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L’autre réalité d’un homme trompé

février 3rd, 2013

crédit : GILLES-BASSIGNAC-JDD-SIPA

La réalité est seulement ce que l’on veut en faire et il faudrait rassembler toutes les réalités possibles qui sortent de nos esprits pour en donner une image exhaustive.

Philippe Vilain, dès son premier livre, montre bien que la réalité est ce que nous  imaginons et il aime à aller plus loin : ses narrateurs inventent ainsi une autre réalité, qu’ils savent fictive, mais qui, à force, parvient à avoir aussi une existence propre

Reflet de lui-même, de ses interrogations, de ses obsessions : le narrateur, dans les romans de Philippe Vilain, est toujours le même homme même s’il change de nom, de situation professionnelle. Sa vie amoureuse varie aussi, comme si le narrateur jouait successivement les différents rôles de la Ronde de Schnitzler, mais en restant lui-même. On sait gré à Philippe Vilain de ne pas s’efforcer de donner une réalité sociale et professionnelle à son personnage, ici comptable chez Generali. Le monde de l’entreprise il le fantasme vaguement, considérant qu’il n’est qu’un décor pour la vraie vie, celle de l’âme. Lorsqu’il évoque la manie comptable de Pierre Grimaldi, c’est plus une déformation littéraire inspirée par les écrivains égotistes tentant de rationaliser leur vie sentimentale comme Constant et Stendhal. C’est un comptable rêveur.

L’intrigue de La Femme infidèle se résume en quelques mots : un homme, Pierre Grimaldi, découvre que sa femme le trompe en découvrant un sms sur son portable qu’elle a oublié. Il décide de ne rien dire mais il serait faux de penser qu’il ne fait rien. Il espionne sa femme et ses réactions, lui tend quelques petits pièges, se lançant dans des analyses, des théories qui s’enchaînent au fil des points virgules. Les meilleurs passages du roman sont les longs paragraphes de monologues intérieurs de Grimaldi, mêlant supputations et doutes sur l’autre et soi, réflexions subtiles sur les sentiments et les actes, la vie et ses complexités morales, petites maximes sur l’amour. Le plus intéressant chez Philippe Vilain est toujours ce qui sort de l’action stricto sensu. De ce roman, il aurait même pu n’en faire qu’un long monologue.

Le narrateur de Vilain vieillit doucement au fil de ses romans, occasion d’explorer de nouvelles formes de tourments amoureux. Il peut déjà dire, comme Stendhal, que l’amour est  la grande affaire de sa vie mais à la différence de Stendhal, les narrateurs de Philippe Vilain usent de l’amour pour se sentir vivre sans croire sérieusement à l’Amour et à sa durée. Le sentiment amoureux est davantage le prétexte à une aventure intérieure et une découverte, découverte sur soi. Au début de chaque histoire, la femme aimée n’est pas son genre ou inaccessible (trop belle, trop brillante comme dans l’Eté à Dresde ou Paris l’après-midi, trop fade ou trop vulgaire comme dans Faux père et Pas son genre). Tout commence par un malentendu et un fantasme, comme souvent dans la vie. Ici, Pierre Grimaldi a déjà rêvé sa future femme sans la connaître et la cristallisation est née d’une méprise.

Le narrateur chez Philippe Vilain s’examine, à la fois sans concession avec lui-même tout en justifiant ses manquements, ses défauts. Il puise une sorte d’énergie dans l’inaction, le mutisme. Indécision à la Benjamin Constant qui le rend, au bout du compte, beaucoup plus puissant, car c’est l’autre, la femme qui est obligée de se mettre en péril, de décider et donc de perdre. Les femmes aimées dans ses romans, ce sont depuis L’Ete à Dresde, la même femme qu’elle soit fiancée, petite amie, maîtresse ou épouse. Ce sont des personnages désirés, objet de fascination mais qui n’ont jamais une existence réelle même si l’auteur prend soin de décrire la couleur des yeux, des cheveux, les gestes, de détailler les tenues en indiquant marque de vêtements, maquillage, etc. C’est une image de la femme, toujours la même, obsédante. Le narrateur a beau dire qu’il connaît les femmes (pas un roman de Philippe Vilain sans un passage de rêverie à la manière de l’Homme qui aimait les femmes), cette connaissance est subjective, distancée par la fascination. On a toujours l’impression que le narrateur et les femmes sont séparés par une paroi de verre, une séparation à la fois dramatique et excitante. La paroi de verre permet aussi de voir et je crois qu’il n’y a pas non plus un roman de Philippe Vilain sans qu’à un moment donné au moins le narrateur ne se pose en voyeur (et dominateur, car le voyeur détient un pouvoir sur son objet).

Lorsqu’il découvre que sa femme le trompe, Pierre Grimaldi a le sentiment d’en être dépossédé. Mais j’ai été frappée qu’à l’exception de deux fois où les deux noms de famille sont accolés, Pierre Grimaldi appelle sa femme par son nom de jeune fille, Morgan Lorenz (le genre de prénom et nom qui font un peu pseudo et qui déréalise davantage encore cette infidèle) comme s’il ne la possédait pas, comme s’il ne lui avait pas vraiment donné son nom. La possession physique que Grimaldi évoque est illusoire, elle est à la portée de tous et tout aussi illusoire le plaisir qu’il lui procure, il en a conscience lorsqu’il se rend compte qu’il simule aussi. Dans Paris l’après-midi, le narrateur (cette fois l’amant) croyait également posséder Flore. Il évoquait leur complicité physique tout en devinant que celle-ci ne suffisait pas. La plupart du temps, Pierre Grimaldi appelle son épouse non par son prénom mais en disant « ma femme ». Par moment, cette appellation a des allures d’obsession, comme s’il voulait insister sur leur lien dont il perçoit cependant qu’il est fragile puisque cela n’empêche pas sa femme d’être aussi la femme d’une autre. Bien sûr, user du mot épouse aurait un côté un peu bcbg qui sonnerait faux et pourtant le mot « femme » comme synonyme alimente une sorte d’ambiguïté, car Morgan Lorenz, par son infidélité, n’est plus la femme de Pierre Grimaldi mais la femme qui vit à côté de lui.

Comme l’écrit Philippe Vilain, « la fidélité n’est pas la garantie d’aimer ». Il ne vient pas à Grimaldi l’idée de tromper sa femme pour se venger. Au début, il s’accroche même à leur couple, à leur souvenir. Il est fidèle lui et pourtant il cesse d’aimer.

Je n’ai pas lu ce roman comme le récit d’un homme trompé mais d’un homme qui se déprend.

Il n’est finalement pas tant trompé par sa femme que par sa vie, leur vie conjugale. Il la croyait heureuse alors qu’elle n’était que fade. Si Grimaldi a quelques réactions de jalousie, il est moins jaloux de l’amant que de sa femme qui a une autre existence dont il ignore tout. D’ailleurs, quand elle passe aux aveux, elle reconnaît que cet adultère est inexplicable, comme une aventure irrationnelle. Une échappée contre le quotidien.

L’infidélité a rappelé à Pierre Grimaldi que la vie est ailleurs que dans ce mariage stable.

L’infidélité lui rappelle également sa vraie nature. La complaisance avec laquelle il se laisse obnubiler par cette tromperie est une manière de s’échapper, d’être finalement aussi infidèle, plus cruellement et définitivement d’ailleurs. Grimaldi trompe sa femme avec ses rêveries, avec la mer, avec Naples… Cette femme qui lui semblait la compagne idéale, digne de confiance, digne d’être aimée, finalement lui devient de plus en plus étrangère et à la fin, encombrante. Comme dans les autres romans de Vilain, le narrateur se libère, cesse d’aimer celle qui l’a torturé parce la souffrance et la jalousie épuisent l’amour même le plus passionnel, après, de façon illusoire, l’avoir fait plus grand. « Je n’oublierai jamais le jour où j’appris que ma femme me trompait ». Cette phrase ouvre et ferme le roman. La première fois, on entre dans le drame intime d’un homme. La seconde, c’est une libération. Lorsqu’à Naples, Pierre Grimaldi sent qu’il ne peut renouer avec son passé, son premier voyage en Italie avec sa femme, il prend alors conscience pleinement qu’un ailleurs l’appelle. Une autre réalité qui se découvre à lui parce qu’il a changé.

Charles Bovary et Alexis Karénine sont des maris trompés, des personnages secondaires dont on sait peu de chose (surtout de Charles Bovary, car Tolstoï consacre beaucoup de pages à Karénine dont la cruauté peut certes se comprendre mais apparaît excessive contre la pauvre Anna). On pourrait aussi citer Swann mais Proust en fait un être si riche qu’il ne saurait se réduire à son rôle d’homme trahi par Odette. Il y a une autre figure d’homme trompé étonnante, celle décrite avec pertinence et intensité par Zweig dans La Peur. Peur d’une femme infidèle qui se croit découverte, peur face à un mari à la fois pervers et grand prince. Maupassant a aussi traité le personnage, sous différents angles… mais revenons en 2013.

Pierre Renoir dans le rôle de Charles Bovary dans l’adaptation du roman par Jean Renoir

Le narrateur de Philippe Vilain veut défendre ici ces Bovary et Karénine, « frères d’infortune », « des héros de l’inaction, rigoristes et moraux, dont l’absence de réaction me paraissait moins une faiblesse sentimentale qu’une force de caractère… » Malgré tout, même si Pierre Grimaldi est trompé, sa souffrance me semble moins grande que celle de l’amant de Paris l’après-midi qui lui aussi craignait, pensait être trompé par sa maîtresse. Moins grande et folle que celle du narrateur de l’Etreinte qui jalouse le nouveau compagnon de la femme qu’il a pourtant quittée. Ces deux hommes auraient moins de raison d’être jaloux et pourtant, ce sentiment les envahit de manière plus obsessionnelle et aiguë que chez Grimaldi.

Penser à l’infidélité de sa femme est pour Pierre Grimaldi une occupation de chaque instant, une passion qui le fait (enfin) exister. Il se délecte de son humiliation, de son espionnage, de ses petites perversités contre sa femme. Chez Philippe Vilain, on alimente ses souffrances amoureuses, car souffrir c’est exister alors que le bonheur devient vite un ennui, synonyme d’habitude. Quoi de plus terrible que l’ennui se demandaient déjà les romantiques ? Si Grimaldi se fait un film, se raconte une autre histoire dans l’histoire, une histoire faite de doutes, de supputations, d’héroïsme de mari trompé, c’est, sans en avoir conscience, pour cesser de s’ennuyer et donc cesser de sentir qu’il n’habite pas sa vie.

Sa solitude à la fin, solitude choisie, est plus intense que la compagnie de sa femme qu’il a rejetée impitoyablement.

Le roman en s’achevant est comme une fenêtre s’ouvrant sur la baie de Naples. Un retour vers les origines italiennes du narrateur, le début d’une autre existence à la fois rêvée et réelle.

 

La Femme infidèle, de Philippe Vilain, éditions Grasset

La coiffeuse et le professeur de philosophie

mai 31st, 2011

Depuis le Renoncement Philippe Vilain propose une sorte de thème et variation sur le séducteur. Le séducteur confronté à la maladie, à la mélancolie d’une femme mariée, à une paternité non désirée ou bien à une femme toute simple ordinaire, comme on en croise tous les jours. Cette femme se trouvait déjà dans le Renoncement et revient dans Pas son genre. Il s’est écoulé dix ans.

L’héroïne du Renoncement travaillait comme vendeuse dans un grand magasin parisien. L’étudiant intellectuel et oisif initiait sa maîtresse à la littérature, il lui faisait découvrir des auteurs qu’il aimait, notamment Pavese. Dans Pas son genre, la femme mûre est devenue une trentenaire divorcée avec un enfant. Le narrateur, lui, est plus âgé et sur certains détails ressemble moins à l’auteur lui-même. Dans Le Renoncement, le narrateur était un jeune homme en quête d’aventures. Premier volume comme un roman d’initiation puisque la femme sur laquelle il avait jeté son dévolu était plus âgée. Un roman dans le sillage de l’Adolphe de Benjamin Constant. Dans Pas son genre, le séducteur est un professeur de philo très parisien qui se retrouve nommé à Arras. Il n’a pas acquis une véritable maturité, mais il est plus cynique et par là plus résigné. Il décide de séduire une modeste coiffeuse appelée Jennifer, lectrice de journaux people, habitant un appartement dans la banlieue d’Arras, élevant seule son fils Kevin, rêvant de vacances dans un hôtel club.

La description que Philippe Vilain fait de Jennifer corsetée dans son tee-shirt moulant est cruelle, mais réaliste même si la description par l’accumulation peut faire cliché. Elle souligne le fossé entre cette jeune femme et le professeur de philosophie. Pourquoi François s’intéresse-t-il à Jennifer ? Pour tromper son ennui. Il n’a même pas le coup de foudre pour la coiffeuse puisqu’il prétend l’avoir choisie par hasard. C’est le séducteur indécis, qui feint de se laisser porter par les événements tout en gardant son libre arbitre. Une lâcheté face à la vie, une incapacité à aimer profondément. L’attitude peut paraître répugnante et méprisante. On peut aussi plaindre de tels hommes qui ne connaîtront jamais l’ivresse d’un sentiment amoureux complet corps et âme. En redoutant l’engagement amoureux, on reste prisonnier de sa petite personne.

La description que Philippe Vilain fait de François reste ambiguë, elle varie entre la condamnation et l’adhésion. Avec subtilité, dans les méandres de phrases longues, il ménage une distance entre lui et le narrateur. Il analyse les sentiments et les réflexions de François avec précision, suivant chaque variation de ses sentiments à l’égard de Jennifer sans jamais rien dire de définitif. L’indécision du narrateur est aussi celle de l’auteur devant sa créature. Un ressassement labyrinthique reflétant la complexité des sentiments, l’impossibilité peut-être de voir clair entre ce qu’on est et ce qu’on voudrait être, entre l’idéal et le scepticisme. L’indécision est aussi l’expression de l’ennui que Philippe Vilain a déjà longuement analysé. Un ennui viscéral synonyme de désenchantement.

Paradoxalement, Jennifer, scrutée comme si elle était dans une sorte de téléréalité, paraît plus vivante. Les phrases pour parler d’elle, de ses attitudes et de ses sentiments sont d’ailleurs plus courtes, plus précises.

Mais au-delà de son style, de son langage Jennifer est une femme seule, qui a été trahie par des hommes. Même des femmes élégantes ayant lu Pavese et Proust verront en Jennifer une sœur.

Le plaisir physique avec une femme peut être une fin en soi pour un homme surtout pour un intellectuel. Cela s’apparente à une récréation, à une plongée dans une réalité moins noble voire vulgaire mais que l’intellectuel traverse en touriste certain qu’il lui sera facile de reprendre sa place dans les hauteurs dès qu’il le voudra, rejetant d’emblée la possibilité d’être enchaîné par les sens. François s’amuse ainsi de la vulgarité verbale qui accompagne ses rapports physiques avec Jennifer, comme une sorte d’expérience exotique.

En lisant Pas son genre, j’ai songé également à l’Ennui de Moravia. Le narrateur de l’Ennui se prend de désir pour une femme qu’il méprise. C’est une fille toute simple qui n’a que l’intelligence du quotidien, dont les réflexions ne dépassent pas la logique domestique. Le narrateur, bourgeois cultivé, bientôt ne peut plus se passer d’elle, de son corps, de sa présence sensuelle au point d’être fou de jalousie à l’idée qu’un autre puisse la posséder. La jalousie devient pathologique. De la même façon, dans Pas son genre, François feint de ne pas être jaloux, feignant un amour supérieur, dégagé d’un tel sentiment. Mais comme dans les autres romans de Philippe Vilain, c’est au moment où la femme se refuse, au moment où elle agit librement, au moment où elle est peut-être infidèle que le narrateur se met à l’aimer avec folie. Un amour possessif, égocentrique. C’est ainsi que Philippe Vilain décrit la passion. La femme est une proie qui n’a d’intérêt que lorsqu’elle s’échappe. Lorsqu’elle se donne, elle perd son charme. Même la jolie femme riche et mal mariée de Paris l’après-midi finit par lasser le narrateur pauvre et d’origine modeste. Il célèbre son corps, il est flatté d’avoir été choisi comme amant avant que l’habitude devienne ennui. Philippe Vilain aime camper des amants très opposés pour en conclure que ces différences qui pimentent d’abord la relation n’empêchent pas l’ennui. François s’amuse ou se dégoûte de la personnalité et du mode de vie de Jennifer. Si elle lui avait été plus proche, il lui aurait reproché de trop lui ressembler. Dans tous les cas, la passion n’est condamnée à vivre que quelques mois. La façon dont Philippe Vilain donne quelques détails sur la saison fait bien sentir le temps qui passe fatalement sur le cœur du séducteur.

Dans tous les romans psychologiques, comme dans une tragédie, il y a un moment où l’intrigue bascule. Ici, c’est lorsque François essaye de cacher Jennifer à une collègue rencontrée dans la rue, lorsqu’il s’abstient de la présenter. Ce roman aurait pu s’intituler La Honte. Jennifer prend conscience que son petit ami ne l’aime pas. S’il l’avait aimé sincèrement, il aurait dépassé ses préjugés sociaux.

Dans tous les romans de Philippe Vilain, la femme convoitée puis séduite est jolie, souvent assez artificielle, à l’esprit plus pratique que philosophique. Mais chaque fois, c’est elle qui sort grandie de l’histoire. Le séducteur aime surtout l’amour lorsqu’il est seul car l’amour devient alors un synonyme de désir. C’est pourquoi il dit préférer l’amour à la solitude.

La femme aime un homme, dans une quête pathétique de tendresse et de complicité, prête à des efforts pour être au niveau de l’homme aimé, alors que rares sont les hommes ayant l’intelligence de se mettre au niveau de la femme aimée ou à s’intéresser à ce qui la passionne, au nom d’un orgueil masculin qui les prive d’un enrichissement et d’une complicité totale.

Dans tous les romans de Philippe Vilain, la femme n’est chaque fois ni tout à fait une autre ni tout à fait la même. Chaque fois pourtant, au fil du récit, elle devient émouvante jusqu’à atteindre le rang d’héroïne ayant le courage de prendre son destin en main même au prix de souffrance. Devant l’indécision du séducteur, elle agit. La petite coiffeuse d’Arras, par sa résolution finale, montre son courage, préférant partir plutôt que de s’humilier en vain et se voiler la face.

Jennifer aspire à un amour « sans prise de tête », avec le quotidien comme ciment. François rêve d’un idéal qu’il préfère considérer comme impossible afin de s’épargner effort, souffrance et déception. Ce qui les sépare, ce n’est pas tant les différences de niveaux social et intellectuel mais de conception de l’amour, des conceptions que ce roman nous invite à discuter…  jusqu’au bout de la nuit.

 

Pas son genre, de Philippe Vilain, éditions Grasset, 187 pages.

 

Ce roman fait partie des ouvrages sélectionnés pour le prix Rive Gauche de Paris,

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