L’analphabète qui savait compter – Jonas Jonasson

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Pendant ma période d’absence ici, j’ai lu Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson. Vous avez sans doute vu dans les rues l’affiche de ce papi en pyjama rose qui partait au ski ou à la plage. J’avais trouvé ce livre très drôle (et l’adaptation cinématographique très réussie bien que courte par rapport au livre). C’est donc avec enthousiasme que je me suis lancée dans le nouveau roman de Jonas Jonasson : L’analphabète qui savait compter lors de sa sortie en poche.

L’analphabète qui savait compter, c’est Nombeko, une jeune fille Sud Africaine qui nettoie les latrines de Soweto, le bidonville de Johannesburg et qui décide de les sortir de là, elle, sa faculté pour compter et sa paire de ciseaux. Malheureusement, elle ne va pas bien loin et se retrouve femme de ménage pour un ingénieur nucléaire, en compagnie de 3 sœurs chinoises spécialisées dans la fabrication de véritable oies de la dynastie Han. Quand elle parvient enfin à s’échapper, c’est pour se rendre en Suède où elle rencontrera entre autres deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque.

Dans Le Vieux, on suit deux histoires en parallèle : l’intrigue actuelle et ses périples anciens à travers le monde. Ici, si deux histoires sont racontées en alternance au départ, elles finissent par se rejoindre. Du coup, la première partie est très rythmée mais ensuite l’histoire s’essouffle un peu. Non pas par manque d’action mais plutôt par manque de suspens : la suite de l’histoire arrive tout de suite et non 30 pages plus tard.

J’ai trouvé la première partie très drôle – jusqu’à l’arrivée de Nombeko en Suède. Ensuite, même si les situations incongrues et les coïncidences se multiplient, j’ai trouvé l’histoire agréable à lire mais je n’ai pas beaucoup rit, j’ai sans doute esquissé quelques sourires tout de même. Par contre les 100 dernières pages sont vraiment à ne pas manquer, notamment car on y découvre comment Nombeko et ses amis parviennent enfin à se débarrasser du « problème » de 3 megatonnes qui les encombre !

Mon mari dirait, « t’es vache, une fois que tu l’as commencé, tu l’as plus lâché ce livre ! » Et il aurait raison ! Parce que je me suis attachée à Nombeko et Holger 2, parce que j’ai détesté Holger 1 et Célestine, parce que je me suis souvent demandé « comment ca va finir ? » Et puis à la fin, je me suis dit, tiens, il faudrait que je relise le début, car j’ai loupé des « trucs » !

En fait, je pense que c’est un livre à lire avant Le vieux ou en tout cas surtout pas juste après car on ne l’apprécie pas à sa juste valeur mais ça devrait faire encore un bon film si quelqu’un l’adapte ;)

Une petite citation pour la route : « Henrietta voulait des enfants, de préférence autant que possible. Sur le fond, Ingmar trouvait que c’était une bonne idée, pour la principale raison qu’il appréciait le processus de fabrication. »

13 à table – Ouvrage collectif

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J’avais fait un court article pour annoncer mon retour dans l’après-midi, mais les voies impénétrables de l’internet en ont décidé autrement ! Ne cherchez pas cet article, il a disparu ! Puisque cet ainsi, j’attaque directement avec une chronique ! Après un an d’absence je ne vous garantis ni la qualité ni la date de la prochaine !

Je n’ai pas lu beaucoup de livres pendant cette année (du moins pas des ouvrages très littéraires) et la plupart d’entre eux étaient des Charleston. Je remercie d’ailleurs Elise pour son soutien sans faille et ses envois réguliers malgré l’absence d’article en retour ! J’essaierai de chroniquer prochainement quelques unes de ces lectures. Mais pour la reprise j’ai choisi ma dernière lecture en date, qui fait beaucoup parler d’elle en ce froid mois de décembre : le recueil de nouvelles 13 à table !

13 à table ! c’est un ouvrage collectif, écrit par 13 des plus célèbres auteurs français actuels sur le thème du repas : Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, Marc Levy, Guillaume Musso ou encore Bernard Werber. Il s’agit d’une oeuvre caritative éditée par POCKET et à seulement 5€ mais dont les recettes sont entièrement reversés : 1 livre acheté = 3 repas distribués aux Restos du Cœur. Un bon moyen d’assouvir votre soif de lecture tout en permettant à des personnes dans le besoin d’avoir un repas. D’autant qu’il y en a pour tous les goûts avec du thriller, de la comédie romantique ou des réunions de familles.

Vous le savez peut-être, les nouvelles, c’est pas spécialement mon truc parce que j’ai toujours l’impression que ça finit trop vite. A peine le temps de faire connaissance avec le personne que, PAF, il faut le quitter pour un autre. Cette impression, je l’ai ressentie sur quelques une des histoires mais pas toutes. Certaines comme La part de Reine d’Eric-Emmanuel Schmitt sont un peu plus longues (une trentaine de page au lieu d’une vingtaine) et rondement menées. Par contre, je n’ai pas toujours compris le lien avec le repas, notamment celle de Marc Levy, Dissemblance.

En bref, vous passerez sans doute un bon moment, vous faites une bonne action et c’est l’occasion de découvrir l’univers d’auteurs qu’on ne connait pas forcément. Je trouve que ça donne un bon aperçu du style de chacun.logo

Petites scènes capitales – Sylvie Germain

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Comme je l’avais promis, je reviens vous faire un petit coucou pour ma chronique des Matchs de la Rentrée Littéraire. Comme j’ai toujours autant de mal à lire, je suis pile dans les temps…

Petites scènes capitales, c’est l’histoire de Lili, depuis ses 5 ans. Lili c’est Liliane, à moins que ce soit Barbara, elle ne comprends pas bien. Ces scènes capitales, elles sont au nombre de 49, ce sont des moments forts qui ont marqué sa vie. Ces moments, ils concernent son père, sa grand-mère, sa belle-mère et tous ses enfants. Ces moments sont souvent liés à la disparition, temporaire ou définitives des uns et des autres.

C’est un beau texte même si le style de l’auteur est un peu trop narratif pour moi. C’est un livre très descriptif mais l’histoire n’est pas difficile à suivre car les personnages sont peu nombreux. On pourrait penser que le fait de passer d’une scène à l’autre, sans fil conducteur perde l’auteur mais ce ne fut jamais le cas, on comprend rapidement où on est, avec qui et a peu près combien de temps après la scène précédente. C’est un livre plein de questionnements sur les familles recomposées, sur la place des enfants dans celles-ci et plus précisément des questionnements sur la vie de Lili, sur le pourquoi de la disparition de sa mère puis des autres.

Ce n’est pas quelque chose que je fais habituellement mais pour les matchs de la rentrée littéraire je dois mettre une note alors je dirais 13/20 parce que le personnage de Lili est attachant mais que cela ne m’a pas donné envie de plonger plus en avant dans l’univers de l’auteur.

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