La Colline aux esclaves – Kathleen Grissom

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La famille de Lavania a voulu immigrer d’Irlande jusqu’en Amérique mais ses 2 parents sont morts dans la traversée. Orpheline, elle est recueillie par le capitaine du bateau qui l’envoie comme esclave dans sa plantation. C’est Belle, une jeune femme au passé douloureux et Mama Mae qui la prennent sous leur aile. Mais Lavinia est blanche dans un milieu noir et en grandissant elle peine a trouver sa place entre les deux communautés. La Colline aux esclaves est le récit croisé de Belle et surtout de Lavinia a travers une sorte de journal qu’elles tiennent.

Il m’a fallut plusieurs tentatives pour entrer dans ce roman. A la première, je n’ai lu que le prologue. J’ai vu qu’il se déroulait 20 ans après le chapitre 1, ça m’a dérouté, j’ai refermé ! (oui, il m’en faut peu !). A la deuxième tentative, j’ai attaqué directement pas le premier chapitre et me suis dit qu’il y avait trop de personnage, que je ne comprenais pas qui était qui,… j’ai refermé ! (hum…) La troisième fut la bonne ! J’avais enfin plus de temps à accorder à ce roman et ait pu m’y plonger plus de 5 minutes (ça aide) ! Ce qui a du bon avec les vacances à la neige où il ne fait que neiger, c’est que tu as plein de temps pour lire blottie sous la couette devant la cheminée avec un bon chocolat chaud maison ! J’ai donc finalement adopter les personnages, compris, non sans difficultés, qui étaient les enfants, les parents, les gentils et les méchants, les habitants de la dépendance et ceux de la grande maison. (Note à l’éditeur, un arbre généalogique ne serait pas du luxe ;))

Par la suite, j’ai eu du mal à… poser le livre ! Le rythme de l’histoire est rapidement avec des chapitres courts et une alternance entre les récits de Belle et Lavinia très rapide. L’alternance des chapitres est bien régulière, sans faux pas. On ne se pose donc jamais la question de qui est le personnage qui raconte, d’autant qu’elles ont un style d’écriture très différente l’une de l’autre. Cependant, dans la seconde partie, Belle n’a plus vraiment sa place et n’est plus évoquée que peu souvent ce que j’ai trouvé dommage. J’aurai bien aimé que sa vision des choses soit plus développée.

Cette histoire est probablement très proche d’une cruauté des blancs envers les noirs qui étaient loin d’être extraordinaire à cette époque dans cette région. Beaucoup de faits de maltraitance ne sont que suggérés mais la cruauté et le pouvoir des blancs sur les noirs sont très présents et pesants.
Si certains passages narrent des moments heureux dans la vie de nos héros, le malheur les rattrape bien trop souvent et régulièrement. Toujours au détriment des noirs et au profit des blancs.

Finalement, cette histoire m’a vraiment touchée (j’ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises).Je me suis tellement plongé dans l’histoire qu’elle m’a empêché de dormir et que j’ai écrit pratiquement l’intégralité  de cette chronique,à 23h30 le jour où je l’ai fini, sur mon téléphone et cachée sous ma couette pour ne pas réveiller mon mari qui dormait !

Merci à Elise et aux Editions Charleston pour l’envoi du livre et félicitations à elles qui ont dépassé les 100 000 exemplaires vendus avec cet ouvrage !

Dangerous perfection – Abbi Glines

En janvier, les éditions Jean-Claude Lattes ont lancé une nouvelle collection qui porte le nom d’&moi, des livres 100% romance, 100% plaisir et qui promet un nouveau livre par mois.

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Le premier titre de cette collection Dangerous Perfection d’Abbi Glines. Un roman de la série Rosemary Beach dont les droits français ont été acquis par plusieurs éditeurs différents mais qui est composée de plusieurs mini-séries. Un peu compliqué tout ça mais en bref, vous pouvez lire sans souci Dangerous Perfection et le tome 2 qui sont les seuls à traiter de Della et Woods.

Della est une jeune fille ayant vécu une enfance particulièrement difficile qui provoque chez elle des cauchemars quasi-quotidiens. Pour tenter de se sortir de cela, et sur les conseils de sa meilleure amie, elle entreprend un voyage initiatique sous forme de road trip à travers les Etats-Unis. Alors qu’elle n’est partie que depuis quelques heures, elle se retrouve désemparée devant une pompe à essence, incapable de faire le plein.

Woods, qui tente de trouver sa place dans l’entreprise familiale,  lui propose de faire le plein, et plus si affinités…

Dans cette histoire d’amour qui tente de trouver sa place malgré les obstacles surgissant du passé et devant faire face à des personnes pas toujours bien intentionnées. L’histoire entre Della et Woods est passionnée et ponctuée par des passages torrides qui mettent en émoi. La collection porte bien son nom ! Ce livre reste tout de même une romance avec quelques passages érotiques. Rien à voir avec (a priori puisque je ne les ai pas lu) avec Cinquante Nuances de Grey édité lui aussi par JC Lattes.

J’ai trouvé ce roman très agréable à lire malgré les noms un peu spéciaux des personnages ! Par ailleurs, je trouve un peu dommage de mettre un titre en Anglais mais qui n’est pas le titre original (Twisted Perfection)… Cette erreur est « réparée » avec le tome 2 de la série qui porte même titre en français et en anglais : Simple Perfection.

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Concernant la collection &moi, le programme prévu pour les prochains mois est le suivant (on est plutôt sur de la littérature Young Adult) : 2 autres romans d’Abbi Glines (mini série Chance, toujours dans la série Rosemary Beach), la série Stage Dive de Kylie Scott (4 romans) ou encore Virgin & Bitch de Radhika Shanghani. Et tout cela, au prix de 12,50 €.

Je vous laisse, je vais lire la suite devant la cheminée, en attendant que la neige cesse enfin de tomber ! ;)

PS : ces romans seront à gagner prochainement chez Vendredilecture !

L’analphabète qui savait compter – Jonas Jonasson

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Pendant ma période d’absence ici, j’ai lu Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson. Vous avez sans doute vu dans les rues l’affiche de ce papi en pyjama rose qui partait au ski ou à la plage. J’avais trouvé ce livre très drôle (et l’adaptation cinématographique très réussie bien que courte par rapport au livre). C’est donc avec enthousiasme que je me suis lancée dans le nouveau roman de Jonas Jonasson : L’analphabète qui savait compter lors de sa sortie en poche.

L’analphabète qui savait compter, c’est Nombeko, une jeune fille Sud Africaine qui nettoie les latrines de Soweto, le bidonville de Johannesburg et qui décide de les sortir de là, elle, sa faculté pour compter et sa paire de ciseaux. Malheureusement, elle ne va pas bien loin et se retrouve femme de ménage pour un ingénieur nucléaire, en compagnie de 3 sœurs chinoises spécialisées dans la fabrication de véritable oies de la dynastie Han. Quand elle parvient enfin à s’échapper, c’est pour se rendre en Suède où elle rencontrera entre autres deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque.

Dans Le Vieux, on suit deux histoires en parallèle : l’intrigue actuelle et ses périples anciens à travers le monde. Ici, si deux histoires sont racontées en alternance au départ, elles finissent par se rejoindre. Du coup, la première partie est très rythmée mais ensuite l’histoire s’essouffle un peu. Non pas par manque d’action mais plutôt par manque de suspens : la suite de l’histoire arrive tout de suite et non 30 pages plus tard.

J’ai trouvé la première partie très drôle – jusqu’à l’arrivée de Nombeko en Suède. Ensuite, même si les situations incongrues et les coïncidences se multiplient, j’ai trouvé l’histoire agréable à lire mais je n’ai pas beaucoup rit, j’ai sans doute esquissé quelques sourires tout de même. Par contre les 100 dernières pages sont vraiment à ne pas manquer, notamment car on y découvre comment Nombeko et ses amis parviennent enfin à se débarrasser du « problème » de 3 megatonnes qui les encombre !

Mon mari dirait, « t’es vache, une fois que tu l’as commencé, tu l’as plus lâché ce livre ! » Et il aurait raison ! Parce que je me suis attachée à Nombeko et Holger 2, parce que j’ai détesté Holger 1 et Célestine, parce que je me suis souvent demandé « comment ca va finir ? » Et puis à la fin, je me suis dit, tiens, il faudrait que je relise le début, car j’ai loupé des « trucs » !

En fait, je pense que c’est un livre à lire avant Le vieux ou en tout cas surtout pas juste après car on ne l’apprécie pas à sa juste valeur mais ça devrait faire encore un bon film si quelqu’un l’adapte ;)

Une petite citation pour la route : « Henrietta voulait des enfants, de préférence autant que possible. Sur le fond, Ingmar trouvait que c’était une bonne idée, pour la principale raison qu’il appréciait le processus de fabrication. »