Nous irons tous à Avignon

Tout le mois de juillet, en Avignon, le théâtre des Halles accueillera une pièce que j’ai coécrite durant l’hiver avec Émile Brami, à partir de textes de Marcel Proust et Louis-Ferdinand Céline, et qui sera mise en scène dans la chapelle Sainte Claire par Ivan Morane.

Publié dans Non classé | 2 commentaires

Mutabilité

On voudrait faire de l’écrivain, un journaliste, un sociologue, prompt à pourfendre les travers de notre société. Le monde comme il va m’intéresse en tant que citoyen, puisque j’y vis, mais je ne vois pas l’intérêt de consacrer toute mon attention à quelque chose dont la mutabilité extrême fait qu’il aura de nouveau changé avant que j’ai fini de le décrire, si tant est qu’une telle entreprise soit possible. En tant qu’écrivain, je m’intéresse beaucoup plus à la nature profonde de l’être humain et me sens par conséquent plus proche de Stendhal ou de Dostoïevski que de Michel Houellebecq. En définitive, Je m’intéresse à ce qui ne change pas. Traitez-moi de vieux con si ça vous chante…

Publié dans Paraphernalia | Un commentaire

ORTF

Retrouvez-moi, ainsi que 119 autres auteurs (il y aura du beau monde !), à la première « Fête du livre« , organisée par le groupe Radio France, le samedi 26 novembre à partir de 14H00, à la maison de la radio.

Publié dans Paraphernalia | Laisser un commentaire

Laurier sauce

Je me demande, subitement. à quoi cela rime-t-il de donner le prix Goncourt à un premier roman, alors que l’académie éponyme décerne également un prix Goncourt du premier roman ? Mais, je me pose sans doute trop de questions…

Publié dans Paraphernalia | Un commentaire

à l’air livre

Interview et critique sur le tout nouveau site littéraire de la ville de Paris.

Publié dans Paraphernalia | 2 commentaires

Le ver est dans la pomme

Un jeune homme vient de majorer les concours de Normale Sup’ et d’HEC simultanément. Lorsqu’on lui demanda ce qu’il souhaitait faire dans la vie, il répondit qu’il rêvait d’intégrer un cabinet ministériel.

Rarement, une simple anecdote glanée à la radio aura eu plus de signification concernant la société contemporaine. Qu’à dix-neuf ans, doué d’une intelligence très supérieure, alors que toutes les possibilités s’offrent à soi, on puisse en réalité rêver d’une carrière de rond de cuir, quand bien même de luxe, me laisse pantois. C’est le système tout entier qui produit du conformisme, bride les élans, décourage l’innovation et le risque. Peu importe que notre pays engendre de véritables talents. On s’en servira pour écrire des rapports.

Dormez tranquilles braves gens. Les Américains ont eu Steve Jobs, mais nous, Français, nous aurons des hauts fonctionnaires.

Publié dans Paraphernalia | Laisser un commentaire

Dans la ligne

J‘ai beaucoup de mal à comprendre ce dégoût de la linéarité chez mes contemporains qui se piquent de critique littéraire. Lorsque je lis un livre, je m’attache surtout à ce que l’on me dit et tente ensuite de percevoir le lien, pour moi consubstantiel, entre le fond et la forme. Peu m’importe que le récit soit linéaire, ou tarabiscoté, du moment que cette nature ait du sens. D’aucun s’imaginent réinventer la roue chaque fois qu’ils couchent une phrase, découvrir des retranchements inconnus à la forme romanesque, mais il y a déjà eu Joyce et Faulkner. C’était il y a cent ans ! L’originalité comme unique credo m’ennuie (je l’ai déjà dit…dans un livre). Cette linéarité décriée n’est qu’un outil, rien de plus. Lorsque je fabrique une étagère, on ne me demande pas quel marteau j’ai utilisé. Je change d’ailleurs de modèle en fonction de mon objectif. Le reste confine à l’idéologie.

(photo par Robert Franck)

Publié dans Paraphernalia | Laisser un commentaire

Bienvenu dans l’Himalaya

Je discutais avec quelqu’un d’éminent, plongé dans l’ombre de l’éminence et comme égaré dans les ténèbres environnants par la densité même du personnage. Celui-ci me contait ses malheurs, ses troubles éditoriaux, car l’altitude, semble-t-il, ne réduit jamais ce genre d’embarras, comme elle réduit pourtant la quantité d’oxygène disponible. Il avait soumis à son éditeur, un massif encore plus élevé que lui, l’idée d’un livre qui lui tenait à cœur, la biographie d’un auteur, tombé en désuétude aussi bien que génial. J’étais tout ouïe. Soudain, la grandeur fit place à l’inquiétude. L’éditeur en question, plongé dans le silence depuis déjà des semaines, n’allait-il pas tout simplement lui piquer son idée ? Stupeur !

Je repense à cette scène aujourd’hui. Non pas que le roman soit pour moi le chemin du roi, mais aussi décrié soit-il, foulé au pied par l’intelligentsia, un roman est tout de même un univers en petit, une agate pleine de reflets du monde et de détails colorés. Que la biographie d’un auteur mort puisse apparaître comme une idée nouvelle, originale, digne d’être volée pour en tirer ensuite tout le crédit me sidère. Sont-ce là les « idées » que l’on a quand on n’en a plus ?

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Des mots et merveilles

Je serai le premier et le 02 octobre au salon du livre de Gaillac.

Publié dans Paraphernalia | Laisser un commentaire

Plan B

Retrouvez-moi jeudi 1er septembre à 17H00 sur le Mouv‘, pour l’émission de Frédéric Bonnaud.

ajout du 06 septembre 2011 :

à réécouter ici.

Publié dans Paraphernalia | Laisser un commentaire