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De la bonne croissance des bibliothèques au Canada
L'envie de lire n'a jamais été aussi forte, de même que le nombre de titulaires de cartes.
À l'époque d'Internet, ce genre de nouvelle réjouit le coeur des bibliothécaires. « Les gens disent que les bibliothèques sont en train de mourir à cause d'Internet, explique Beth Barlow, de la Surrey Public Library. Mais nous constatons une forte croissance des personnes qui prennent une carte de bibliothèque, ainsi qu'une augmentation de la circulation de nos fonds. »
À Surrey, entre 2005 et 2007, c'est +15 % de personnes, par exemple. Mais il est vrai que Toronto possède le plus fort taux d'établissements publics au monde par habitant, avec 1,2 million de titulaires pour 28,9 millions d'articles, dans 40 langues, qui circulent annuellement. Certaines comptent même des listes d'attente pour les inscriptions.
Des grèves à Vancouver
Pour Vancouver, la situation est différente, où l'on pâtit encore des grèves de travailleurs publics qui ont sévi. Alors qu'en 2006, 10 millions d'articles furent échangés, les relations se sont dégradées, constate Corinne Durston, la directrice des services jeunesse.Pourtant, on se tourne vers l'avenir : un autre établissement est prévu dans un complexe à One Kingsway. Et les crédits ont grappillé quelques deniers, en touchant 4,5 millions $ canadiens pour l'achat de livres. La traque commence, et tout particulièrement pour des livres de politique.
Engouement pour les livres vus à la télé
Autre signe : les recommandations données par Oprah Winfrey, ce fameux objectif annoncé par le SNE, lors d'une récente réunion. L'attrait du public pour ces best-sellers est évident, et le public réclame en masse ces ouvrages vus à la télé et conseillés par l'animatrice.
Les bibliothèques cherchent à toucher tous les membres de la communauté, de l'universitaire qui souhaite un policier, et peut-être sera attiré par un thriller. « La bibliothèque idéale ressemblerait à une libraire, parce que c'est le meilleur moyen de promouvoir le livre », explique Susan Caron, directrice de la gestion des collections de la bibliothèque publique de Toronto.
Alternative moins chère à la vie
Pour Beth Barlow, de Surrey, reste que les finances jouent beaucoup dans le choix d'un emprunt : « Lorsque les gens n'achètent pas, ils ont tendance à penser : 'Il y a une bibliothèque, je n'ai pas besoin de me procurer ce CD, je vais d'abord l'écouter en premier.' Ou encore : 'Nous ne pouvons pas aller à un spectacle de soir, mais la bibli offre des DVD'. »
Rédigé par , le mercredi 23 juillet 2008 à 17h22
Source : Canada
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