Mes espoirs de retour de H.J. Coudy: « Le bateau-refuge » de Robert Francis, prix Femina 1934

Mais qui peut bien se souvenir de Robert Francis, Pierre Godmé à l’état civil et ingénieur de son métier, qui dans sa courte vie (1909-1946) réussit à écrire une « Histoire d’une famille sous la Troisième République » dont le dernier tome, le Bateau-Refuge reçut le prix Femina en 1934, année agitée ? Nous n’avions jamais relevé mention de son nom jusqu’à trouver dans une grande librairie
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La logique du grain de sable : « Le Roman de François Villon » de Francis Carco, par Carl Aderhold

Montrer l’influence des ensablés, le plus souvent souterraine, sur les écrivains de leur génération ou des suivantes, tel est l’objectif de ces chroniques. Chacun d’eux a laissé une œuvre, un roman, une idée, ou même simplement une scène qui stimulera l’imagination d’autres artistes, tel Cendrars puisant dans Le mystérieux docteur Cornélius de Gustave Le Rouge, la matière poétique dont il se
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« Saute le temps » de Roger Rudigoz (1922-1996), sale temps pour un écrivain

Bien sûr, il y a le journal de Gide, le journal de Green, celui de Renard. Bien sûr. On les lit souvent comme une page d’histoire, on a le sentiment d’approcher le « grand » écrivain. On cherche le détail, ce qui nous fera comprendre des événements auxquels ils furent mêlés, et l’œuvre qui nous a tant marqués. Évidemment, s’il s’agit du journal d’un e
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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: « La garçonne » de Victor Margueritte, toujours d’actualité

Bien cher Hervé, Je travaille à mon prochain roman qui décrira un épisode de la guerre des sexes, de la lutte ouverte ou souterraine entre l’homme et la femme. Avant les difficultés de la rédaction, il y a les plaisirs de la recherche : je découvre, j’apprends, j’approfondis et je viens de lire La Garçonne, de Victor Magueritte (1866-1942). On pourrait classer Margueritte dans les Ensablés : il a b
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Chronique de Denis Gombert: Un jeune mort d’autrefois, Jean René Huguenin

J’avais consacré il y a quelques mois une chronique à La côte sauvage, un des plus beaux romans de la deuxième moitie du XXème ; beau parce que mystérieux, beau parce qu’inabouti, beau parce que, au cœur de la célébration de l’enfance et de l’amour défunt,  vient poindre  l’imminence du tragique. Jean-Réné Huguenin se tua en voiture  au mois de septembre 1962 à l’âge de 26 ans.  50 an
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Conseil de lecture d’un lecteur: « Crimes, amour et châtiments » de Nguyen Huy Thiêp

Xavier de Noblet est un fidèle de ce blogue. Récemment, il m’a envoyé un texte sur un livre récent, « Crimes, amour et châtiment » (éditions de l’Aube), peu connu, qui m’a paru intéressant. Merci à Xavier. Nguyen Huy Thiêp est un auteur vietnamien reconnu pour ses nouvelles au-delà même des frontières de l’Orient. Lorsque ces nouvelles nous parviennent, à nous
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« Bubu de Montparnasse » de Charles-Louis Philippe. La prostitution, la syphilis au début du XXème siècle

Charles-Louis Philippe a publié peu de romans, quatre ou cinq, mort trop jeune, lui aussi comme tant d’autres ensablés. Mais un titre a surnagé: « Bubu de Montparnasse », un titre qui fait sourire… Bubu, on imagine un type un peu bedonnant, à casquette, à la faconde parisienne. Brave type qui traîne dans les bistrots, chante, aime la vie; quelqu’un « qui ne s
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Chronique de Denis Gombert: « Bon pied, bon oeil » de Vailland, gros traits et pointe fine

Quelques années après leur action dans la Résistance, deux amis, François et Rodrigue, se retrouvent. Voici les héros qui soutenaient de Gaulle dans le premier opus de ce dyptique, Drôle de jeu, à nouveau l’un en face de l’autre dans Bon pied, bon œil. François, dit Lamballe, le plus mûr des deux hommes, personnage secret, mélancolique et intriguant, s’est retiré dans l’Aubrac pour faire de l’
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« Zoo ou l’assassin philanthrope »: une oeuvre ensablée de Vercors, par Elisabeth Guichard-Roche

Vercors Élisabeth Guichard-Roche est depuis le début une lectrice fidèle des « Ensablés ». Un de ses intérêts est (comme par hasard) de découvrir les auteurs oubliés. Récemment, elle m’a annoncé la découverte d’un livre de Vercors dont je n’avais jamais entendu parler. Il s’agit d’une pièce de théâtre inspiré de son roman « Les animaux dÃ
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Notes de voyage de Laurent Jouannaud. « Le cimetière marin » de Paul Valéry : la bêtise n’était pas son fort

tome 1 de la pléiade (qui comporte « charmes » Cher Hervé, Je lis régulièrement de la poésie… j’en ai besoin. Un poème est bref, ce qui oblige les poètes à une concentration stylistique : ils doivent encercler les choses. Le roman, au contraire, fait fonction de loupe : le romancier multiplie les détails. Concentrer ou agrandir, ces deux procédés s’opposent. Le roman raconte
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