gratuitement sur le site des editions Charleston

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After – Anna Todd

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After, c’est l’histoire de Theresa, alias Tessa, Tess ou Tessie, une jeune femme de tout juste 18 ans qui réalise le vœu le plus cher à ses yeux et ainsi qu’à ceux de sa mère : elle entre à WCU, l’université de l’Etat de Washington. Alors qu’elle aime tout contrôler, sa patience est mise à rude épreuve dés le premier jour lorsque, accompagné de sa mère et de Noah, son petit ami, elle rencontre sa future coloc, une jeune femme tatouée de partout et plutôt punk et ses amis qui lui font mauvaise impression (et je ne vous parle pas de la réaction horrifiée de sa mère). Bientôt, Hardin, le plus mauvais des garçons de la bande lui fait perdre tout contrôle sur sa vie.

J’ai découvert cette saga par l’intermédiaire de ma meilleure amie et bien sûr à travers toutes les pubs qu’on peut voir dans les rues, et qui ne disent rien sur le roman ! Je ne vais pas y aller par 4 chemin, ce n’est pas le roman de l’année, et pourtant comme un bon nombre de fans, je n’arrive pas à lâcher ces 2 héros.

L’histoire est simple : quand l’un se rapproche, c’est l’autre qui part et quand l’une revient, c’est l’autre qui s’éloigne… Je t’aime, moi non plus… Et ca fait 3 tomes soit 1500 pages que ça dure ! Courage, il ne me reste plus que 2 tomes.
A vrai dire, je ne sais pas dire ce qui me donne envie de continuer, si ce n’est que je me suis accroché à ces deux personnages et leur entourage. Sur le tome 1 , je ne vous gâche pas l’histoire en vous disant qu’Hardin initie Tessa aux joies du sexe de façon très explicite et détaillées ( à ne pas mettre entre toutes les mains donc ! ). Malheureusement, ensuite, ils se disputent plus souvent qu’ils ne se réconcilient sur l’oreiller !

A partir du tome 2, le récit alterne, de façon non régulière, entre le point de vue de Tessa et celui d’Hardin (je ne me ferai jamais à ce prénom, et décidément je me dis que les romans américains et leurs prénoms bizarre ce n’est pas mon fort) et c’est plutôt agréable de ne plus avoir uniquement le point de vue de Tessa et cela permet de donner un peu plus de fond au personnage d’Hardin. J’aurai apprécié d’avoir également de temps en temps le point de vue de Landon, le meilleur ami de Tessa.

Je m’aventure rarement à juger l’écriture (car je suis bien incapable d’écrire une histoire de plus de 2 pages alors imaginez 3000) mais là ça gâche quand même pas mal le plaisir. Je ne sais pas si c’est la traduction ou l’écriture initiale mais il y a pas mal de faute de raccord dans l’histoire, notamment quand Tessa, du haut de ses 19 ans, est en coup mineure et un coup majeure (c’est ce qui me laisse penser que c’est plutôt à la traduction qu’il y a eu quelques couacs).

Allez, j’y retourne ! Et vous, vous avez accroché ?

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Edit : pendant une discussion sur Twitter on m’a demandé si l’influence de la fanfiction, de Wattpad et de l’écriture sur smartphone était forte. Je dois bien avoué que je ne m’étais pas renseignée plus que ça sur le phénomène After. Après des recherches, il s’avère qu’Anna Todd s’est inspiré d’un membre du groupe 1D (quewa ?! vous connaissez pas ? tentez de taper 1D sur Twitter, vous allez vite fuir !) et qu’elle écrivait un chapitre par jour sur Wattpad, une plateforme d’autopublication. Il semblerait également que ses lecteurs lui conseillait telle ou telle aventure pour ses héros.

Du coup, ce que je peux en dire, c’est que l’influence de l’écriture sur smartphone est pour moi bien adapté car c’est le support sur lequel je le lis (oui du coup ca fait plutôt 10000 pages chez moi 😉 et l’enchaînement des chapitres courts (une dizaine de pages chacun), c’est pratique quand on lit sur le chemin du travail ou en attendant le début d’une réunion 😉
Concernant l’influence des fans, je pense que, contrairement à ce que j’ai dit plus haut au sujet de la traduction, cela a également un impact sur les incohérences dans l’histoire et le fait que ce soit parfois un peu décousu !

Pour en savoir plus sur le phénomène After, un article du Figaro : After, le phénomène littéraire téléchargé un milliard de fois

Pour en savoir plus sur Wattpad, un article de l’Obs : « Je hurla de plaisir » : on est allé sur Wattpad, l’Instagram des livres

La cour des grandes – Adèle Bréau

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La cour des grandes, c’est l’histoire de 4 femmes, Mathilde, Alice, Lucie et Eva, amies d’enfance et qui ont traversé plusieurs périodes de leur vie et sont devenues adultes sans vraiment y faire attention. A l’approche de la quarantaine, nous partageons une année avec elles. L’une divorce tandis que l’autre se remet avec son ex, la troisième accouche de son 3ème enfant tandis que la 4ème enchaîne les traitements pour améliorer sa fertilité, sans succès.

Je ne vais pas vous le cacher, on est là dans un vrai roman « desperate housewifes » avec 4 héroïnes qui décrivent, avec ou sans complexe, la gestion des enfants, leur vie au boulot et leurs ébats sexuels.
Au départ j’ai eu un peu de mal à différencier les 4 filles, mais finalement chacune à sa personnalité et sa vie bien différente de celles des autres. Mathilde est une working girl qui aimerait bien que son mari chômeur s’occupe un peu plus des enfants, Alice est chef dans un restaurant reconnu et a une ado, Lucie est mère de famille nombreuse, propriétaire d’une boutique pour enfants et toujours tirée à quatre épingle et enfin Eva est journaliste, désespérée et prête à tout pour tomber enceinte.

J’ai surtout choisi ce livre pour la couverture et le titre que j’ai trouvé très attirants et finalement, je n’ai pas été déçue par ce choix. Bien qu’il y ait quelques longueurs, elles sont palliées par le fait que les changements de parties font avancer l’histoire de quelques semaines et j’ai été triste d’arriver au bout de cette année, sans lus avoir de nouvelle de mes nouvelles amies imaginaires !

Je reviendrai sans doute vous parler prochainement de la suite qui vient de sortir et que j’aimerai bien lire : Les jeux de garçons où l’on pourra découvrir le point de vue des amants/ex/maris de ces dames ! (publié chez Lattes également)

PS : En ce moment, je tiens le rythme d’un livre par weekend mais pas celui de la chronique qui suit ! En voici une première, en espérant que d’autres pourront suivre rapidement (mais comme je suis à flux tendu, ça dépend de ma vitesse de lecture et de l’épaisseur du livre !)